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des écoulements uréthraux, vaginaux, et une diarrhée. Mais nous n'analyserons pas plus complètement son mémoire, qui n’a que le mérite de l'originalité, car, depuis plus de douze ans qu’il a été écrit, pas une voix ne s’est élevée pour. le défendre, pas un travail n’a été publié pour le confirmer.
La’nnée 1883 voit imprimer deux mémoires approfondis,
l'un d'Eschbaum, l’autre de Sternberg, et quelques autres
travaux de valeur mais de moindre importance. . EscaBaumM (1), après avoir employé le procédé de Neisser,
le simplifie et le modifie : il laisse agir le colorant pendant
vingt à trente minutes, Sèche en passant trois fois la préparation dans la flamme d’une lampe à alcool, met ensuite quinze à vingt minutes dans une solution aqueuse de violet de gentiane (0,25 pour 100), et termine en lavant vingt secondes dans lalcool absolu, séchant et montant dans le baume.
Il trouve, par ce procédé, un microorganisme gros, ovale, rarement isolé, généralement accouplé. Le premier, il signale une encoche sur la face par laquelle se regardent deux microorganismes pour constituer le diplocoque, ainsi que l’aspect réfringent, l'éclat nacré de ce microbe qui forme parfois des amas de quatre à huit paires, mais jamais de chaïînettes. Le nombre varie selon la période des processus.
Avec Haab et Leistikow l’auteur localise le gonocoque dans l'intérieur des cellules : quand on en trouve hors des éléments cellulaires, c'est à la suite de la destruction de ces derniers.
G. STERNBERG (?) dessèche le pus sur une lame et le colore tout simplement avec une goutte d'encre violette; il lave à l’eau distillée et obtient ainsi une préparation en quelques
(1) Eschbaum, Deutsche med. Woch., p. 187, 1883, n° 60. (2) Sternberg, Med. News, p. 66 et 67, 1883, n° 64.
Lropre
minutes. Il aperçoit les leucocytes dont quelques-uns sont indemnes et d’autres bourrés de gonocoques. Les microbes sont sur ou dans les cellules: il ÿ en à un, deux, trois ou plus par élément.
En inoculant un bouillon stérilisé de tie ou de bœuf, l’auteur voit le liquide prendre rapidement une teinte laiteuse ; puis, les miéroorganismes, manquant bientôt de nourriture, meurent ettombent au fond du tube.de culture dont le bouillon redevient ainsi clairavecun précipité; les éléments conSer rent la même forme après une série de cultures.
Le gonocoque se distingue des microbes de la septicémie en ce que son bouillon de culture devient plus opaque et en ce qu'il ne forme jamais de chainettes mais se développe en diplocoque ou-en sarcine ; enfin le lapin, qui est sensible à l'infection septicémique, résiste au gonocoque.
L’inoculation a donné des résultats négatifs sur la conjonctive, l’urêthre et le vagin du chien et du lapin ; chez l’homme même résultat négatif: le sonocoque ne serait donc pas l’agent de la blennorrhagie et il faudrait le rapporter au m. ureæ (Cohn), car une goutte du liquide de 30° culture ajoutéo à une urine acide et fraiche lui communique en quelques heures une réaction alcaline (fermentation ammoniacale).
Au commencement de la même année, P£rRoNE (1) recherche le premier le gonocoque dans le liquide des- arthrites blennorrhagiques. Il trouve lé gonocoque dans les leucocytes et les cellules épithéliales, disposé en huit, en colonies, en chaïnettes. Il-le revoit dans le sang et aussi dans le liquide extrait des genoux de deux malades cliniquement atteints de rhumatisme blennorrhagique ; il admet donc que le gonocoque uréthral, transporté par le sang, passe dans les séreuses articulaires.
(1) Petrone, Rivista clinica di Bologna, février 1883, n° 68.
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ARNING (1) signale le premier le gonocoque dans la bartolinite et affirme, à encontre de Bockhart, qu'il est toujours extranucléaire.
JAMIN (2), sur plus de cent cas de blennorrhagie uréthrale chronique rapportés dans sa thèse, ne fit que vingt-deux fois l'examen bactériologique ; dans sept cas avec écoulement blanc jaunâtre datant de plusieurs mois, il y avait des microcoques nombreux ; dans dix cas à mucopus peu épais, ils existaient aussi, mais plus rares ; enfin, dans cinq cas limités à une goutte matinale, il n’y en avait pas.
E’examen fait par un bactériologiste compétent, dans six cas, montre des microcoques réunis en amas; mais les cultures ont été impures, car elles ont donné des microorganismes en chainette de six articles en moyenne.
CHAMERON (3), après un historique assez complet, relate au lonc: les essais d’inoculations, surtout ceux de Bockhart ; il rapporte les tentatives de Constantin Paul et l’uréthrite légère et fugitive obtenue chez une femme.
Pour être complet sans allonger démesurément cet historique, nous nous contenterons de citer les travaux de Cam- PANA(4) et de GAMBERINI (5).