‹ Le GonocoqueChapitre 13 sur 54 · REC ME · texte numérisé non relu

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tion. Bocknarr (1) avoue que l’on ne sait guère dans quelle proportion les complications de la blennorrhagie sont dues au microbe de Neïsser ou à l'infection secondaire ; il rapporte un cas d’abcès périuréthral et un de: bubon suppuré, compliquant une blennorrhagie et a trouvé des staphylocoques dans les deux cas. ORTHMANN {?) rapporte deux cas de salpingite suppurée, dans lesquels il a trouvé des gonocoques ; dans le second cas, il ÿ en avait seulement dans le pus et pas dans le tissu de la trompe. SauLr (3) signale le gonocoque dans un abcès cutané. STEINSCHNEIDER (4) pense que chez la femme la blennorrhagie est surtout uréthrale, puis utérine; rarement vulvaire où vaginale. « Dans les cas d'infection blennorrhagique, lPurèthre est tout d'abord affecté... Longtemps après que les gonocoques ont disparu de l'écoulement uréthral, il peut y en avoir encore dans le col et dans le corps de l’utérus, Sans que ces parties Soient nécessairement enflammées:» Le col utérin est donc le siège principal de la blennorrhagie chronique. BORNEManNx (5), dans trois cas de blennorrhagie. articulaire, n’a pas trouvé le gonocoque; AuBEert (6), dans un cas analogue, échoue également. CEppt (7) rapporte un. cas de péritonite blennorrhagique à gonocoque. Enfin citons les observations de TouMasozr (8) et SuiRxorr (9) sur le rhumatisme blennorrhagique, et le travail de ZeissL (10) sur les relations du gonocoque et de la blennorrhagie.

(1) Bockhart, Monalsheft f. prakt. Dermalol., 1887, no 19, n° 159. (2) Ortmann, Berlin. klin. Woch., 1887, p. 236, n° 157.

(3) Sahl, Correspondenz Blalt für schweisler Aertzle, 1887, p. 496, n° 458. \

(4) Steinschneider, Berlin. klin. Woch., 1887, n° [7, no 161.

(5) Borneman, Th. Copenhague, 1887, n° 174.

(6) Aubert, Lyon médical, 1887, t. LV, p. 493, n° 155,

(7) Ceppi, Revue méd. de la Suisse romande, 1887, p. 291, n° 172.

(8) Tommasoli, Giorn, ibal. d. mul. vener., 1887, t, XXI, p. 1, n° 154. (9) Smirnoff, Vierteljahr. f. Dermat., 1887, n° 156.

(10) Zeissl,, Véerteljahr. f. Dermat., 1887, n° 168.

En 1888, FINGER (1) publie un grand travail sur Ja que tion, où il en envisage l’ensemble.

- Dinay et Doyon (2), distinguant les gonocoques latents des gonocoques cachés, concluent que l'utérus est le repaire des gonocoques dans les cas de gonorrhée chronique, et que c’est là qu’on doit le chercher. ÉRAUD (3) arrivé aux mèmes conclusions, et va même jusqu’à nier la vaginite blennorrhagique. Horanp (4, de recherches faites à l’Antiquaille, sur 5,090 femmes et 764 petites filles, conclut au contraire, que la blennorrhaägie vaginale est plus commune que celle de l’utérus. Porosson (5) présente un cas de synovite tendineuse blennorrhagique, mais sans examen bactériologique. Plusieurs écrits sont publiés sur le rhumatisme bennorrhagique, notamment ceux de Percuer (6), BAISLE (7). STRATIGOPOU- LOS (8) étudie la phlébite blennorrhagique, mais les examens bactériologiques qu'il rapporte sont insuffisants.

1889. — Guyon et JANET (9), dans 3 cas d’arthrite, même en faisant des ponctions précoces, troisième, sixième et neuvième jour, ne trouvent pas de gonocoque, pas plus, du reste, que dans un cas d'hydrocèle enkystée, succédant à un épididymite blennorrhagique. LE&RAIN (10) pense que les complications sont dues aux saprophytes qu’il a trouvés à la surface de la muqueuse uréthrale, à savoir une dizaine de microcoques et

(1) Finger, de la blen. des organes gén. et de ses complic. Vienne, 1888, - n° 202.

(2) Diday et Doyon, Fo médical, 1888, t. 59, p. 541, n° 178.

(3) Eraud, Lyon médical, 1888, t. LVILI, p. 431, n° 177.

(4) Horand, Loco cilato; n° 180.

(5) Polosson, Lyon médical, 1888, t. LVIII, p. 98, n° 188.

(6) Perchet, Th. Paris, janvier, 1888, n° 185:

(7) Baiïsle, Th. Paris, juillet, 1888, n° 187.

(8) Stratigopoulos, Th. Montpellier, 1888, n° 212.

(9) Guyon et Janet, Ann. des maladies des org. génito-urinaires,-août 1889, n° 229.

(10) Legrain, Ann. des mal. de org. génit.-urin., mars 1889, n° 216.

RMS trois bacilles. PESGIONE (1) étudie les manifestations chez la femme.

L’annéesuivante est encore pauvre en nouveautés. ÉRAUD(?) attribue l’orchite à un microbe spécial, ressemblant au gonocoque, qu'il décrit et baptise orchiocoque. PEL1ZZARI (3) décrit des gonocoques dans des abcès périuréthraux. WE£- LANDER (4) admet la blennorrhagie vaginale, dont 1poone un cas, mais comme rareté.

L'année d’après (1891), Franz Friscx (5) décrit le gonocoque dans la blennorrhagie rectale. Bumm (6) persiste à affirmer la rareté de la vaginite blennorrhagique. Les nombreux mémoires parus cette année manquant d'importance, pour abréger ce trop long historique nous les ometirons, nous réservant de les citer-en temps et lieu.

En 1892, D'ARLHAC (7) résume dans sa thèse les travaux de Éraud et de Hugounenq. Du Mesnir. (8) étudie la cystite gonorrhéique. WEertHEIM (9) établit définitivement et bactériologiquement l'existence de la péritonite blennorrhagique, que CHARRIER (10) reprend plus spécialement au point de vue clinique. Touron (11) décèle le gonocoque dans le tissu même -de la glande de Bartholin. Cozzorino (1?) décrit les lésions

(1) Peseione, Riforma medica, mars 1889, n° 2117,

(2) Eraud, Lyon médical, février 1890 et mars 1890, n° 240.

(3) Pelizzari, Le diplocoque de Neisser dans les abcès blenn. périuréthrauxæ, n° 250.

(4) Welander, Arch. f. Derm. u. Syp., t. 24-1, n° 258.

(5) Franz Frisch, Centralblatt f. die med, Wissensch., 1891, p.954, n° 287.

(6) Bumm, Beïlin. klin. Woch,, 11891, p.757, n° 276.

17) D'Arlhac, Th. de Lyon, 1892, n° 305.

(8) Du Mesnil, Ann. des mal. des org. génit.-urin., 1892, p. 133, n° 804.

(9) Wertheim, Centralblatt fur Gynæk., mai 1892, n° 20, n° 308.

(10) Charrier, Th. Paris, 1892, no 93, n° 318.

(1 ne Arch. f. Dermat., 1892, t. XXV, 1 et 2, no 318.

(12) Cozzolino, Bollet. delle inalailie dell orechio gal. e naso, 1892, n°5 5

et6, n° 322.

Ses de la hlennorrhagie buccale et nasale. La majorité des auteurs, avec STERN (1), JULLIEN (2), attribuent les complications à l'infection secondaire. Chez la petite fille, CAHEN Bracx.(3) et MARTIN (4) reconnaissent la rareté de la blennorrhagie de l'utérus et du vagin, l'urèthre et la nRÈte étant. surtout frappés.

. Enfin l’année 1893 apporte aussi son + de travaux : Howrrz (o), dans un cas de synovite tendineuse, fait examiner le-pus par PALTAUr qui trouve des gonocoques. Ch. AuDry (6) conclut queles saprophytes sont cause des complications. Sou- PLET (7) étudie les diverses manifestations de la blennorrhagie maladie générale et résume la question. | é

3° Travaux se rapportant au diagnostic du gonocoque

DE Amicis (8), nie la possibilité de différencier le gonocoque des diplocoques que l’on rencontre dans là vulvo-vaginite des: petites filles. BuMM arrive à inoculer avec succès le gonocoque cultivé comme l'avait indiqué FURBRINGER, c’est-à-dire sur sérum de sang humain. Dans un autre travail (9), il donne les caractères de cultures des trois micrococcus suivants : lacteus faviformis, subflavus, citreus conglomeratus, dont les deux derniers se trouvent dans le pus blennorrhagique à côté du gonocoque.

L'année suivante (1885), NeissER (10) recommande, pour re-

(1) Stern, Munch. med. Woch., 1892, p. 872, n° 380.

(2) Jullien, Union médicale; mai 1892, n° 309.

(3) Cahen Brach, Deutsche med. Woch., 1892, p. 724, n° 324,

(4) Martin, Journal of cut. and genito-urin. disease, novembre 1892, n°328. (5) Howitz, Wiener klin. Woch., 1893, p. 59, 356.

(6) Audry, Gaz. hebd. de méd. et de chir., 1893, p. 101, n° 346.

(7) Souplet, Th. Paris, 1893, n° 347.

(8) De Amicis, Riv. clin. e terap., mars 1884, n° 78.

(9) Bumm, Arch. für Gyn., t. XXII, p. 327, 1884, n° 88.

(10) Neïisser, Congrès de Strasbourg, in Semaine méd., p. 333, 1885, n° 105.

DE pue

cueillir le gonocoque seul dans les cas chroniques, où il est mélangé aux saprophytes, de faire un lavage au vingt-miliième qui tue les saprophytes et ne fait qu’exciter la vitalité du gonocoque. [nie dans ce mémoire qu'on puisse cultiver ce microbe sur gélose et gélatine et n’a pu le faire vivre que sur sérum sanguin et pomme de terre. OPPENHEIMER (1) n’admet aussi comme milieu que le sérum sanguin solidifié. Kreis (2), au

contraire, à pu le cultiver sur gélose peptonisée à 2 pour 100,

pourvu que l'alcalinité de ce milieu ne dépassât pas 1,5 à 2 pour 100. La même année voit paraître l’intéressant travail de Bumx (3), sur le gonocoque, résumant les recherches anté-

rieures de l’auteur : nous ne pouvons analyser ici cette œuvre magistrale, mais nous lui ferons de nombreux emprunts au

cours de cette étude. Nous devons encore citer pour être complet les travaux de BERGMANN (4), FRÆNKEL (5), LUNDS- TRÔM (6), LOUER (7), elc., que nous retrouvons dans les pages. suivantes.

En 1886, Crivecri (8) croit voir qué le gonocoque liquéfie la gélose, ce qui serait un signe pathognomonique. G10VANNINI (9) retire 5 bactéries du pus blennorrhagique, mais il ne peut par inoculation reproduire la chaudepisse. BocxHarT (10) étudie le mode de pénétralion du gonocoque: développement d'abord à la surface de l’épithélium, puis pénétration intercellulaire et phagocytose sous-épithéliale. Bumm (11), poursuivant ses re-

(1) Oppenheimer, Archiv. für Gyn., t. XXV, 18385, p. 51, n° 102. (2), Kreis, Wiener med. Woch., 1885, n° 30, n° 107. (3) Bumm, Gonococcus Neisser, Wiesbaden, 1885, n° 101. (4) Bergmann, St-Petersburg med. Woch., août 1885, n° 106. (5) Frœnkel, Deutsche medecin. Wochenschr., 1885, p. 22, n° 110. (6) Lundstrôm, Dissertatio Helsingfors, 1885, n° 111. (7) Lomer, Deutsche med. Woch., 1885, n° 43, n° 114. (8) Crivelli, Th. Paris, n° 86, année 1886-1887, n° 122. (9) Giovannini, Gaz. di Ospitali, VIT, n° 9, 1886, n° 123. (10) Bockhart, Monatsh. f. prakt. Dermat., octobre 1886, n° 10, n° 12'7. (11) Bumm, Arch. f. Gyn,, t. XX VIII, 1886, n° 138.

Re cherches, isole de l'atmosphère et des organes génitaux dé la femme cinq espèces de microcoques qu’il apprend à diagnostiquer du gonocoque. Citons encore les études de FINGER (1) et de SCHWARTZ (À). : | |

L'année suivante (1887), LEGRAIN (3) étudie les rapports du gonocoque avec les éléments figurés du pus: sur les cellules épithéliales, puis sur et dans les leucocytes, enfin retour sur les cellules épithéliales ; nous y reviendrons en détail. LOBER croit avoir cultivé le gonocoque et donne la formule de son milieu: gélose peptonisée et sucrée, nous verrons que ces. cultures étaient impures (4). OrcEL (5), dans un mémoire que nous diseuterons ailleurs en détail, combat l’idée de ses devanciers sur la façon d'entendre les rapports des gonocoques avec les éléments figurés : pour la raison que nous verrons, il pense que les gonocoques ne pénètrent les leucocytes qu’à la surface de lurèthre. FINGER (6) trouve généralement le gonocoque et estime qu'il est bien la cause de la. blennorrhagie, malgré quelques examens négatifs, ceux-ci ne prouvant rien, pas plus contre que pour. STEINSCHNEIDER (7), grâce à la safranine qu'il a employée sur le conseil de Neisser, à pu démontrer les amas intercellulaires des gonocoques, « amas qui seraient si caractéristiques du gonocoque, qu’il est impossible de le confondre avec tous autres diplococci. » BocKHART (8), par des inoculations de cultures pures, n’a pu donner que des symptômes fort bénins. LUSTGARTEN et MANNABERG (9), dans un savant

(1) Finger, Wiener med. Presse, 1885, n% 47 et 48, n° 131.

(2) Schwartz, Sammlung klin. Vorträge, n° 279, n° 139,

(3) Legrain, Archives de physiologie, 1887, n° 6, n° 146.

(4) Lober, Bulletin médical du Nord, juin 1887, p. 206, n° 147.

(5) Orcel, Lyon médical, septembre 1887, t. LVI, p. 5, n° 158.

(6) Finger, Vierteljah. f. Dermat., 1887, n° 149 bis.

(7) Steinschneiïder, Berlin. klin. Woch., 1887, n° 17, n° 161.

(8) Bockhart, Centralbl. f. Bact. 1887, t. I, p. 77, n° 16%.

(9) Lustgarten et Mannaberg, Vierteljahr. f. Derm. u. Syph., 1887, n° 4, n° 160.

sp) RER mémoire, décrivent et caractérisent sept formes cocciennes qu'ils ont isolées de l’urèthre et du pus des écoulements uréthraux. PROvE (1) décrit dans l’urine le Micrococcus ochroleucus. Pour terminer, nommons encore Ruscont (2), Eommunp C. Wexpt (3), qui étudient le gonocoque, ce dernier au point de vue technique.

En 1888, SCHURMANS-STEKHOVEN (4), inoculant du pus blennorrhagique sur du sérum de sang de bœuf, n'obtient pas de cultures analogues à celles que Bumm avait obtenues sur du sérum de sang humain : il isole trois bactéries, dont lune pyogène dans la chambre antérieure du lapin. Le- GRAIN (5) pose en principe qu'avec la-technique voulue on peut toujours arriver au diagnostic du gonocoque ; mais il regarde comme incertains les résultats obtenus avec des linges souillés de taches suspectes. AUBERT (6) doute de la pureté des cultures que Lober a réussies l’année précédente et pense que le diagnostic de la blennorrhagie est plus clinique qu'expérimental; pour lui, le meilleur caractère du gonocoque est son agrégation en amas intracellulaires. Pouex (7), négligeant les travaux de ses devanciers, décrit, comme agent de la blennorrhagie, un microcoque qu'il caractérise insuffisamment et obtient des cultures absolument impures..Je dois enfin rapporter les nombreux travaux parus cette même année sur le gonocoque au point de vue du diagnostic et citer, à ce propos, les noms de Orrava (8), de

(1) Prove, Beiträge zur Biologie der Pflanse, 4* vol., 3e part., p. 409, 1887, D24170:

(2) Rusconi, Gaz. di Hospitali, n° 33, 1887, n° 152.

(3) Wendt, Med. News., avril 1887, n° 154.

(4) Schurmans-Stekhoven, Centralbl. für d. med. Woch., 1888, p. 480, n° 195.

(5) Legrain, Revue médicale de l'Est, oct. 1888, n° 188.

(6) Aubert, Lyon médical, t. LVII, p. 264, 1888, n° 184.

(7) Pouey, Th. de Paris, 28 juin 1888, n° 262 de 1887-1888, n° 186.

(8) Ottava, Pester med. chir: Presse, 1888, n° 20, n° 190.

Ssap SrexHoven (1), de Tommasorr (2), de OBERLANDER {(3), et les idées émises dans les traités généraux de Zeiss (4) et de FINGER (5). Je terminerai par la thèse de LEGRaIN (6), à laquelle je me réserve de faire de larges emprunts. |

En 1889, Nxisser (7) distingue le gonocoque des saprophytes décrits par Lustgarten et Mannaberg, en ce qu'il ne vient pas sur les milieux ordinaires. ScHUuTZz (8) emploie l'acide phénique comme mordant; les colorations sont moins opaques. Citons les deux mémoires dé STEINSCHNEIDER (9) et l’article de SCHURMANS-STEKHOYEN (10).

L'année suivante n'est guère plus riche en travaux. Eraup (11) commence à battre en brèche la spécificité du gonocoque. Parmi les travaux de révision, nous nous contenterons de citer les plus sérieux et les plus autorisés : ceux de Raynaub (12), Roux (13), AuBERt (14), STEINSCHNEIDER (15), SGHURMAN-STEKHOVEN (16); nous retrouverons ces travaux.

(1) Stekhoven, Deutsche med. Woch., 1888, n° 33, p. 317, n° 191.

(2) Tommasoli, Riv. clin. e terap., juin 1888, n° 192.

(3) Oberlander, Berliner klin., v, 1888, n° 193. REE

(4) Zeissl, Traité clinique de thérapeutique des maladies vénériennes, Paris, 1888, n° 201.

(5) Finger, Zoco citato, n° 202.

(6) Legrain, Th. Nancy, 1888, n° 282, de 1888-1889, n° 181.

(7) Neisser, Berlin. klin. Woch., 1889, n° 26, p. 601; n° 281.

(8) Schutz, Munchener med. Woch., avril 1889, n° 228.

(9) Steinschneider. Verhandl d. deut. dermat. Gesch., Congrès de Prague, 1889, p. 199 et 170, n° 224 et n° 225.

(10) Schurmans-Stékhoven, Arch. f. Derm. und Syph:, t, XXI, v et vi, n° 230.

(11) Eraud, Ann. de dermat. et de syph., 1890, p.'426, n° 251.

(12) Raynaud, Journal des maladies cutanées, février 1890, n° 241.

(13) Roux, Province médicale, 1890, n° 13, p. 145, n° 248.

(14) Aubert, Lyon médical, mai 1890, n° 245.

(15) Steinschneider, Berlin. klin. Woch., 1890. n° 24, p. 538, n° 248.

(16) Schurman-Stekhoven, Arch. f. Derm. und Syph., t. XXI, v et wi, n° 252.

L'année 1891 est fertile en travaux, sinon bien originaux, du moins très sérieux : WerTHEIM (1) cultive le :gonocoque aussi bien sur gélose que sur sérum gélosé, Vigerr et BorpAS (2) différencient à l’aide des cultures sur pomme de terre, le gonocoque du diplocoque de la vulvovaginite spontanée des petites filles. Dès cette mêmeannée, WeRTHEIM (3), ANFUSO (4), Vient et BoRDas, parviennent à cultiver parfaitement le gonocoque et à obtenir des cultures absolument pures.

Bumm (5) nie d’abord les résultats de Wertheim, mais en suivant la technique de cet auteur (6), il est aussi arrivé à des résultats positifs, ErRAuD et HUGOUNENQ (7), dans uné série dé travaux, continuent à combattre-la spécifité du gonocoque, nous examinons ailleurs leurs arguments,

En 1892, Wozr et LEwIN (8), publient une étude d’ensemble sur le gonocoque. Risso (9) réussit ses cultures et GE- BHARD (10) aussi. FINGER (11) publie l'anatomie PAAONEQNe des lésions blennorrhagiques basée sur onze cas.

Enfin l’année courante a vu déjà d’intéressantes études : MExGE£ (1?) cultive le gonocoque sur un sérum kystique gélosé. Ho&&e (13) admet que la morphologie est impuissante à faire reconnaitre le gonocoque, mais que celui-ci ne vient pas Sur les milieux ordinaires, ce qui le caractérise suffisam-

(1) Wertheim, Prager med. Woch., 1891, no 23 et 24, p. 265, n° 269. (2) Vibert et Bordas, La médecine moderne, t. 1, n° l, p. 6, 1891, n° 278. (3) Wertheim, Deutsche med. Woch., 1891,.n° 50, p. 1351, n° 278.

(4) Anfuso, La Riforma medica, 1891, p. 328, n° 268.

(5} Bamm, Berlin. Klin. Woch., 1891, n° 30, p. 757, n° 276.

(6) Wertheim, Deutsche med. Woch., n° 50, 1891, n° 289.

(7) Eraud et Hugounenq (voyez n° 266 et 267), n°° 270 et 271.

(8) Wolf et Lewin, Berlin Klin. Woch., juillet 1892, p. 731, n° 810. (9) Risso, Riforma medica, 1892, p. 507, n° 811.

(10) Gebhard, Berlin. Klin. Woch., 1892, n° 11, p. 327, n°817.

(11) Finger, Archiv, für Derm. und syph, 1892, t. 25, n° 1, n° 8217. (12) Menge, Centralblutt f. Gynækologie, 1893, n° 8, p. 153, n° 348. (13) Hogge, Ann. des mal. des org. gén. urin., avril 1893, n° 845.

PE ea ment: nous verrons ailleurs si nous devons admettre cette façon de voir.

Voilà étudiées les trois grandes périodes de l’histoire du. gonocoque.

D'abord le microorganisme est soupçonné ; une série de travaux établit ensuite son existence et généralise son action pathogénique ; puis les auteurs reconnaissent, à côté du gonocoque, d’autres agents bactériens d’uréthrites et entament ainsi l’histoire des blennorrhoïdes : enfin, de nos temps, les travaux les plus modernes suivent des directions diverses : l’étude du gonocoque et sa différenciation d’avec les pseudogonocoques, la pathogénie gonococcienne ou saprophytique ou mixte des complications gonococciennes.

Telles sont les étapes de ces quinze années d’études ; quels: sont les résultats ? A quoi est-on arrivé? A prouver l’existence d’un diplocoque et pas plus! Car bon nombre d'hommes compétents, soit en bactériologie, soit dans les questions de vénériologie se refusent encore à admettre la spécificité du gonocoque: pour les uns, il n'existe pas dans tous les cas ; pour d’autres, on trouve toujours d’autres microbes qui ont autant de chances que lui, d’être la cause de la blennorrhagie et de ses complications ; pour d’autres enfin, on ne peut le distinguer des bactéries analogues qui végètent à la surface de la muqueuse uréthrale.

Et, à côté de ces observateurs, nous trouvons le groupe des fanatiques du gonocoque, qui admettent son action causale, qui le voient partout, et, avec Jullien et Raoul Mesnet, en font la cause d’une maladie générale infectieuse.

Nous entreprendrons, dans les pages suivantes, la tâche ingrate de mettre d'accord ces opinions si différentes.

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