II. — COLORATION
Les auteurs ont varié à linfini leurs procédés.
NEeisser (1), après une longue coloration, lavait et desséchait à 120° ou 150°, puis laissait vingt-quatre heures dans une solution aqueuse de bleu de méthylène. À ce procédé horriblement long, EscHBAuM (2) en substitua un qui ne demandait plus que vingt à trente minutes : 15 minutes dans une solution aqueuse de violet de méthyle à 1/400, puis 25 secondes dans l'alcool absolu, dessiccation et montage au baume. Scaurtz (3) dit que ces deux procédés colorenttrop les noyaux, ce qui gêne pour la recherche du gonocoque. Pour lui, il plonge, Sa préparation cinq à dix minutes dans une solution froide saturée et filtrée, de bleu méthylène dans l’eau phéniquée à 5 pour! {00, puis trois secondes dans une! solution
(1) Neisser, loco citato, n° 24.
(2) Eschbaum, Loco citato, n° 60.
(3) Schutz, loco citato, n° 228.
— 66 — | aqueuse d'acide acétique (V gouttes dans 20 cc.), et finit par un grand lavage à l’eau. On peut faire une double coloration dans une solution aqueuse très étendue de safranine.
Enrzicx (1) attire le premier l'attention sur les avantages du bleu ‘de méthylène comme colorant. STEINSCHNEIDER (2), assistant de Neisser, a, sur les conseils de celui-ci, employé la safranine pour mettre en évidence les amas intercellulaires de gonocoques.
De nos jours on asimplifié de plus en plus : DAMASCHINO (3) maintenait sa lame deux à trois minutes dans un colorant obtenu en versant dans un verre de montre rempli d’eau distillée deux à trois gouttes d’une solution alcoolique saturée de fuchsine, puis il lavait à l’alcool et montait au baume sans clarifier par la créosote ou l'essence de girofle. STERNBERG (4) se contentait de déposer une goutte d’encre violette sur le pus desséché sur une lame ; lavage et examen. AuUBERTr (5) colore pendant quelques minutes avec une solution alcoolique de violet de méthyle, puis lave à l’eau et examine dans une goutte de ce liquide.
De cette courte revue nous pouvons conclure que le gonocoque se colore fort bien directement et sans aucun mordant (huile d'aniline-phénol). Nous avons vu ailleurs la technique archisimple que nous proposons.
Nous avons vu déjà deux modifications de la méthode de Gram: les procédés de Roux et de Steinschneider. Nous n’insistons pas. Le gonocoque devra se décolorer par la méthode de Gram-Roux.
(1) Ehrlich, Zeitschrift für klin. Med., 1881, t. IL, p. 70, n° 39. (2) Steinschneïder, Loco citato, n° 161.
(3) Damaschino, in Chotier, loco citato, n° "77.
(4) Sternberg, loco citato, n° 64.
(5) Aubert, Loco citato, n° 184.
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