‹ Le GonocoqueChapitre 38 sur 54 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

Nous commençons cette seconde partie par un chapitre qui n’est plus de la bactériologie pure, mais qui n’est pas encore de la médecine légale ; néanmoins il est indispensable à notre sujet, soit pour le compléter, soit pour élargir la base qui nous permettra d'asseoir nos conclusions médico-légales. Et en effet nous devons savoir dans quels organes et quelles affections extra-uréthrales le gonocoque a été retrouvé, étudier sa généralisation, voir si les auteurs qui ont voulu faire de la blennorrhagie une maladie générale n’ont pas exagéré, et, d'autre part, nous devons nous demander s’il existe réellement plusieurs sortes d’uréthrites, s’il y a vraiment dualité, si à côté des uréthrites à gonocoques on peut décrire des uréthrites sans gonocoques, ce qui a, on le comprend, une grande importance en médecine légale.

FÉREOL (1) posait déjà cette double question il y a vingt-cinq

(1) Féréol, Union médicale, 1866 et 1867, n° 13.

ga ans : « La chaudepisse est-elle toujours une affection identique à elle-même? N’est-elle pas quelquefois une inflammation simple, franche, légitime ? Est-elle au contraire quelquefois une affection générale, une véritable maladie susceptible de produire une infection de l’économie ? » En d’autres termes, ne doit-on pas rogner une partie du domaine de la blennorrhagie du côté de l’urèthre et lui laisser étendre son empire sur d’autres points de l'organisme ? En mots plus modernes : la pathologie inflammatoire de l'urèthre appartient-elle entièrement et exclusivement au gonocoque; celui-ci y reste-t-il toujours cantonné, ou peut-il produire des lésions extra-uréthrales. Nous demandons donc aux cliniciens s’il existe une maladie générale blennorrhagique, s’il y a des uréthrites de natures diverses ?

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