I. Boileau, Lutrin, ch. IV
Les cloches, dans les airs, de leurs voix argentines. Appelaient à grand bruit les chantres à matines.
peint Vénus' soutenue par un groupe de tendres Amours, et telle que jadis, dans la forêt dldalie^, elle se montrait à Paris ou au jeune Adonis.
Thalie , Muse enjouée , dis-moi maintenant quelle fut sa surprise ?, son effroi, lorsque, parvenu à la porte accoutumée, il n'aperçut ni Doyen ni goupillon. Tant la cruelle Discorde avait eu de'pouvoir! Le voyageur qui
1 . Ce prélat avait-i! aussi fait venir de Paris une de ces voitures à la mode que Martin vernissait pour les petits-maîtres et les femmes élégantes de cette époque? Avait-il assez peu le sentiment des convenances de son état, pour se montrer dans une voiture ornée de panneaux si galants ? Si Diniz a imaginé ces détails, il n'y a plus satire et persiflage, mais mensonge, et mensonge sans gaieté.
2. Na Idalia selva. C'est sur Vida que Vénus se fit voir à Paris. Le poète paraît avoir confondu Ida et Idalie.
3. Je demandais à l'éditeur portugais pourquoi, dans le texte, surpresa est souligné : il me répondit qu'il y a un gallicisme dans l'emploi de surpresa.
tout à coup voit la foudre tomber à SCS pieds en frappant la terre, est moins troublé , éprouve une moindre stupeur. Le grave Prélat change de visage, et reste quelques moments immobile; bientôt l'abattement feit place à la rage; il entre écumant de fureur dans la grande sacristie , et de là il monte au maître-autel, où il s*habillc, et, comme à Tordinaire, chante la messe d'une voix de bassetaille, sans comprendre ce qu'il chante. De toute cette matinée, il ne donna pas à l'assistance une seule bénédiction. Enfin, confus et dans un morne silence , il retourne à son palais, et, convoquant aussitôt sa nombreuse maison , il parle en ces termes au conseil assemblé :
« Amis et compagnons, associés par « le destin à mon bonheur comme à
« mon infortune», vous allez appren- « dre Tévénement le plus horrible qui « jusqu'ici se soit vu sur la terre. Le
« Doyen (ici il pousse un profond
soupir, et, baignant de larmes ses joues brunes, il reprend après une courte pause), l'insolent Doyen, qui, « toujours plein d'égards pour ma « haute dignité, venait à la porte du « chapitre me présenter le saint gou- « pillon, non-seulement a négligé au< « jourd'hui de me rendre... ah! je ne (( sais dans ma douleur quels termes « employer... de me rendre cet hom- « mage dû à l'héroïque sang , au sang « royal qui coule dans mes veines.
« Enfoncé dans sa stalle, il entonnait <t les psaumes, en me lançant d'un air