‹ Le Goupillon (o Hyssope)Chapitre 15 sur 36 · I. Imitation de Boileau^ Lutrin^ ch. I · texte numérisé non relu

I. Imitation de Boileau^ Lutrin^ ch. I

IllMf très compagnons de mes longues fatigaes, etc.

y2 LE GOUPILLON.

« chagrin, des regards où je ne lisais a que trop ses dédains et son mépris.

« La fureur, la rage dont mon âme a est remplie, me jettent hors de moi.

« Je ne sais comment me venger d'un « délit si énorme, si atroce. Donnez- « moi , pour punir l'audacieux , des « conseils et surtout des moyens. Cet « incroyable outrage ne vous touche « pas moins que moi. »

Il dit, et un grand laquais de litière», fameux Rodomont des tavernes, prit la parole et proposa son avis en ces termes :

« Seigneur, c'est à coups de bâton « qu'un tel affront se répare. Je pos- « sède un rayon de roue, dont j'ai, il

I . Ce laquais de litière, grande lacaio da Uteira, est probablement un de ces domestiques appelés paniculièrement escudeiros, qui courent à cheval, Pépée au côté, devant le carrosse.

a y -a déjà longtemps , fait l'épreuve « en de semblables affaires; j'espère « m en servir aujourd'hui à tirer de a Sa Seigneurie une vengeance qui « sera pour tous une leçon... »

Il fut interrompu par l'illustre Almeida', gentilhomme de la chambre et de la bouche, homme de cabinet et de conseil, bon poëteet orateur, Pefri/5 in cunctis , et de plus honoré de la confiance du Prélat.

« Si cet horrible attentat , à la vue « duquel le Dieu brillant du jour au- « rait dû , détournant ses coursiers « enflammés , se précipiter à jamais « dans ies abîmes de la nuit la plus « épaisse ; si ce forfait exécrable pou- « v^it, » dit Almeida, « être puni par

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