I . Le texte
Da Neptunina Troia as curvas praias.
C'est un latinisme : Virgile a dit deux fois Neptunia rroMjiCn., II, 625; III, }.
a. campo, em que imperiosa antes tstava.
C'est une réminiscence de ce bel hémistiche de Virgile, Mn,, III, 11 :
Et campos ubi Troja fuit.
L'épithète imperiosa^ et plus haut, oftro llion, rappellent le superbum llium du poète latin, III, 3.
« battu par les vents et les ondes, il « erra sur les mers lointaines, et vit « les cités et les arts et les mœurs de « beaucoup de nations diverses', et « enfin il bâtit, à Tembouchure du « Tage, l'invincible Lisbonne, la « reine de l'Océan. »
«i O grand fondateur de ma patrie, »
s'écrie le Doyen, « si tu avais des <c mains et des jambes et des pieds, a jeté baiserais humblement les pieds a et les mains ! Mais puisque l'on t'a « fait estropié et manchot, puisque « Ton t'a habillé à la française, ne tt trouve pas mauvais que je baise àja
I. Undivago cornu per longos mares, Vendo de muitas gentes as cidades , As varias artes, os costumes variât.
C'est une imitation d'Horace {Ars pôtl^ 141] qui , lui-même, imitait le début de l'Odyssée :
Die mihi„Musa, virum, captée post mania Trojte, Qui mores hominum multorum vidit et urbes.
. « française ton visage un peu froid. »
Il dit, et lui sautant au cou avec transport, il lui applique trois baisers sur la joue ; puis, revenant de ce petit mouvement d'enthousiasme, il continue en ces termes :
«L Et cet autre qui se carre au mi-* a lieu du jardin, avec une figure de a forgeron, serait-ce par hasard le a grand Ferrabraz d'Alexandrie, ou «i Galafre du pont de Mantible ' ? »
« C'est Alcide, dont certainement a vous avez entendu notre Père Ar- « ronches ^ vanter spirituellement , ce dans ses sermons, le bras terrible a et les faits glorieux. »
« Vous vous trompez, mon Père; «c de ma vie je n'ai entendu de ser-
1 . Ce sont, sans doute, des personnages de quelque roman de chevalerie.