‹ Le Goupillon (o Hyssope)Chapitre 25 sur 36 · I . Por tomhar da fitta do pûlmito · texte numérisé non relu

I . Por tomhar da fitta do pûlmito

J'ai consulté sur ce vers M. Dubeux, qui a vécu longtemps en Portugal et qui en connaît parfaitement la labgue et les usages.

Il m'a dit que l'on appelle palmito une palme à laquelle on attache un bouquet de fleurs et que l'on place sur le cercueil des jeunes filles ; que le palmito est devenu par cet usage un symbole de la virginité ; que les ecclésiastiques portent le palmito à la procès-

oc née en face du respectable Roquete, a maître de cérémonies et d'intrigues, « avec pouvoir d'assistant près du tt siège épiscopal , à Teffet de vexer et sans mesure les pauvres imbéciles « de la ville et du diocèse. Ne sais-tu « pas que, au mépris des lois sacrées a de notre très-pieux monarque , le « Prélat a un huissier à haute verge, a qui, à Tombre du sanctuaire, saisit, « écorche et vole impunément? Et a comment oses-tu aujourd'hui le proa voquer pour servir le Doyen? Crois- « tu, par hasard, que le Doyen t ar- « rachera de ses griffes? Peux- tu te « fier à un homme soumis lui-même

sion du dimanche des Rameaur, et que probablement ce Milheiro s'était moqué du palmito y porté par quelque prêtre scandaleux, soit par ce Roquete, (V. p. 179) soit parle Prélat, dont la conduite apparemment convenait mal à cet emblème de pureté.

« à sa juridiction? Songe, ah! songe « combien de laïques, libres aussi bien « que toi, sont enfermés, tourmentés « d^ps son horrible cachot ! Oh ! si la « foudre dévorante pouvait tomber des a cieux et réduire en cendres toutes « les geôles presbytérales ! Grand Dieu !

« que de vexations, que d'injustices, « que d'insolences ne seraient plus « commises ! Vois un peu ce qui ar- « riva naguère à ce petit médecin « charlatan que la junte d'Esculape « condamna à porter pour le reste de « ses jours Thabit d'étudiant, parcp « qu'il n'avait pas payé , en bonne « monnaie courante, une pension ali- * mentaire à sa femme. En vain, le « malheureux prit à témoin le ciel et « les hommes qu'il n'avait pas d'ara gent comptant ; en vain, il offrait en u payement son champ ou ses fruits :

« îl tut, en dépit de la raison et de la € justice, publiquement excommunié.

« Pourtant, qu*y a-t-il à dire de lui?

« sinon que son innocence n'aurait pu « le préserver de la cruelle tyrannie « d*Hérode, qui,, seul et d'un trait de • « plume, envoya des milliers d'âmes a voir les rives du Styx, oîi elles Tat- « tendent en criant, pour lui tirer la <( barbe et les cheveux. Cher époux!

« je t'en conjure par les pruniers et « doux instants de nos tendres amours' , « par la fidélité pure que tu juras de a garder, par ces pleurs , ces pleurs « amoureux que je verse , ne t^expose < pas à de si grands malheurs. Ah !

Page 1