‹ Le goût dans l'ameublementChapitre 107 sur 115 · PARTIE PRATIQUE · texte numérisé non relu

PARTIE PRATIQUE

Entrée du petit uIod.

plus claires, de façon que l'œil monte

effort \ ers la lumieie qui airi\e pat le haut (le h pidce La dégradation est alois insensible et 1 ensemble d une h^r monio paifdite

Le goût instinctif supplée bien souvent à la

242 LE GOUT DAxNS L'AMEUBLEMENT.

science et aux raisonnements. Peu de personnes, en effet, auront Tidée de placer une carpette de ton clair dans la salle à manger, meublée de bahuts de chêne ou de noyer et de sièges recouverts de cuir. Dans une chambre, au contraire, blanche ou crème à minuscules bouquets, on met fort bien des tapis de chèvre de Mongolie et d'ours blanc.

La moindre dissonance dans la gamme des couleurs choque Tœil comme un ton faux choque l'oreille dans la gamme des sons, et de toute façon l'esprit est péniblement affecté.

Donc faisons simple : ne cherchons pas l'effet à produire, appliquons-nous plutôt à découvrir l'effet à éviter.

Le premier abus que nous aurons dès lors à supprimer, c'est celui des glaces. Il est tel salon où des miroirs de toutes formes et de toutes tailles, à dorures rutilantes ou à cadres de glace aussi, s'étalent à tort et à travers. Les contours de la pièce disparaissent. La lumière réfléchie dans tous les sens, brisée de mille façons, n'est plus la lumière : c'est un scintillement pénible pour l'œil qui ne peut plus reconnaître les lignes ni ïes dimensions. Il se porte sur une paroi où tout à coup un miroir ouvre un trou. Il se détourne et trouve plus loin un autre trou. C'est une faute grave qui offense le goût.

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