PARTIE RETROSPFXTIVE
i pour le peuple. Son goût est celui des marchands de papiers peints, et nous qui sommes d'origine latine, nous n'entendons plus rien aux subtilités délicates des Anciens.
Comme ils étaient fins et logiques!
Vous pouvez voir dans la maison romaine où nous entrâmes tout à l'heure qu'ils ne connurent pas les vitres; ils ignorèrent les glaces et fermaient de nattes peintes ou de rideaux brodés les baies de leurs logis, rideaux assez épais pour servir de protection efficace contre le vent et le soleil . rideaux délicatement coloriés, afin que les yeux fussent réjouis.
Des oiseaux voletaient dans les feuillages, des fauves dormaient sous bois; des figures symboliques entouraient l'œuf ailé, symbole sacré , et
Siège TomaiD sculplé.
ça et là des caractères hiéroglyphiques s'entremêlaient habilement.
Dans les tapis de seuil, au contraire, jamais nul emprunt au règne animal, nulle figure d'homme ou de dieu. Le tapis est un fond de tableau. Il n'y faut point de personnages actifs. Ils détourneraient l'attention au préjudice de l'œuvre principale. Donc, des fleurs fanlastisques autant que délicates, d'une splendeur étrange, entourées comme le sont les parterres de nos jardins d'une bordure de fleurs plus petites, de boutons mi-éclos.
Ces hommes qui vivaient en perpétuelle communion avec la nature trouvèrent des coloris admirables. Us emplissaient leurs regards du bleu profond des ciels d'Orient, du vert intense des bois sacrés, de Témeraude tendre des herbes qui se mirent dans les ruisseaux, du pourpre violet des mures, du rose de l'horizon où sourit l'aurore, du lit d'or où se couche le soleil, et de tout cela, de ces teintes chaudes, vives, chatoyantes, ils composaient un ensemble d'une incroyable harmonie.
Point de ces alliances de tons faux qui hurlent d'être ensemble, point de ces dessins informes mal « imprimés» sur des étoffes mal tissées avec des couleurs que ronge le soleil le plus bénin et que délaye la pluie la moins malintentionnée entrant par une