PARTIE RETROSPECTIVE
Surle plancher, des nattes cousues et rembourrées d'étoupe servent de sièges. Un placard contient le
Cabinet en laque.
mobilier et le trousseau. On y cache d'abord le guéridon nain qui sert de bureau et sur lequel on écrit agenouillé, puis les bancs minuscules posés sous le coude des visiteurs, les couvertures de soie qui couvrent les dormeurs, vêtus d'ailleurs de grands
caftans brodés, Toreiller invraisemblable en forme de pyramide tronquée à base arrondie où s'appuie non la tête, mais la nuque. C'est une contrefaçon de Youol égyptien. Cet oreiller est recouvert d'un cahier de papier soyeux dont chaque soir on enlève un feuillet.
Le placard japonais reçoit encore la vaisselle de laque, les plateaux et les porcelaines, les tables légères placées pour les repas devant chaque convive, qui mange assis sur les planches.
Chez les riches, ce meuble est remplacé par un cabinet à tiroirs multiples. C'est un bahut artistement sculpté placé sous une façon de dais à quatre colonnes.
Des braseros de cuivre et de bronze finement travaillés servent Tété à allumer les pipes, l'hiver à chauffer les appartements.
Les Européens sont les bienvenus dans ces aimables intérieurs japonais, mais tandis que le Japon sourit aux étrangers, la Chine s'enveloppe d'une hostilité persistante. Ce n'est pas elle qui s'inquiète des nouveautés parisiennes. Rien n'y a changé depuis