PARTIE RETROSPECTIVE
gines du monde et, dans l'ère du progrès il éveille notre surprise et excite notre admiration.
S' Ce chapitre ne serait pas complet si on n'y disait un mot des Arabes.
D'abord nomades, ils se passaient de mobilier. Dès
qu'ils se fixèrent, ils empruntèrent à leurs voisins le goût des fabuleuses ornementations. Les palais de Saba ruisselaient d'or. Mais les Arabes imprimèrent à la décoration un caractère spécial, essentiellement inspiré de leur religion. Plus de figures peintes ou taillées, partout de fines guipures de marbre, arabesques délicates formées par les versets du Coran. Et les arabesques coururent le monde au bout du cimeterre des disciples du Prophète. Elles prirent place en Perse, à côté des taureaux des Sassanides, se mêlèrent dans l'Inde aux feuilles d'acanthe qui encadrent les colossales figures de Boudha, le monstrueux Ananthâ, le serpent-dieu, et le lotus sacré du Gange, le lotus aux mille feuilles, aussi loin de la fleur du Nil que les lignes simples et majestueuses des temples d'Osiris sont loin des lignes torturées des temples de Siva.