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Histoire des États-Unis, t. III, page

D'un autre côté, personne n'ignore que le système de M. Grévy contient un second terme qui fait partie d'un tout impossible à scinder, le renouvellement partiel.

En février 1871, dit M. E. dé Glrardin*, M. Grévy n'avait exposé que le premier terme de son système ; c'est plus tard que, pressé par les objections que je lui adressais, il m'en a fait connaître le second terme, qui est le renouvellement partiel et successif de l'Assemblée souveraine et permanente, à l'instar de celui des conseils généraux.

Il faut convenir que c'est pour un régime politique jusqu'à présent inappliqué ou n'ayant produit que de médiocres résultats, une assez fâcheuse condition que de supposer la nécessité absolue d'expédients analogues à celui d'un Parlement biennal et du renouvellement partiel.

Nous doutons qu'en France aucun esprit sérieux consente de gaieté de cœur à courir le risque de mettre le suffrage universel en mouvement tous les deux ans pour le renouvellement intégral de l'Assemblée, et nous craindrions d'ailleurs que, même réduits à deux années, les inconvénients d'une Assemblée unique et permanente ne fussent assez graves pour inspirer de légitimes appréhensions.

Quant au renouvellement partiel, son moindre défaut serait de créer dans les relations des partis et dans l'existence déjà si difficile des majorités parlementaires, une mobiUté incompatible avec tout esprit de suite. Dans un régime de suffrage universel, il tendrait trop souvent à laisser l'électeur dans ce fâcheux esprit de quiétude ou dans cet état d'indifférence dont il ne s'arrache qu'en de rares circonstances, quand il sent que de son vote dépendent le sort du Gouvernement et les destinées du pays. Enfin, sans insister sur l'inconvénient qu'il y a, dans un pays

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