MANDAT IMPÉRATIF
L<> mandai impératif découle logiquement de ridée généra- Llcmenl admise aujourd'hui que la loi doit être l'expression de a volonté du peuple, car alors l'élu doit vouloir ce que veulent ses électeurs.
Si, au contraire, on admet, comme il sied, que la loi doit être conforme aux nécessités sociales reconnues par la science, le mandai impératif paraît absurde.
Pour que le système représentatif donne de bons résultats, il Faut que les représentants soient, autant que possible, les hommes les mieux préparés par l'étude à remplir ces difficiles fonctions et à voter les mesures les plus conformes au bien du pays.
11 est donc peu probable que sur tous les points ils pensent de même que leurs électeurs. S'il y a divergence, quelle est l'opinion qui doit l'emporter? Évidemment celle des représentants.
Ce n'est donc pas aux électeurs à dicter à Félu sa ligne de conduite, car ce serait soumettre la science aux ordres de l'ignorance : quand j'ai recours à un médecin, ce n'est pas pour Lui dicter ses ordonnances.
D'autre part, cependant, on ne peut demander à des citoyens de nommer pour les représenter des députés qui agiraient contrairement à leur opinion arrêtée sur un point très important ou sur une direction générale à suivre. On ne peut exiger que, monarchiste, je donne ma voix à un républicain parce qu'il est doué d'un mérite exceptionnel. Plus il est capable, plus je le crains, et plus je désire l'écarter de l'enceinte de la législature.
Dans tout pays et à tout moment, il y a ainsi des questions capitales qui divisent les partis. Il y a alors mandat impératif, sousentendu ou exprimé, en ce sens que le candidat qui se présente pour représenter un parti est tenu de lui rester fidèle. Il ne