L'ÉLECTION POPULAIRE DES MINISTRES DU CULTE
Dans les communautés réformées qui ont voulu revenir aux •coutumes de la primitive Église, l'élection des pasteurs par le peuple a été rétablie ; elle Fa même été récemmeut dans l'église protestante nationale des Pays-Bas. Il y a plus, en Suisse, même dans les cantons catholiques, les ministres du culte n'ont jamais cessé d'être choisis par le suffrage universel des fidèles. Les curés catholiques et les pasteurs protestants sont, en général, soumis à réélection après un terme assez court, souvent de six années. C'est un bon moyen de les stimuler à bien remplir leur mission. Ils sont le plus souvent réélus. Les démocraties rurales ont l'esprit très conservateur.
Le suffrage universel exercé dans l'Église, avec réflexion et respect, prépare admirablement le peuple à élire de la même façon ses magistrats civils.
Jager, Bruxelles, I, p. 66). — V. aussi une savante étude de M. Ad.Stappaerts: Réflexions à propos de la nomination de Vévégue de Liège. Anvers, Kornicker, où les principaux témoignages sont discutés, et un admirable livre de Bordas-Demoulin : Les pouvoirs constitutifs de l'Église. — Imbart de La Tour (P.), maîlre de conférences à la Faculté des lettres de Bordeaux : Les élections épiscopales dans VÉglise de France du ixe au xne siècle. Élude sur la décadence du principe électif (814-1150.) 1 vol. in-8°.