RÉUNION
Elle est une conséquence naturelle de la liberté générale d'aller et de venir. Cependant en plusieurs pays, et notamment en France, depuis l'abus qu'en ont fait les clubs, à l'époque de la révolution française, elle n'était pas admise; on y voyait un danger permanent de troubles, d'insurrectionsetde révolutions. Sous le règne de Louis-Philippe, la défense de se réunira plus de vingt personnes permettait au gouvernement de mettre obstacle même à l'exercice de la liberté des cultes.
Quand le droit de réunion est exercé d'une façon permanente et journalière, il cesse d'être dangereux, comme le prouve l'exemple de l'Angleterre et des autres pays libres, y compris la France sous la troisième République. Ici encore, il faut ci 1er la Constitution belge, article 19 : « Les Belges ont le droit de s'assembler paisiblement et sans armes, en se conformant aux lois qui peuvent régler l'exercice de ce droit, sans néanmoins le soumettre aune autorisation préalable. Cette disposition ne s'applique pas aux rassemblements en plein air, qui restent entièrement soumis aux lois de police. »
F. DE I.AVKT.KTR. —
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