I.i i- C1NQD1EME PARTIE. — L KGIflSJS
limiter les ventes licites d'advow&ons ; elle exigea seulement qu'elles lussent enregistrées. L'année d'après, soixante-quinze de ces négociations fuient enregistrées, et ce chiffre parait même un peu inférieur au nombre habituel (1).
Motifs de la présentation. — Le bénéfice dépendant d'un patrimoine était considéré comme le droit acquis d'un cadet de famille ; celui dont la collation appartenait à un collège revenait à l'un des jellows. lin fait, la pensée de doter d'un bénéfice telle ou telle personnes dont la situation dépendait du collateur, l'emportait jadis sur le souci des intérêts spirituels des paroissiens. Cela es! beaucoup moins vrai aujourd'hui, et les présentations se font d'ordinaire en considérant sérieusement les qualités morales et intellectuelles du candidat. 11 semble pourtant qu'on tienne rarement compte des besoins spéciaux de la paroisse. Les collèges s'efforcent de choisir un savant de mérite, et les patrons d'office ou les patrons laïques recherchent un pasteur consciencieux ; mais, à part cela, il ne semble pas qu'ils se mettent en peine de consulter les désirs des paroissiens ni de considérer leur situation. Ce système donne pourtant à l'heure actuelle de beaucoup meilleurs résultats qu'un étranger n'en attendrait ; car le clergé, particulièrement celui de la haute-église, apporte une énergie et un dévouement admirables dans son activité paroissiale et sociale.
La paroisse ne désire pas intervenir dans ce choix. — Il n'y a d'ailleurs chez les paroissiens aucun désir général de participer au choix de leurs pasteurs. La récente commission de la discipline ecclésiastique reçut, il est vrai, un mémoire d'un certain nombre de marguilliers de Manchester insistant sur l'avantage qu'il y aurait à exiger le consentement du veslry avant d'accorder l'institution aux ministres du culte (2). Mais cette opinion
(1) Corn. Paperx, 1900, LXltl, 527; 1901, LIV, 901; 1904, LXXIV, 507.
(2) Com. Papers, 1906, XXX, 1, p. 5.
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n'est décidément pas très répandue, et cela est d'autant plus étonnant qu'en Ecosse, après que la question du droil de veto des paroissiensà l'égard du choix du patron eût provoqué, en IH't'.), une scission el la Formation de l'Eglise libre, les protestations contre le patronage devinrent tellement générales au sein même de l'Eglise officielle, qu'elle supprima cette institution en 187 i-. Depuis cette époque, le pasteur est choisi par ceux qui participent aux sacrements (communicants) et par les simples fidèles [adhérents] de la paroisse. En Angleterre, le règlement de la question ne fut pas aussi simple. En décidant que seuls les communicants formeraient le corps électoral, on eût violé le principe qui présume que 1 Eglise anglicane comprend toute la population ; et dans les rares cas où, particulièrement à Londres, les paroissiens possédaient le privilège de choisir leur propre pasteur, ce droit était exercé par l'ancien vestry paroissial, qui se composait de tous les contribuables locaux. Ce système n'a pas eu de bons résultats ; un bon nombre de contribuables, en eiïet, ne se soucient aucunement de l'Eglise ; il se peut même qu'ils soient dissidents ; et dans certaines circonstances, les efforts qu'on a faits pour obtenir leurs suffrages, grâce à des régalades et d'autres moyens aussi peu convenables, ont amené des scandales. Si les paroissiens n'ont aucune voix au chapitre pour le choix de leur pasteur, il est clair qu'il faut que le rituel soit fixe ; et le fait même qu'il est Wxé par la loi rend moins important le choix de la personne, en particulier parce que la prédication ne forme pas une partie aussi considérable des fonctions d'un pasteur dans l'Eglise anglicane que dans la plupart des autres communautés ■protestantes. Mais avant d'aborder la question du rituel, il convient de faire connaître la situation d'un ministre du culte pourvu d'une charge.
La situation des bénéficiaires. — Les titulaires d'un bénéfice ou incumbents portent le nom de rector, vicar ou perpétuai enraie ; le rector a droit au total des dîmes ; le vicar, à une part seulement ; le perpétuai curate tqço'ù