‹ Le gouvernement de l'AngleterreChapitre 14 sur 191 · I - <iuïl a tendu à renforcer ces derniers en · texte numérisé non relu

I - <iuïl a tendu à renforcer ces derniers en

mi. p uuii:. — u: BYSTJ mi: DE PARTI

obligeant lc> membres de la Chambre des Communes à nu leurs chefs dans toutes les affaires que ceux-ci considèrent comme des questions >!<• confiance. Ce ré ga ment sur les ministres. Puisque le ca binet peut être renversé à tout moment et qu'ainsi son existence même dépend d'une lutte incessante) il doit s'eiïorcei de tenir Bes partisans constamment ~"u* la main ; et puisque toute défaite, môme insignifiante! ai elle ne lui est pas fatale, cependant lui fuit «lu lort,il doit s'attacher > prévenir tout voie hoBtile ; tels sont l<'s efforts qui expliquent en partie l'assiduité aux »■ rutins, beaucoup plus grande de nu- jours que pendant la pre« mière moitié 'lu siècle passi I est ainsi que, tant de la part des Bimples députés que de la part des ministres responsables, il y a dans le régime parlementaire une

- mi en faveui de l'accentuation des votes de parti. Cette tendance s'est trouvée accrue par la grande exli nsiou que les l>>i- >\<- 1867-1868 et de INNi ont donnée .m droit de suffrage. Dana un corps électoral peu nom-

i et doué d'une haute éducation, et bien plus encore dans l'enceinte de la chambre législative qui représente un tel corps électoral, il est possible de percevoir les nuances les plus délicates de la politique, d'ap-

ier l'utilité d'une transaction ou même de se prêter à des coalitions lemporain s ; parlant, il Be peut que les lignes de parti j demeurent plus ou moins vagues. Mais une démocratie préfère les contrastes violents, les aller* natives marquées avec précision, les questions nettement tranchées et la franche opposition entre les chefs. Elle -..Mt mieux la Lutte entre les deux bancs de premier rang que la port i spéciale des projeta en discussion, A moins cju'ii m- s'agisse d'affaires d'intérêt local, — et l'on Bail <|ir- I - 1 méthode anglaise les élimine presque complètement, — une démocratie est encline à Boutenir un parti, en accordant relativement peu d'attention aux questions de détail.

I rnble donc que la haute proportion des votes de parti soit un résultat naturel du régime parlementaire

■ h vr. \\w. — i.v n dis Lima di parti l(|l

.m I o~. et, sauf des variai ions de d< gré, l'on peul ~'.ittendre a la voir continuer, dans des circonstances normales, aussi longtemps que ce régime co i <*>n carai 1ère. S il devail jamais arriver que l'autorité d binet, d'un i ôté, le l'autre côté, celle du corps électoral devint prédominante, et qu'ainsi le Parlement vint à perdre beaucoup de son importance, une élection générale pourrait équivaloir A peu près au choix périodique d'une commission de gouvernement. Dans ce cas, la fiction d'une entente absolue sur toutes les questions publiques ne serait plus nécessaire, et les membres des partis Be trouveraient plus libres d'exprimer leurs différences de vues individuelles ; mais alors, le gouvernement parlementaire aurait perdu boo caractère.

Croyance commune que lit force des partis u'n pas augmenté. — La discussion de ce sujet ne serait pas complète si l'on n'essayait pas d'expliquer comment il s.' r.ni que les membres du Parlement pensent communément que la distinction des partis d est pas plus i igou reuse que jadis. L'indépendance du vole, affirment-ils souvent, n'est pas devenue moins commune. Les chiffres nous ont montré que cette impression est erronée ; mais il c-t signiticatil pourtant que celte impression existe. La vérité est que le degré jusqu'où un liomme est Bensible à la contrainte et l'amertume avec laquelle il se plaint de la tyrannie, ou, au contraire, dure lâchement de la discipline, dépendent non |>;is de la rigueur de l'autorité A laquelle on le soumet, mais du rapport qu'il y a entre cette autorité et celle qu'il croit que l'on devrait exercer. Ce n'est pas aux de foi que surgil la protestation contre la domination ihéologique, mais au temps où Bévil le scepticisme ; et le même principe s'applique aux partis | > ■ > 1 i — t ii [ii.s. Il est même digne < 1 »* remarque qu'en 1894, alors que les listes des bi rutins suivaient les lignes de parti d'une façon bien plus serrée qu'à une époque antérieure, la presse périodique se répandait en lamentations -ur le fractionnement de la Chambre des Communes en groupes '-t retentissait de prédictions sinistres sut l'écrou-

|0j DKOXIEMB PARTIS, — I i: BTSTBMI DS PARTI

lemenl du gouvernement pariementaîre, Faute d'avoir maintenu la cohésion 'les partis. Et <-<-i t.- manière de voir n'était pas tout à fait injustifiée. Le régime parlementaire, dans sa forme actuelle, veut une discipline de parti beaucoup plus stricte qu'il n'en exigeai! il \ a cinquante ans et parfois même plus stricte qu'elle ne Bera toujours possible, foutelois, un membre <le la Chambra >!<■> Communes peut ne pas Bentir la pression de parti et

■ roissement graduel do celte pression, aussi longtemps qu'elle reste naturelle, continue et distribi gaiement. Comme l'observe sir Henrj Maine en parlant des partis : o La difficulté que les Anglais en particulier éprouveut à l'endroit des partis ressemble beaucoup à celle que les hommes éprouvèrent le jour où on leur apprit que l'air .1 du poids. Ils s'en trouvaient si bien

iir. et la pre ssion en était si égale, ip tte

affirmation leur parut incroyable I). >>

Attitude du Jr/'iitr rn particulier, — L'attitude d'un député consciencieux envers sou parti est bien rendue dans le « Plan de vie » de M. Lecky (2). « Tout membre du Parlement, écrit-il, ne lardera pas à reconnaître qu il doit chercher ane catégorie de (publions dont il puisse

: un- mi'' Bpé ialité, tandis que dans une foule d'autres il doit roter aveuglément avec son parti ». Et il ajoute : « Tous les députés sont familiarisés ave la scène qui se joue, lorsqu'au sortir d'une discussion qui B'est déroulée devant de- bancs a peu près vides, les sonnettes «le vole retentissent et 1rs membres arrivent en masse pour iiaii. lier le débat. Il j a un mouvemenl d'incertitude. Lon entend de toutes puis les questions: • De quel côté

mines nous?* i De quoi B'agit-il ' » Puis le Speaker

lève, et en quelques p iroles magiques il éclairci! la

situation. <'.<■ booI les paroles par quoi il annonce que les

enrs 'le- oui ou des non, selon les cas, sonl les

whipt 'lu gouvernement ". On peul remarquer que

(1) fopulnr Government, pp.

H f Li/e, pp. 131

. Il W. \\A\ . — LA rORI I Dl - in IBTI I" 1

M. Leeky explique l'usage de voler aveuglément en Mtv;iiii h- parti, par l'impossibilité, — dont les députés ont ooosi ience, - de se former une opinion intelligent) sur la question dont il B'agit; maie il es1 bien évident que usage ii* — t pas limité seulement a de pareils cas. Ctuuet de cette impression générale. — L'impi — ion que les membres de la Chambre di - I ommunet -ont tout au— i indépendants qne jadis .1 l'égard des partis provient dans dm large mesure de la présence, au Bein de

m- chaque Parlement, ée deux ou troi> députés dont las si . - sont sûrs el que leur tempérament, leur ambition ou quelque déconvenue [r miser à attaquer sans leurs chefs et parfois même è roter contre • as. Les députés de cette sorte sont cependant en très petit nombre et l< ui conduites rarement nu efiet sensible mr le cour- d>-- snuures publiques. Cette impreasioB set Eavorieée par le but qu'autrefois, la débat était oir- Donscrit principalement entre les ministre- et une poignée de leurs adversaire-, les plu- ardent.-, taudis que I ■ propriétaire campagnard qui pennôdail le privilège

ire m. r. à la suite de son nom prenait rarement la parole el avait accompli tous ses levoirs lorsqu'il

Mail dan- les corridors au moment des divisions importante-. Aujourd'hui, la plupart des députés \ eulent etri considérés par leurs électeurs CUUBBSe des bosamec occupésà Westminster; (lartant, le nombre de ceux qui interviennent dans les débals s'est beaucoup accru, I I cha. un de ceux qui prennent la parole l'efibroe de donner l'impression qu'il exprime des opinions propres et personnelle-. L'eûel que cela produit ne laisse pas d'em

. l'étranger a sa première riuite dans la galerie. Il voit tant d'hommes, des deux cotés de la Chambre, dénoneer librement le- vnes d'un projet, insister sur des amendement- el critiquer l'attitude du ministère, qu'il commence à craindre que le résnltat du vote ne soit vraiment douteux; mais au moment où les scrutateurs font bue rapport, il constate que le gouvernement a obtenu a peu pie- sa majorité lialii: uelle. L'on pourrait in-

Dl i mime r.utiu: — 1.1: SYSTKUI :i PARTI

voquer que l'autorité* de parti parât I plus grau le dans les de scrutin qu'elle n'est de réalité, parce qu'un déqui n'irait pas jusqu'à voter contre les whips, souvenl s'abstiendra tout a fait s'il est fortemenl hostile à nu 'l celui qui, pour des raisons de parti, -'.1I1-lient d'émettre le vota qu'il aurait donné Bans cela, obune demi-obéissance envers son parti ; en sert, qu i,méme dans ce cas, les chiffres du Bcrutin mûrit une indication, non pas la mesure numérique . mais une indication de l'autorité ilu parti, Bur Ibérents. Chose étrange, le lait même que les simples députéB participent de plus en plus aux débats, a contribué, en 1 onsumant le temps du Parlement, à diminuer les ■ han< es de vote pour les projeta particuliers des députés, el partant, les chances de faire passer aucun projet -.m- ! ■ 1 ourir a la pression de pai ti. Leur intervention a donc tendu à augmenter la proportion des divisions où les whips ilu gouvernement prennent le scrutin et où les votos sont émis suivant les lignes de parti.

/ iportion des votes départi au Congrès. — Si noua passons >lu Parlement aux corps législatifs îles Etats- . nous rencontrons îles chiffres tout différents. Nous avons dépouillé cinq Congrès : ceux élus en 1844, 1886, 1896 et 1898, et pour chacun d'eux nous avons examiné toutes les sessions des deux Chaml L sommaires des résultats, que nous donnons 1 a note 1 1, Font voir clairement que la même tendance continuelle que nous avons rencontrée à la'Chambre des Communes, n'a pas été à l'œuvre ici. La proportion des votes de parti change beaucoup d'un Congrès et même d'une session à l'autre, mais elle ne suit pas rigoureusement une l"i ti\'' d'évolution. Bile est assurément beaucoup plus faible dans le premier de ces Congrès que

■jur trouver les tables complètes des votc^ Oui et N"n, avec l'exposé de la méthode suivant laquelle elles ont été dressées, le lecteur voudra bien consulter l'article original que l'auteur a publié dans le « Rapport de {'American Biilorical Anociation » pour 1901. Le résumé des résultats s'établit comme suit :

|.|i\iimi PARTIR. — M SYSTEME Dl PABTI 103

il.ins le dern or, el montre sans doute, dans l'ensemble, une tendance vers L'accroissement ; mois elle i BoufTert de grandes fluctuations, quelquefois de l'une .1 l'autre h du même Congrès. Il est Bouvent arrivé, par exemple, que la proportion des votes de parti fût deux fois plus forte daos l'une session que dans l'autre. I e Bas le plus frappant se produisit dans le cinquante cinquième Congrès, élu en 1896. La proportion des votes de parti dans la premii re Bession de la ( nambre j fut de N.'i.T I 11 ii et dans la troisième, seulement de 20 0 (| ; au Sénat, elle fut de 69,47 0 0 dans la première session, el dans la troisième, elle disparut complètement. Partout "H il en fut ainsi, et d'ailleurs partout où le nombre des votes de parti fut remarquablement élevé, l.i cause B'en trouve dans l'un ou l'autre projet de lui qui divisait les partis. Dans le cinquante-cinquième Congrès, ce fut à cause du l>ill Dinglej sur le tarif douanier, que les Chambres furent appelées a examiner en Bession extraordinaire : et c'est ainsi encore que lea 66,48 0/0 de votes de parti au Sénat, dans la deuxième Bession du cinquante-cinquième Conf furent >lu^ à peu près uniquement .m projet Mills -ur le tarif douanier, ou plutôt au projet «jih- le Sénat élabora pour remplacer celui là.

Au Parlement, aujourd'hui, le travail législatif qui offre matière à controverse est en somme dirigé par l'un des partis et combattu par l'autre ; il B'ensuit que la proportion des voles de parti est à peu près constante. Au C mgrés, il en va tout autrement, et la quantité de pareils votes dépend pour beaucoup de la présence de quelques questions sur quoi les partis se trouvent nettement séparés. Sur les autres points, les lignes départis Bonttratvec moins de rigueur. Bref, en Angleterre, Les partis choisissent tes enjeux de la lotte ; en Amérique, à l'époque actuelle, les enjeux, certes,ne font pasles partis, mais ils déterminent le degré d'opposition que les parfirent réciproquement en matière législative. En général les statistiques pour le Congrès révèlent que, si

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