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cuap. ixxv. — i.v roRci l'i. libms di l'uni 109
pendant le milieu du \iv Biècle, la fréquence dea voles di parti fui au moins aussi grande qu'au Parlement '•! ii dans certaines si isions elle a dépassé li maximum anglais, pourtaut, eu moyenne, les lignes de parti y
■ont moins souvent qu'à la Chaml les Communes
tracées d'une manière ili>tnn te.
Ihius 1rs Législatures des Etats. — Noua avons lement relevé quelqui a sessions isolément pour cinq des plus grands Etals du nord» dont trois Be trouvent parmi ceux mi I "ii peut s'attendre à ce que les partis politiques aoient le plus ardents I). Mais à New-York seulement, parmi les Etala relevés, la quantité des votes de parti fut considérable. La proportion y varia au Sénat « 1 « ■ 22 à :; i et a l'Assemblée, de 13 6 50 0 0. Elle fui beaucoup plus faible dana lea corpa législatifs des autres Etats. Nulle part dans eeux-ci elle ne dépasse 16 0/0, et dans plusieurs cas elle fut inférieure à 2 0/0. En outre, une partie de ces votes étaient émia pour I lion de fonctionnaires qui n'uni aucun rapport possible avec la politique générale.
/ nombre plus petit des voles /le parti en Amérique est ili'< à r indépendance du pouvoir exécutif < t au système des comités, — La fréquence plus grande des rotes de parti en Angleterre s'explique naturellement par le rapport qui existe entre le pouvoir exécutif el la lég lure. Si un membre de la majorité refuse de soutenir une mesure importante sur quoi le cabinet insiste, el si le nombre de ses collègues qui partagenl Bon avis est suffisant pour faire pencber la lialancr, la conséquence
(l)Ces trois Etats New-York, Ohio Bl Illinois) sont aux mains tantùt d'un parti, tantôt de l'autre. Les deux autres Ktats Massatts et Pennsylvanie) ont des majorités Républicaines fortes Bl o nstantes. De peur que les circonstances n'aient été anormales pendant les sessions que nuus avions relevées d'aburd, ù New- York et en Pennsylvanie, nous avons examiné encore uno autre session pour chacun de ces deux Etats. On trouveru les listes Complètes et détaillées de ces votes dans 1,'artiele que nous avons déjà rappelé. I.o sommaire des résultats obtenus s'établit comme suit :
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en doil être un ebangi mei i de ministère oo une dissolution; tandis qu'en Amérique les mêmes « à r • - • > r > n .1 uii-iKM .1 ii-ut |>.i- nu résultai tua I
rait simplement sacrifié, mais le représentant rail -"ii n toute quiétude jusqu'à l'expiration de
iiiinil.ii el le gouvernement continuerai! comme par lapasse. De là, la difficulté de réaliser des programi da parti {plai/ornu et le discrédit où ces déclarations
il tombées De plus, an programme, quelque détaillé qu'on le suppose, ne peut énoncer qu'une petite partie il a problèmea qui surgissent au ' ongrès. I e jrœ public s'intéresse à quelques questions, el celles-là Beules
trouvent place dans le program de parti. Ponr le
surplus, même la contrainte morale qui dérive d'une pr •- ( . — ii • ii de f"i de parti fait défaut, et c'est pourquoi il est très difficile d'arriver 'i la cohésion de parti sur ces dernières questions. Le système des comités, qui fonctionne il m- les ' orps législatifs en Améi ique, t »-n ■! aussi à écarter les projets du domaine de la politique de |»;»rti, p. mi' que les comités auxquels on renvoie les Wills
i toujours composés de membres des deux partis. Certes, il arrive parfois su Congrès, dans le cas >l un l>ill de tarif douanier, par exemple, que la majorité el la minorité d'un comité siègent virtuellemenl ù pari L'une de l'antre, en sorte que le bill qui revient dn comité est nne pore mesure de parti; mais c'est là une procédure exceptionnelle, même an Congrès, et beaucoup de lédans les Etats l'ignorent complètement. Le travail des comités consiste d'ordinaire en nne espèce de compromis; et lorsque, comme c'est souvenl le cas, le rapport du comité est Tait ù l'unanimité, ou que I -
les des membres n'ont pas suivi les lignes de parti, il
manifestement impossible de considérei le
projet rapporté comme une pure mesure de parti. Par
ntre, au Parlement, c'est le cabine! qui constitue le ■ ■ législatif, el chacun des projets '|u*il dépose est nécessairement une mesure de parti, du moins on ce qui concerne le côté de la Chambre sur lequel le
112 D1 IBT1B. — il SYSTJ mi ni: PARTI
cabioel s'appuie. S'il doit rencontrer une opposition -«'•rieuse, i est a peu près certainement de l'autre côté que viendra la réaistani ■•. en sorte que très probablement lu bataille Be livrera suivanl les lignes de parti. Et avec la tendance actuelle à laisser L'initiative au gouvernement tuation Be réalise dans presque toutes les ions importantes. Mais aux Etats-I ois, les conditions ont pour effet d'empi cher i e résultat, et, par la nature même des choses, les questions de parti ne peuvent ndre qu'à une petite fraction du travail législatif.
Tout cela est encore beaucoup plus vrai dans les Etats. Les partis en Amérique sont essentiellement nationaux. Il- existent tout d'abord pour élire !<■ Président, et à litre ulement, pourl'élection des ionclionnaires des I • its. i e Boni donc principalement les questions nationales qui les divisent, >'i il est malaisé pour eux de B'affronler sur les problèmes législatifs dans les Etats, -.m- soulever des conflits qui traversent les lignes de parti régulières et qui indisposent une fraction de leurs adhérents. C'est ainsi qu'il Be fait que les membres de ta plupart '!<•- législatures d'Etal sont élus par des partis ayant relativement peu de rapport avec les questions que eus députés "ni mission de résoudre. La même cause et un emploi analogue des comités produisent des résultats semblables dans les conseils de bourg en Angleterre, car ceux-ci sont d'ordinaire élus suivant les lignes de parti, mais pas d'ordinaire divisés selon ces es lignes dans L'accomplissement de leur besogne; el il est remarquable que l'absence des votes de parti dans un conseil de I g de province esl un sujet d'orgueil. En disant d'un de ces conseils qu'il fait de la polii que, "ii lui adresserait une injure, tout comme • a Amérique) parce que cette imputation suppose communément une politique de pei onne plutôt qu'une diver- ■ ■ d'opinion iur des questions politiques.
Pourquoi V impression du contraire domine. - In
parti, en Amérique, ne peut pas exercer sur les membres
latih la même pression directe qu'au Par-
CHAP. XXXV. — i.v PORCS DU L1IN8 n PARTI I
lement, où le minisli responsable; c'est pourquoi
il est tenté de chercher d'autres moyens do consolider vin autorité el de maintenir la cohésion politique. Le moyen le plus simple est le >i patronage bous forme
de million aux fonctions publiques, el c'est une des
raisons pour quoi il eH plu-» diflîcile de se débarrasser du m système des dépouilles ■ en Amérique qu'en Angleterre. Et ceci nous .1 ne .1 un autre problème, à
■avoir . d'expliquer l'impression dominante! que les partis -"lit n i- puissants et moins i\ ranniques en Angleterre qu'aux Etats-1 nis. Mais tout d'abord, nous devons répéter que le degré d'irritation produit par les injonctions de parti dépend non pas de la fréquent e de injonctions, mais du Fait qu'elles paraissent justi- Bées ou non. L'emploi très énergique de la pression de parti dans un bul légitime ne provoquera pas autant de plaintes que celui d'une pression beaucoup moins forte au profit d'intentions suspectes. Peu de personnes i ai— sonnables voient de mauvais œil qu'un caucus de membres du Congrès détermine l'altitude «l'un parti sur la question monélairo; par contre, tout le monde condamne la nomination d'un percepteur des postes notoirement indigne, m. us qui a la chance d'être dans les bonnes grâces d'un politicien influent ; el c'est en cela que réside pour beaucoup la confusion que l'on fait entre un parti el sa machine, parce que les gens ne comprennent pas le rapport qui existe entre le parti et la machine, ni la catégorie d'intérêts dont celle-ci dispose.
L'œuvre de la • machine ». — On 'lit souvent que, dan- les législatures d'Etat, le boss «m le caucus dicte l'attitude du parti Bur les projets en cours, puisqu'il la réalise au moyen d'un vote de parti, de telle -orte que le travail législatif serait en réalité l'œuvre de la machine. Les statistiques montrent qu'il j a là une erreur. Si cela était vrai, la Pennsylvanie, dominée par un boss comme elle l'était à l'époque à laquelle se rapportent les chiffres que nous avons indiqués, aurait
LOVVELL II 8
IH hi.i\.i\u. ruiiu:. — 1.1: ->-iimi ii PARTI
du avoir il. m- slature une longue série <!<■ \"irs
n i.ni. «Ile n'en eut presque pas. Mais cela
dm vrai, on premier lieu, parée que l.i machin* a i ni'iufiit prise mu' plus qu'une fraction 'les membree du I >.t rt i . et. 'H -■■< "Hil beu, parce <) >i«- la wtmtkitu intervient
lans l«' travail légielatil d'intérêt général. La //<</chine sait qu'une tentative de commander i ses adhérente dans dee questions '1>' ee gsure ue pourrait qu'affaiblir son autorité; partant, elle réserve bos soins imur la distribution dee dépouillée opimea, pour les [où qui mit tr.ut au m* • unième électoral, et pour les projeta ; rai nu particulier qui touchent directement lee personnes dont elle tire s«,s ressourcée. L on a d'ailleurs obeervé que la situation même du bass dépend du fait que !• - partie existent en vue d'intérêts publics, tandis que lui existe au profil d intérêts privée h: '•! cela ni tellement admis, que len grandes compagnies msi xisi'iii a obtenir dee loi- spéciales en leur Faveur .■n qui cherchent à se protéger contre des attaques -ans scrupules, souscrivenl impartialement au fonde de i bacun des pai lis politiques. Tel eet le trait il<- la vie qui provoque les exclamations des réformateurs. C'est ce que Minghetti, en écrivant pour l'Italie, appelait I intervention abusive dee partie dans les affaires < j n i doivent rester en dehors de leur Bphère . i trtis américains, en règle générale, ne se montrent aee i\ ranniques ■> jn • «|>> >>• des questions publiques, parce iju'ils ont peu de cohésion ; mais leur influence, ou |>lutôl celle de la machine ou du politicien individuel B'exeree abondamment dans des choses n'ayant aucun rapport
es questions de la politique générale qui constituent le seul domaine rationnel de l'activité de parti. Bref, le boss n'est pas un premier ministre qui dirige la politique, mais un agent de manoau^ ree électorales et an courtier privé en l>ills et «'n fonctions publiqni
\mtrican B Lcra m., dans
VAIlautit I My de septembre, 1900.
- ; Pur/tri Mitiei, chap. n.
• il v i- . XXXV. — U UNI M MKI 119
Pourquoi ha partis au Parlmneui m ...,(/ punit i>/ntnniquea. — La comparaison autre I \ 1 1 I . i . - : . ['Amérique montre donc que l'intitienoe d m te
travail législatil est, a tuut preudri >up plu»
grande ea AiilIi-Iim !•-, mai.-. • | n ' •■ 1 1 «• \ Bel |>lu-.
lemaat restreinte aux projeta d'intérêt général. I • *ut oela an veut pas dire que la nonjorité à la Chambre dea CaiuMmi puiasi {aire • que boa lui semble, égard pour le* vœux de la minorité. Elle le peut jusqu'à un .11 tain point, mais ea Be tromperai! grandenent ea •apposant sua le régime paelementaire ea Angleterre artive à m transformai en une pâte tyrannie de parti. Il \ a un n-\ ii a à la médaille, car l<- seul Fait que le gon» veraemeat doit éviter les écheea le read souvent prudent, parfoia même timide. Il ae peol pas négliger l'avis delà minorité, cai eel avis aat sauvent pai pur un boa sombre de ses propres partisane, et les votes d'une petite fraction de son coté de la Chambre, ajoutés
ui de l'oppoeitioo, peuvent lui aire fatals. Lei mêmes forées qui dé< idéal ua saembré du parti à faire aux nécessités de parti le aacritice de tes opinions personnelles, poussent le cabinet à modifier sa politique par déférence pour les protestations d'un petit groupe
im partisans. D'ailleurs, les ministres ne aoat pas touchés Bealemenl par la crainte' des défei lions qui pourraient Be produire Bur les baoes derrière eux. Ils doivent aussi prendre aa considération l'opinion publique {générale du dehors, qui détermine en fin uY compte leur séjour au pouvoir. Ils ne peuvent pas Be permettre un usage brutal de leur majorité an Par* lemeat dans le but de faire passer leurs projets, et ils ont intérêt à se monlrei aussi conciliants que possible sans mécontenter leur propre parti. Ils apportent souvent des i lifications à leurs bills ea vue d'accueillir
bearvationa venant des deux côtés de la Chambre ; et parfois même ils changent complètement leure batterie* après qu'un débat a révélé un courant d'opinion inatteadu.
116 îKixiiMi rvm.i:. — il" BT8TRMI Dl PARTI
rapports entre les deux battes du premier rang >v>ut d'ailleurs an problème important et que le publii ne comprend guère A l'occasion, le chef d'un côté fait Bigne .m obef de Pauti loua deux se retirent dans
une des Balles situées derrière !<• fauteuil «lu Sf ■ pour s'ai ranger sur quelque point de détail qui aurait pu r à malentendu. Ils peuvent là s'expliquer plus li-
brement qu'en publio, et si un rd intervient. Le obef
(!•• l'opposition, en reprenant sa place, laisse voir & amis qu'une transaction a eu lien, et il n'y a pas de vote par division sur la question. Personnellement, les relations entre les hommes d'Etat il'' pari ci d'antre sont généralement amicales, Les ministres Mutants ren- , nt leurs successeurs Bur l'état des affaires dans leurs départements respectifs ri s'offrent à les assister dans la mesure du possible. Les membres des deux bancs du premier rang occupent, en fait, une position analogue à celle des avocate qui représentent les parties dans un procès bu justice. IN ne se livrent pas une guerre civile à mort, mais ils défendent une cause en observant L'urbanité traditionnelle de leur profession, et ce Bont ces convenances que le- grand public apprécie aussi mal quf l'étiquette régnant an barreau, Que deux adversaires il'1 marque se rendent à la Chambre des Communes dans le même coupé, à la veille d'un déliât important, et l'on trouvera a y redire, tout comme l'ire de M. l'ickwick se soulevait Lorsque Bon avocat accueillait d'un salut courtoisie conseil de la plaignante. Si, donc, le régime parlementaire comporte Le despotisme de parti, un despotisme tempéré par une Bérie <le forces puissantes, tant a l'intérieur qu'à L'extérieur du parti dominant.
/ partis anglais sont des instruments de gouvernement et se tiennent prêt du centre de gravité politique. — On relations amicales entre Les chefs des partis qui s'affrontent, leur disposition a s'enlr'aider dans certain! difGcullés personnelles, et leur répugnance ■< doses a l'extrême font que les personnes
QBAP. XXXV. — ia îoiui. DES LRNfl Dl ivviili 11"
portées pour [a philosophie dogmatique dénoncent l'irréaiité du régime parlementaire. \ la vérité, les partis •■H Angleterre ne constituent [».»>- autant que sur le ■ ontinenl européen, des collections d'hommes uni- entre eux par leur Foi en un credo politique détermina ; ils nont plutôt des instruments de gouvernement, qui représentent des tendances politiques générait
trouvent prêts à gouve r la nation d'accord avec ces
tendances, pour autant que les circonstances pei mettent. En un certain -«mis, et pas du tout néci Bsairement dans le mauvais sens, ils sont opportunistes. Le rôl< des hommes d'Etat iliin- une démocratie est tout autant de précipiter, de cristalliser l'opinion publique et de la mettre en formule, que de la créer. Le bul prochain desdeuxgrands partis esl d'arriver au pouvoir ; partant, ils ne défendent plus d< - principes abstraits. Bans B'occuper de leur |><ipularité. Ils ne mettent en avant que les projets qui ont .m moins une chance raisonnable d'être immédiatement
eillis ; el dès qu'une politique devient impopulaire pour «If bon, ils l'abandonnent. Les deux partis, inut en maintenant le contact avec certains éléments essentiels de leurs rangs, — par exemple, les conservateurs avei
ise et la propriété foncière, les libéraux avec les non-conformistes et les adeptes des idées radicales, — les deux partis tendent à se rapprocher du centre de gravité politique. Tout cela ;i son bon el son mauvais côté. Le mauvais côté ost suffisamment évident : 'est la substitution du succès aux principes, comme luit el lin de la \ i>' publique. Tandis que le bon côté se trouve dans le fait que les chefs politiques s'efforcent de réaliser au tant de leur programme qu'il est possible, au lieu des'al tacher obstinément à des idéais qui ne sont pas susceptibles de réalisation. Cet état de choses tend à favoriser, sur les points qui snnt essentiels dan- le gouvernement, un accord populaire auquel aucun des principaux hommes d'Etal ne demeure étranger, el il tend encore éliminer de l'Etal les éléments irréductibles >'t révolutionnaires! I )
(1) Dr Hedlich, que cet aspect de la vio publique en Angleterre
Mi PAH1II-: — Il sï-iimi Dl PARTI
/ ■i,rts il, parti iliititi/fiii fréquemment <lr tété, — Il y « rin-oiv un autre phémanène, qui paratt au premier .4 1». »nl t> • tit à fait iueompatibfo et m contraste nago-» lier avec l'influence de parti considérée comme ne des forces intervenant dans l'œuwe législative, 1 1 av.-. la proportion des votée de parti à la Chambre
I ommnnes. ( 'est le grand nombre des hommes a qui, pendant le \iv Bièote, ont changé le parti, sort de principes au neuve de Imm \ l'exception de lord lohn Russelt, hi-iaeluh, lord Salisbury et M. Balfoor, ou peut dire que presque louâtes ministres les ['lu- Fameux, depuis I s:t2 jus- (|ii i l.i lin Mu atèofo, mil opéré l'une on l'autre do eos conversions. Sir Robert Peei lit passer denx mesurée de la plu- hanta importance politique en opposition avec convictions qui avaient d'abord été les Biennei Lord Palmeraton fut longtemps ministre conservateur, et plus mps encore ministre libéral. Lord Stanley et sir Jamee Graham changèrent tons denx dé coté, ce dernier même avec une rapidité de caléidoscope. Grladstowe, après avoir été ministre du haul torysme, devrâfl le plu- fameux des premiers ministres libéraux. Lord Har Imglon ei M. Ohambei l.i i ii passèrent tous deux d'une situation prépondérante dans des cabinets libéraux à un rôle énergique dan- des ministères conservateurs, Bt pourtant, dans la plupart les cas, ces revirements n'appelèrent aucun blâme; Bonvetrl même ils ne cau>
a vivement frappé, observe que les véritables grands ifl communs de la natii uatraiie aux luttes de parti, et que
■i portent sur des divei au injel son pas
de principes fondamentaux, muis de i|iiPK(inn,( concrètes. Il enveloppe cette Vérité drin- un parsd loi tfOS PAngli lèfle son syati ne di gouveroetnent (Js parti pur un cabinet parlementaire, grâce nu fait Qu'elle n'a pas île partis, dans le sens continental du n det Englù I irismui, pp. 157, 158 Dam la P (he Rouit . I. pp. I2t, i
■ i Cei ne ie rapporte qui la cartièn de Dlerafifl au Parie- ■
Ci L*, \\w. —i\! M i-vm i 111
ni i l un auteurs qu'une perte momentané* 4e leur inlorité. D'ordinaii >•, le char iïm io" i
■m i uptin <■ dans le parti, mais poor qui I [m s un», teh Stanlej •! «irali.rii. ce fut viriu. Il -tin-iii une personnelle.
' u/ cet changement* possibles. — Or, M semblables transmigrations des chefs de parti i pas incompatibles en réalité avec h rigueur des liens de parti v> les partis étaient fondés sur des différence* de race on de croyances politiques on religieuses) un i h. m. s ut de parti sérail une apostasie el
n'irait pas Bans la perlé de l'estime publique. Mais conamc les partis inglais sont en vérité des instruments de gouvernement, un homme d'ï i il s'associe a l'un ou à l'antre, non parce qu'il s'y rattache par une conviction inébranlable, mais parce qu'à lout prendre, il es*
tu fue la balance des droits penche de ce côt<
c'est pourquoi un petit événement peut Burvenir, quelque question nouvelle peut se présenter, qui provoque une divergence d'opinion avec Bes anciens amis el qui lasse pencher la balance de l'autre côté. Aussi longtemps qu'il appartient a un parti, il doit le suivre, il doit sacrifier les questions secondaires au résultat général; mais du moment qu'il n trouve plus d'accord avec l'ensemble de la politique de son parti, il doit rompre avec lui et reprendre sa liberté. Il n'est plus tenu de sacrifier ses idées sur nu point quelconque poni l'amour de l'entente : aussi est-il p issé un proverbe que lorsqu'un ministre se relire d'un cabinet, son désaccord avec ses anciens collègues s'accentue, el on le voit les combattre but maintes questions où il aurait gardé le Bilence, s'il était - a pouvoir. Pourtant, dm- le
systè rigide de deux partis, il doit bientôt ou rentrer
dans les mêmes rangs, on rejoindre l'autre parti, bous peine de perdre toute autorité. Il ne peut donc y avoir que deux partis à aucun moment, si le régime parlementaire Fonctionne normalement : unis étanl donné qu'ils existent pour des lins pratiques, chacun d'eux
Ml TARTlt. . - I TABTl
:ision, les «tituent
: t à part jusqu'à un certain la t< vient \> le que la
le lien se rompt et ut . >ur
juelque ;>ar l'autre
par - :;»ent faillie quelle
ublique. S - -
aucun malen- urne une trahison, m sultat de la na-
• la poli I ne
que les par' . upes d'hoiunu-s uni-
eu\. - - mmun de pi
- de
. i'unito
e fait aussi qui permet à un chef de
changer d-, SanJonner s -
bien qu'avec la '-..:: des Communes, avec l'accentua parition d'un terrain de négociai
- . - .nent plus - nir;
ma •• incompatii - la for arti
dans le - nt. en un sens, la
i II M'Illil. WW I
-■ ILLATI0H8 POLITIvUE"»
/ nation o <. — Là "U les parti-
sont I - - mime dans maints pays du continent, -ur la religion "ii la race, ou sur une différence fondamentale 'le points '1" vue politiques absolument in> liables entre eux montrent constants
leur fidélité, et, pai [uent, les partis su-
it peu de fluctuations dans leurs effectifs pour de g ies périodes de temps. La même - .rantit la
solide phalanf nationalistes irlandais. M
Grande-Bretagne el en Amérique, où aucune barrière inhissable ne divise les partis et où ni l'on ni l'autre sont bien éloignés dn centi ivité politique,
questions courant.- et ordinaires suffisent à détacher maintes i" rsonnes du groupe avec lequel elles ont voté à la dernière élection, et i 'est pourquoi les fluctuations de parti sont étendues et rapides. De fait, on obe en politique une oscillation presque si régulier»- qu'on
-'. venu à l'appeler le mouvement de pendu! il est possible d'expliquer chaque élec-
tion en particulier en invoquant les circonstances qui l'ont entourée, la nature des question- la popu-
larité des chefs et l'état de pro-périté ou de crise des af-
122 dbuxibms pabtik, — lx systbmi di parti
a oe moment; et pourtant, !• >i ~<ju.- les oscillations politiques ->• répètent d'une Façon régulière pendant une longue période de lemps, ne peut-on pas en conclure justement qu'elles ont une cause durable, el que la maoière dont se présentent les questions immédiates est elle-même le résultat de celte cause? Non point qu'une
le tend ince à l'oscillation Boit la cause dominante. Elle n'est tout au plus qu'un des nombn us fa» leurs de la politique, et il«' même que d'autres facteurs, elle ne peut avoir ses effets normaux que pour autant qu'elle ne soit
mtrebalancée par d'autres Forces. Les oscillations qui poui raienl se produire avec régularité en temps ordinaire,
seront naturellemi ni tout à fait inter ipues chaqui fois
qu'une question capitale Burgira, i I l 'est pourquoi il ne faut pas b attendre à les voir quand la natii it aux
- avec un problè l'une gravité exceptionnelle
ou qu'elle se trouve dans les angoisses d'une grande guei re. Elles sont cependant asseï impoi tantes pour mériter que l'on b'j arrête, si elles réagissent d'une manière
ble sur la politique courante ilnr.mt lc> périodes de tranquillité.
/ itea oscillations périodiques. — Leur histoire. — Or. il semble qu'il y ail en Angleterre deux espèces dis tinctes de Ductuations politiques, que l'on pourrait comparer .m changement des saisons et à l'altern ince du jour et de la nuit, <'ii au Flux et reflux des marées et aux vagues >|ni rident la surface de la mer. Sans reculer jusqu'aux époques de commotion violente, il <,vt évident que dès Ductuations lentes et prolongées ont existé en Angletei re .m moine depuis la mort de la reine Anne. A partir de cette date, le pays fut \\ hig en majorité et gouverné pai Les Whigi pendant plus d'une génération. Puis, après une période d'incertitude, les Tories prireut le dessus et, sauf quelques brefs intervalles, il> conservèrent le pouvoir depuis l'arrivée de l"iil North en 1770, jusqu'au ministèr du comte G rey eu 1830. Le lourdes Whigs, qui s'appellent désormais les libéraux, revint de nouveau el ils conservèrent la majorité pendant à peu près une
< h w. wwi — - . |28
aération et demie I i mule interruption sérieuse dans
leur m.-u. h>' ascend inie fut le ministère de -ir ltnl>ert P • r l>ien que les querelles int. ^tit» ix mhwdI trois fois permit m oonser [ir.Mi.iro le |i..iivhii, aucun de ces i .ilun-t- m se trouva. >■ «iiii-tm par ntT' majorité m m Parlement ni dam lana- \'int alors one noavelle période d'incertitude, qui
fois durs ,n- environ, et api i.lescon-
iteure formèrent le parti dirigeant d I >t, depuis
|. il „ir fîulr H, il de 1896 jusqu'à l'élection de 1996. I! B 'était opéré un véritable ment d'opinion natio-
nale et, durant nue vingtaine d'anui r ■ t de
f-mil fut aumi distinctement conservateur qu'il tvaitété
I a ane époqw antérienre i Le p
«il manifestement déplacé I» lSl" i !870,on pouvait supposer presoui crainte de se tromper qu'un savant on un lettré anglais était un libérai : à partir de 1890, il fut dans la plupart
- an unioniste. El ce revirement n'ont pas uniquement pour cause le lnll du // R . Un •• attentif aurait pu le voir venir avant qu'on M put croire a la possibilité d'un projet pareil. Il mirait pu le remarquai eues les étudiants d'Oxford, car bien qne le km qui «Ifmine dans cette université soit toujours coi - ir,< <•pendant, un groupe «le conservâtes tionneMemenl
:i-n\ se développa parmi ces jeunes gens longtemps
// li-, h mil : et de la morne manière, la pré-
di. lion d'un revin nient de l'opinion nationale en faveur
rux fui tirée de l'attitude des a les près
jeunes dans les rangs universitaires, plusieurs ai
avant l'élection de 1906.