‹ Le gouvernement de l'AngleterreChapitre 17 sur 191 · M>IMM |i| I' VU I I · texte numérisé non relu

M>IMM |i| I' VU I I

la .ncrii', al c'est une i ir. onetaa< e qui toujours renforce momentanément le miaiatèrc qui gouverna ; aoaai 1rs

i \ alaura ûbtinrent»ila um majorité à peu près aussi

es qn'anparaTant Enfla l'élection «lu l'.HHi nunenu

.m pouvoir las libéraux avec «K-^ forées é< rasantes, \m>i

liiui élections tténéralea depuis oeUa qoi

suivit immédiatement L'exteaetoa du suffrage ea 1 s « • T -

saut doux, onl amené un thangement as

iritéàla Chambre das Coiumunea ; et du ces «l«'u\-l.i.

l'une M'- donna de majorité à aucun <l«'> deux grands

partis, et l'autre fui lieu an pleine agitation de la guerre.

Il aet vrai que pendant une vingtaine d'années après IH8ti,

uéraux n'occupèrent la pouvoir qu'une seule fois, at encore avec très faible majorité; mais il ne faut |k«s oublier que !«■ courant <!<• t « > tui allait se retourner oontrs eux. Le reflux '!<• la marée peut empêcher une vague d'arriver aussi haut que s'il n'j avait point de marée, m. h il u'empèohe pas la marée d'avoir des vagues i sa surfai L «il que les libéraux purent même obtenir une majorité pendant la période da la |>lu> brillante prospérité >lr> eonservaleura et .« an moment ou les passions sur le Home Unie étaient encore ardentes, est un exemple frappant delà manière «l«>ni oseille la pendule politique.

Cause* <l>s rapide» oscillations politiques. — <»u peut Lrouvei diverses raisons de cette tendance à cbanger de

dans chaque élection générale i ). La première qui s'offre .i l'esprit, c'est qu'un corps électif ne représente que très imparfaitement oeux qui l'ont élu. Le gouvernement représentât! I n'a pas plus été une panacée pour t. .h- les niaux de la société, qu'il n'a fonctionné à l'en-

satisfaction des électeurs. Or, ce qui est vrai da l'ensemble du corps électif est également vrai des partis qui

i La m..' nu: tendance i 9i pai uur analyse

consciencieuse, mais peut-être un peu Imaginaire, .Ich élections dans les dilferents Ktats, l'auteur a essayé de montrer ijue cette tendance provient d'une répulsion contra le parti au pouvoir. Annal» 0/ /'" Auur. Acod. (<\ ïulilital S KMI, juillet lbtW.

' ii.ii'. \\\\i — il- OaCILLATMMN MUTHHJW 1-7

instituent. La majorité parlementaire ne n Qète mi r\.n ■it-nn nt Las viir.s .lu ji.ii n dont elle émane, el le net »<• piui p.!» représenter intégralement les diverses nuances d'opinion qui existent parmi ses partisane. Bref, 1 • • i -• | it ti ii (i.irti arriva an pouvoir, ioa acli

un.- large maaara guidée on rateoaa par une fraction de Bea membres, el cala Fail naître des mérnnlfnlo

il.ui* -'.•-• i'ui- l'arl.iiil. il \ ,i toujours un certain nombre de gène qui pensent que lei députés qu'ils om sou- !tuu> na eoiraapondenl pas réellement à leun imntifintn al qui, a l'éLaclioa -un sjfte»sooJ pn ta à \ otai pour l'autre parti ou à a'abeteair complètement.

11 faut ausai tenir compte de la théorie propos* e i'.umi 1 1 «■ 1 1 1 \ \l un.' pour expliquer comment il arri souvent que le peuple suisse rejette les lois votées p i repréaentaats. < lai écrivain remarque i|u'uu nomme peut fort bien approuvai une thèae politique lorsou'eU énoncée en termes généraux, el trouver ensuite, quand alla a pasaé dans les kermès précis d'une loi, quelle i. nui' .i beaucoup de ctioaee qui sonl de nature h déran-

-■■- pi éjugés ou ses intél •>. <Juoii|u'il en soil de celle explication pour le phénomène suisse, ce prinoipe s'applique en Angle) où tout homme qui esl mécontent d'une Loi a la lib< rté, lors de l'élection suivante, ou de rester chez 9oi ou « 1 • voter pour le candidat adverse el d'abandonner ainsi son parti, parce que celui ci a Fail la chose môme que I leur l'avait aidé à accomplir.

Une antre cause importante de l'oscillation politique provient de la tendance du gouvernement au « paternalisme ». Le grand accroissement* >les fonctions >le l'Etat el la croyance générale à la possibilité de i égénérer Le monde par dûs procédés Législatifs el de fabriquer ce que mon ami M. Joseph Lee a appelé » la. droiture de par la loi , telles Bont Les circonstances qui, avec Les i agences de la lutte politique, ont poussé les élei Leurs à attendre et le*

io frptUar liwemment, p. U7.

I^ i;l\UMi: PARTIS. — II: m-hmi: Dl PARTI

pai ii^ à promettre plu- de choses qu'aucun gou> ornement n'en peut accomplir. Lea espérances qu il est impossible de réaliser engendrent naturellement des déceptions, et le public, toujours a la recherche d'un bouc émissaire, rejette !<■ blâme sur le parti au pouvoir et m tourne vers -«•ii rival, quitte è recommencer bientôt la môme volte-

Analyse <l<- ces revirements. — Dans une élection or« dm. iin', un quart environ des circonscriptions changent de côté, mais ce ne sont naturellement pas toujours les mêmes, car peu de circonscriptions éprouvent l'effet «l«-s illations rapides asses Fortement pour changer de parti à chaque élection. De 189S a 1906, il y en a eu seulement 27 dont les re\ irements ont correspondu exacte* mi ut .1 a u\ de la majorité au Parlement. La transformation dans l'ensemble des membres de la Chambre des Communes est donc le résultat d'une Bérie de forces qui agissent de différentes manières sur les circonscriptions : celles ci subissent telle action, celles-là telle antre ; certaines n'en subissent aucune assez fortement pour changer de parti ; beaucoup sont poussées très irrégulièrement par des influences locales ou autres, tantôt dans le Bens du courant général de l'époque, tantôt dans le

as contraire t l .

(3) Table des revirement* par circontcripliont. — Lu table des ultats des oscillations dans les circonscriptions de comté et de bon inde-Bretagne depuis 1885, lut voir, d'un coup d'œll,

les fluctuations qui se sont produites:

Table vil

ortDl libértlei | oi«rf alrfooi ; toUl dei nvli I 170

, 42 » » » » » » ~ri ... 4 ■

On n'a tenu compte dans cetto table que des élection» générales <;t l'on a nc>;li^é les élections partielles. Les bourgs à deux députés ont été comptés comme deux circonscriptions distinctes ; les députés du travail, des rroften cl autres du môme genre, ont été

I m vi'. XXXVI. — I ILLATIONS POLI I 29

Quelles sont les circonscriptions qui changent ? — Si noua • herchona à découvrir de quelle espi ■ ■• Boni I - i irconscriptiooa les plus accessible .mx influences qui dcter-

• I les unionistes libéraux ; irmi les

nrs. (.es résultats sont approximatifs, car tiennent compte que <lu député élu, même dans les cas où il n'a recueilli que la minorité îles suffrages, tandis que la majori partageait entre deux autres candidats.

quera que l'éleotion de 1900 fut anormale, i a nombl us changèrent rlo parti, — au del i

en plus qu'à l'ordinaire, — mais les revirements se produisirent en nombre à peu près égal dans les deux sens : la guerre avait enrayé l'oscillation du pendule. Bu 1906, au contraire, par suite mulalion de la tendunce, ou d'une oombinaison de l'oscillation lente avec l'oscillation rapide, il se produisit un revirement exceptionnellemeni accentué.

Il n'est pas sans intérêt de classer les diverses circonscriptions suivant leur disposition nu revirement. De l'analyse des élections des dans les 560 circonscriptions de comté et de bourg <!>' ■ pour les six élections qui ont eu lieu de I •ut, ilap ["conscriptions, c'est-à-dire

lu tiers, n'ont subi aucun changement pendant toute lo. Sur ce nombre, 108 demeurèrent ooo -

une lia di otland de Liver|

tionaliste irlandais.'. A peu près la même quantité èproir.

ni mi en partie l'effel de l'oscillation lente, et de celleilemenl. Cinquante-cinq l'éprouvèrent pleinement, ca devinrent conservatrices en 1886 et resteront attachées à ce parti jusqu'. inrent libérales. D'autres

ne ressentirent le mouvement que dans un seul sens: vingt-cinq devinrent conservatrices eo IS86 et le restèrent définitivement; quatre-vingt-quatre autres, qui étaient conservatri ut de

cette période, devinrent li "ur lu première fois en 1

I effets des oscillations rapides sont plus complexes et plui difliciles à classer. Nous avons vu que vingt-sept circonscriptions ont suivi exactement les iranslormations de la majorité au Parlement : elles changèrent de parti a chaque élection. Chose étrange, la division nord-ouest du Lanarkshire lit précisément le contraire; la viotoire des conservateurs en 1906 y fut due au parles voix entre le candidat libéral et le candidat du travail. Onze autres circonscriptions changèrent à peu près oomme la majorité à la Chambre, mais elles passèrent aux libéraux en LU lieu de l'JOti. Beaucoup d'autres ont 'prouvé partiellement la tendance aux changements rapides. Cinquante circons- Lowell II 9

Ktl US PA«m — il- R r vu il

minent If.» oscillations politiques, nous les trouvons plus difficiles ■ classée tpa'eo es pourrait !<■ croire Ainsi, dans te sont are des disiriets où les rerire nts ont suivi exactement ceux de la majorité à la Chambre des Communes, on ren des bourgs de la métropole, de grandes et df petites villes industri les, des ports de mer, des divi- [é adonnées surtout ;'< l'industrie H aux mines, un vieux chef-lieu ds comté et une quantité de divisions de comté ayant un caractère exclusivement ou principalement agricole : bref, des localités de toute na- I melyse serrée des différantes espèces de circoascri plions et la comparaison des résultais de caaeuae d'elles ■eaoraaot d'en tirer aucune conclusion pi I

copiions, par exeuiph . sot afcangé de parti pour «me seule élection et eoot sosoita : leur un.

banu.ir. ; et r

• s qui eut lieu dune l'élection anormale de 1900, Turent tous d'accord aveo le changement de lu majorité au Parlai ! i. quinze de ces circonscriptions ne furent conservatrice*

I, et trei?.. wngt-

cinq autres passeront de Brvataura dan» l'élec-

tion i eus llbiraui en 1009. Cel.i

aussi en harmonie ■ parles b la Charnier. .!■•-

i unes, et, en tenant compte de la nature de l'<

m formai! an effel qu'une seule <>i*ci dation. Quatorze autres circonscription» ohangèreat plus fréquemment de roté, et toujours, sauf a l'éleetion de ! il dans le sens de l'os-

cillation du pendule politique. Enfin, une quantité de sièges éprouvèrent plus ou moins et l'oBeillation lente et la rapide. ze circonscriptions con- mple, devinrent

. h r le sanl Parlement de 1892-1886, setoaraèreat alors au parti eonservut'-ur >[ repassèrent de nouveau aux libéraux en trois autres devinrent DOneervatriasi en I****'' et retourneles aussi, au libéralisme, pour le Parlement de I 11 ne nous reste d<nc qui IptiOM, sofi

moins d'un dixième, qui ont changé sans régularité, parfois suivant la tendance dominante, parfois, sous l'action d'inlluenoes locales ou autres, dans le

wee l'aide du Dr B. I». l'it. . aotastlenisat professeur a l'université Yale, nous avions rangé lot divisions de comté en etoq classée eVaprèe l'importance 'i'- leur caractère agricole, industriel ou minier ; le» bourgs foreat répartis en grande» et p«-

CIIAP. XXXVI. — I.KS OSCILLATIONS POUTIQCI I II

Sans doute, >>m rem trque certaines . I î il ■ '

oaux, par exemple, sont très mobiles . leur < > j<i ni< • n politique dépend de questions concernanl l'emploi d'ouvriers par l'Etat; mais ils Formenl un petil ijroii part el asseï singulier. On observe encore qu conscriptions qui sont demeurées libérales en permanence se trouvent surtout parmi les bourgs industriels et les divisions des comtés principalement occupé l'industrie el les mines : tandis que celles, <'ti deh< Londres, qui sont restées fidèles aux cou rs ri

composent surtout des divisions de romté a . Il y

a cependant des villes industrielles qui ont roté pou conservateurs pendant toute la période, et des districts ruraux i|ui ont tout aussi régulièrement élu des libéraux . et l'on trouve >-n. ore plus de in onscriptions de l'ui de l'autre espèce qui <>ni plusieurs fui- changé de i

I n somme, on dehors du fait que les divisions de comté adonnées i l'industrie el aux mines uni montré - ince d'opinion politique plutôt exceptionnelle, on m relève pas de variations assez marquantes dans la Fréquence des revirements pour pouvoir formuler une théorie générale sur la sensibilité comparative des différente) •' circonscriptions aux fluctuations de l'opinion politique.

\u total, le proportion pour cent des sièges de i ha que espèce qui sonl demeurés en possession du mên c parti, nw de ceux qui ont changé de parti une, deux, tro quatre Fois, est étonnamment uniforme : el la conclu- •|ii i sim pi ■-.• . c'esl que l'An- rujonrd'hui est

homogène uu point de vue politique, Les i lisi ns qui inlluiMit sur une partie du pays louchent ég ilemenl les autres; celles qui agissent but la population des villes fout le sa ème effet sur les habitants des campagne I I

tilc* villes industrielles, port? de mer, areeaaux, villégiaturas, i ohefs-lieuz de comté et districts farinés d'un -. Les bourt;- de la D ôlri pi le lurent rangés dans une catégorie h part. Noos avions dressé In statistique des résultat cinq dtrnières éleotion géaérales 'tans chacun de ces endroit?.

i ri \li Ml PARTIE. — n BYSTKMI DB PARTI

le choses est dû en partie au développement dos journaux à 1><>h marché, et en partie au fait que la communauté nationale est constamment travaillée par des partis politiques, qui préparent l'esprit du public àrecovoir les impi s courantes et qui s'empressent de

mettre à profil chaque phase nouvelle de la \ if publique, jusque d.iiis le plus petit hameau du royaume.

Catégorie des électeurs qui changent de côté. — Bien que lesdiverses espèces de circonscriptions ne soient pas Bans an. il. gie dans leur susceptibilité de revirement) il nsuil pas que le même caractère Be retrouve dans -.ii.-s d'électeurs qu'elles renferment : et il est intéressant >l>' rechercher a quelle espèce de personnes appartient la responsabilité du renversement d'un parti et de la victoire de son rival. Ce résultat peut provenir soit de ce que les électeurs qui précédemment ont voté avec la majorité, Be sont simplement abstenus, soit de ce qu'ils onl effectivement porté leurs buIIi de l'autre La première de ces causes est probable-

ment commune à toutes les classes de la population, mais il n'en est pas de même de la seconde. \ défaut déchiffres recueillis pour plusieurs élections en Buivant, dans une série de districts de vole choisis de manière à prendre isolément certaines catégories d'électeurs, la meilleure indii ation a i - Bujel est l'avis des organisateurs de parti, .1 qui il incombe de savoir comment uni voté les électeurs inscrits sur leurs listes. D'après eux, les électeurs qui changent de côté appartiennent surtout aux classes ouvrièresetà la catégorie des petits boutiquiers. Les membres ordinaires d'un parti, disent-ils, peuvent bien s'abstenir, mais rarement ils volent de l'autre côté, el en Angleterre, presque i"iis les hommes instruits ou aisés i .1,1 membres d'un parti. Sauf dans le cas «l'un grand

schisme, comi telui quiéclata lorsque Gladstone dé-

rendit le Home Hule el qui déchira tous les rangs de la

oucomm lui qui surfit à propos tic la question

le, la i lasse supérieure et la classe moyenne paraissent être 1res peu mobiles en politique.

CHAP. XXXVI. — i ILLATIOMS POLITIQUES 133

/ < universités changent peu. — Assurément, les ) dues universitaires semblent, en règle générale, 1res constants envers leur parti. M.>i> les sièges d'Oxfonl et de < '. . 1 1 1 1 1 > 1 1 . 1 ■ • n'en donnenl pas la meilleure preu>

inciens étudiants qui sont entrés dans les ordres maintiennent leurs noms sui I 1res eu proportion

infiniment plus grande que les autres, de Eorte que le BufTrage parlementaire de ces universilésexprimesurtout l'opinion du clergé de l'église anglicane Nous avons déjà remarqué qu'un changement dans 1rs idées politiques des jeunes gens qui Fréquentent ces universités esl lepré« d'un ri virement dans le s intiment national ; mais ce mouvement n'atteint qu'une petite partie des gradués inscrits, et il faut le considérer comme une indication, plutôt que pour l'effet direct qu'il pourrait avoir sur le corps électoral universitaire. Le caractère ecclésiastique de ces listes d'électeurs ne s'applique cependant pas aux universités de Londres et d'Ecosse; >■! pourtant, de

1886 à 1900 inclusivement, elles nom renl à chaque

élection des conservateurs ou des unionistes libéraux • 1 1 1 î lurent élus >,uis lutte ou a une majorité écrasante. En 1883, l'université de Londres «'lut un libéral, et pour le siège d'Edimbourg et Saint Andrews, le vainqueur ne 'l'emporta que de 1res peu ; mais depuis lors jusqu'en 1906, aucun candidat n'eut de chances de succès dans aucun il'' ces endroits à moins de se rattacher aux / ries\ à ce moment, le candidat libéral pour l'université de Londres ne lut battu que par trente-quatre voix, et ceux que les libéraux el les unionistes libre-éi bangistes avaient présenti 8 dans les deux universités écossaises y recueillirent un chiffre assez considérable de suffrages. Il semble donc évident que les gradués universitaires s ins rire à l'épreuve de tout revirement, sont peu sensibles aux oscillations rapides qui Be produisent dans des élections buccbssh es.

/.// Cité de Londres. — Les élei lions de la Cité de Londres montrent avec tout autant de clarté que les intérêts de la Bnance Be déplacent peu en politique, car il

l>U XU \u: PARTIE. — l.i: SYSTEM I DB r mm i

j a longtonips que la Cité est conservatrice à une énorme majorité, el de 1885 à 1906, aucun libéra] ne s'est avieé daller) disputer un siège Sans doute, il est avéré qu'un rum,l nombre d'industriels et d'hommes appartenant aux couches supérieures de la classa moyenne et <|ui avaient toujours voté pour les libéraux, se rallièrent aux unionistes eu 1880; m. us. de l'avis de personnes bien placées poui en juger, ces catégories d'électeurs, en temps ordinaire. Boni constantes dans leurs opinions politiqm b.

P > t bourgs de la métropole. — La théorie

- its activement mêlés à l'organisation des |>arli.-, à savoii : qne les électeurs qui changent décote d'une élection .i l'autre appartiennent surtout aux range les plus pauvres de la société, se trouve conGrmée plus ou moins par une élude des bourgs de Londres. La plupart irconsi riplions renferment des électeurs de maintes espèces, unis dans une grande ville, les riches et les pauvressont séparés en quartiers différents. I aa vaste métropole, divisée comme Londres eu Boixante dis- Iricts pour l'élection des membres du Parlement, offre une occasion exceptionnelle de comparer les résultats d'endroits habités par des catégories distinctes de population, al il u'esl pas douteux qu'à Londres les circonscriptions ouvrières n'aient montré, au total, une plus grande tendance qne les autres à [oscillation politique.

Un danger à préooir. — S'il est vrai <i u i ls appartiennent aux classes les plus pauvres, les électeurs dont ^virements d'opinion déterminent las résultats des élections, et b'U est vrai encore, comme on l'aaaurc parf'ii^, qu'ils se retournent contre le gouvernement parce qu'il ne leur a pas donné ce qu'ils attendaient de lui, la situation alors, n'est pas heureuse ; cai cela signifie que ml de plus en plus tentés <lc se dépasaei l'un l'autre en courtisanarie auprès de ces électeurs. Pareille tentation constitue undangerdan tout Etat, mais surlont dans un Etat parlementaire, où le pouvoir que les

I il W. \\\VI.

SCIL1 lll"\- P 'l.l 11"! I -

. exercent sur lei i i ïforl [">ur permettre

aux chefs il>' parti d'exécuter leurs promesses et pour qu'il Boit possible de les rendre effectivement responsables devant le corps électoral, lorsqu'ils ont manqué ments.

i.ll M'Hlsi: XXX> Il

l l - i- vu i l- IAI- rANTS

Absena de larges contrastes. — Les philosophes d'une époque moins satisfaite de soi-même aimaient s retracer l'impression que Le monde de leur temps aurait faite sur l'esprit <l'nn Bage persan, intelligent mais ingéni 9 celui-ci s'en prenait d'aventure à la politique anglaise courante et tentait de découvrir les différences essentielles de principe qui distinguent les deux grands partis, il se trouverait Bingulièroment perplexe, i \ en juger d'après leurs noms, pourrait-il dire, je présume que les libéraux sont leparti du progn '•>, <•! I>> conservateur*. hostiles à tout changement. J'ai bien entendu dire qu'un jour l'extension du suffrage fut réalisée par un ministère tory, d'une façon inattendue queje n'ai jamais comprise : mais assurément, les autres réformes organiques, celle, temple, du gouvernement des comtésen 1888, doit avuir été l'œuvre des libéraux, e1 les conservateurs l'auront combattue comme étant une loi insupportable. Pas du tout ! Comme c'est étrange! Peut-être les partisse

divisent-ils SUI des pr< <1>1<-Iius sm-iaux, quittions l>rù-

de ce temps ? Les libéraux favorisent sans doute le- lois Bur le travail et les expériences mi -socialistes telles que les industries municipales, tandis que leBcon-

CHAI'. XXXVII. — LU PARTIS i\i-i\m^ I 11

lervaleurs les condamnent. Quoi ".' Me trompé-je denou- \ , lu ? Faut il croire que les deux partis approuvent ces mesures et qu'en fail c'étaient autrefois les libéraux bien plus qne les conservateurs, qui Be méfiaient delà pro-

q ouvrière? El pourtant, il est impossible qui je me

tromi il supposant que lés lois Bur des objets de ce

genre doivent avoir été proposées par l'un des partis el combattues par l'autre ; et qu'un parti de principes Bineères doil logiquement défendre ou repousser toutes les mesures d'un caractère Beroblable. Est-ce une croyance

ieuse qui distingue les partis entre eux JCela, du moins, je le comprendrais ! Les conservateurs veulent peut-être étendre à l'Ecosse leur église* établie >,etles libéraux ont juré de la « désétablir i en Angleterre. Non! Boit. Les conservateurs s'appellent le parti impérialiste. Les libéraux, que l'on traite de « petits anglais i, veulent s.uis doute qu'on diminue l'empire en abandonnant l'une ou l'autre possession britannique, tandis que les conservateurs se déclarent pourune politique >\ annexionpar \ < ■ i e deconqnèle, ou du moins se montrent soucieux d'ob

s'unirplus étroitement avec la mère-patrie. Y.iu-. dites que les deux partis parlent d'instituer un organisme politique commun pour tout l'empire, et qu'aucun des deux n'a été capable de l'inventer? Comme

singulier! Il y a des paquebots qui traversent la Manche, n'est-il pas vrai ? Je crois que je Ferais mieux de commencer mes observations par quelque pays où lu politique soit moins difficile à comprendre ». El noti isage

insulter l'indicateur Bradshaw, de «donner un coup de brosse t à son franc lis et de s'en aller.

Cette situation n'est pas en contradiction avec la fréquence des voles de parti. — Nous avons vu que la rigueur avec laquelle les lignes de parti sont tracées au Parlement et la Iréquence des votes de parti qu'on y rencontre, n'indiquent pas dos différences fondamentales Bar les principes. Au contraire, -i ces différences étaient trrs profondes, le parti au pouYoirne se retirerait pas au profit de l'opposition lorsqu'il est battu sur une question

\n. PARTIS. — il. mmimi: M 9 viili

• I ai n'affect principes. Si bo \> >- ou au 1858,

pu exemple, 1m eonsorvateurs s'étaieni déclarés en la- \.-ur il une politique révolutionnaire, il n'est pM rablaqne lee libéraux leui auraient . .-.!.- l.i placi .-■• .1 mu' défaite >ur h- lull Jf réorganisation de la miliee <>ti sur le projet modifiant La droit pénal en matière il.- i Dinpluis il a.-- ■» — ■ i il .« * . Mal- m m i cabine) a abandon' nuit pas le pouvoir après avoir été battu sordes questions qui ne sont pas (oodamentalM, ses partisans se divisei.niii plus facilement sau de telles qneotioM cm ils ponrraieni Le laire sens mettre ea péril leur but capital. C'est même parce que Lm partis ne sont pas pari-- par un large fossé, que l'un dM deux peut, mm choc pour l'Etat, aseunor le gontv ornement quand l'antre se trouve dans L'embarras ; el c'est L'aporéhan gion i oMtante de ce nhangamanl de ministère qui lait que !'• parti au pouvoir agit en unité el s'efforce d'éviter toute défaite. Ainsi donc, Les conditions mèoMi qui <•"iivnt la Eréquenee des votes de parti el qui obligeai Im partis à prendre nne attitude très nette suc If* projeta en discussion, proviennent du lait que Uni- psineipM je» nésaux m tonnent pae un contrasta violent el damenreut, dm conséquent, souvent ebeonra. Dana eartatM pays du contiaeat eunip/en.uu la .iMy.un-.ilr- parliscst définie d'une manièce |i ara rapporta as/M Lea qjeaa. ti ma conrnntM peuvent prétei •> i onfuaion. D>'uotre part, ans Etats l nia, eé le régime pMtesnontaire a'eaiete pae, lee principes .1.- parue, tout coauae Le*M altitude snr certaines questions déternunéee, sont parfois imprécis, Mais en Angleterre, il .-si impossible de m méprendm Ma l'opinion dM dam bancs du premier sans a L'Agiwd de tous im billa impartants, tandis qu'il est difficile d'o» n ou. ar d'usé manière préeise leurs peinoiDee politique . • aérann.

Il y ■ garlifuen Mméon, on trouvait truie partis au l'.n lemeoi . Lm i eAMivatears qui m aient abaoriM* laa mùonieb - libéraua ou s'étaient amalgamés av.-.- son, Im lî-

li.'rau\.l l.-s nationalistes irlandais. Mais .1 la di-i uni .•

I n.vr. XXXVU. — LIS P IRTIS

■ mi, les députés du travail sont devenus tell,., n inibreux qu il faut les considérer, du uhmii> momentauémeat, comme un quatrième parti dans 1 Etal et .1 L Chambre di - imum - Ni us allons

irJ le programme politique de cb icun de 1 • et ensuite les éléments de la nation oui les comp

/ clauiqu* des partis. — May, au commence-

ment de son chapitre sur ce sujet, expose très bien L théorie classique des partis en Angleterre.* Les partis qui ont réuni les Anglais, dit- il, uni représenti principes cardinaux de gouvernement : d'un l'aalorité ; de L'autre, Les droits et les privilèges 'lu peuple. Le premier principe, poussé .1 k'extrêmi

drait à l'absolutisme ; Les ml. .1 La république. Maù

lorsqu'ils ir~t.Mii dans de justes limites, il- sont t.ius deux nécessaires au bon fonctionnement d'une constitution équilibrée. Chaque (01- que les partis ont perdu de

s principes pour s'attacher à des objets moins dig ils ont dégénéré en factions, 1 La même idée se retrouve dans Le contraste bien connu que L'on a établi entre un 1 1 un pai ti de L'ordre ; et elle offre

une analog troile avec la comparaison d>- Macaulay,

où il représente deux partis éternels, reliés pour t.'iijours par le même rapport entre iu\ que l'avant-train et L'arrière-train d'un cerf, tous deux également i pensables, mais La même paire de pattes m trouvant

urs eu avant; 1 était naturellement à celle-ci que Mi .inlay lui-même se rattachait.

raient fort bonnes, -1 chaque question politique pouvait B'insci ire dans la formule >|ui oppose I autorité aux droits du peuple, et -i Loua Les hommi - -

aient du même coté sur chaque question suivanl qu'alla rentre dans l'une ou dans L'antre de et Elles seraient tort bonnes eneoreyS condition que la marche des affaires humaines, .1 l'image de celle du cerf, ne se dirigeât qu'en un sens .t la fois et que Le même parti fut toujours favorable au mouvement, en quelque sens que ce fût. Malheureusement, il n'en est pas ainsi. Un

MIMIMK PARTIE. — LE SYSTEM! DE r Ml 1 1

me ou un parti peut désirer an progrès ou une réforme dans la législation ecclésiastique ou dans les lois de tempérance, el D'en pas vouloir en matière Qscali ou litique étrangère . '■! an point de vue philosophique, cela n'avance guère les choses, >le prodiguer à ses adirés des épithètes malsonnantes el de déclarer qu'ils veulent le progrès à rebours, Or, il \ a des périodes dans l'histoire <lu monde, où le mouvement des choses bous un impulsion générale es! tellement rapide que les hommes Be Irouvent partagés en deux groupes : 1rs audacieux qui penchent pour tous les mouvements qu'on leur propose, et les prudents qui se délient de t. . ii -~ . La transition de l'ancien état de choses à l'état moderne de l'industrie a produit une période de ce genre dans la plu- grande partie de l'Europe continentale, pendant 1p deuxième el le troisième quart tlu sièi le dernier. Le même phénomène, è nn moindre degré, se manifesta en Angleterre aussi; mais il ne constitue pas un état de choses nécessaire, ni même normal.

I.< s libéraux et les conservateurs jusqu'en isii. — Depuis la période d'agitation qui précéda le Re/ortn Bill (i), la mission du parti, qui bientôt après B'appela le parti libéral, fut de mettre le Bystème politique d'accord avec les changements qui étaient survenus dans la nation. Il étendit leBuffrage aux classes moyennes, particulièrement dans les nouveaux centres industriels, il réforma la lui des pauvres . le droit pénal, le gouvernement municipal et le Bervice civil, il porta îles lois pour l'amélioration de l'hygiène publique, il institua I enseignement primaire général, H donna plus de liberté wix trade-unions, il apaisa les griefs des dissidents, il « désétablit » complètement l'église en Irlande, il développa ei rendit plus complexe le gouvernement lot il. Bt il v introduisit un Bystème de contrôle central.

M I,o meilleur exposé des mouvements de parti à une époque antérieure se trouve encore dans QtORai Winobovx Cooki., Bt$-

tory c( l'arly.

w. wwil. — lis iviius BXISTAim IH

On peut dire aussi qu'il fui l'agent principal de l'abolition de* restrictions du commerce, cai »i !.i plus importante des mesures en ce sens, I tbrogati de» Corn- La ws, lui votée bous Le ministère d< ait Robert l'eel, elle ne passa pourtant qui < l'appui des lil

••I non Bans une résistance opiniâtre du -i<^ des / Pendant ce temps là, l'autre parti, qui avait pris le nom de conservateur, remplissait assez exactement le rôle indiqué par son titre.Ce serait toutefois une grande erreur que de supposer que les conservateurs furent hostiles à toute réforme ou à toute l«>i nouvelle. Indépendamment de altitude à l'égard des Corn- Laws, sir Robert Peel créa la police métropolitaine en 1829, onze ans avant quo les libéraux n'établissent La polii e générale '!<• comté ; et durant toute la période dont nous parlons, les conservateurs ne furent pas moins bien disposés que les libéraux a voler il>'» l"i- sur les fabriques, visant à l'amélioration • 1 ii sort '1 - ouvri( i

Après 1874. — La période pendant laquelle les libéraux purent prétendre en quelque sorte au monopole 'lu as, approcha de Ba fin quand les ci aservateurs remportèrent l.i \ l' toire dans l'élection <!>• 1874 ; elle expira surtout parce que les libéraux avaient achevé de résoudre les j > I ii— grands des problèmes qu'ils s'étaient posés. Il» avaient mis l'Etat, sous ses aspects 1rs plus importants, enharmonie avec les conditions modernes; ce qui res tait à faire pour couronner celte œuvre n'était que d'importance secondaire : partant, L'élan du parti avait subi une forte diminution. De plus, les Conservateurs, sous la direction habile de Disraeli, avaient adopté des idées de i ci lie tendance fui renforcée chez eux plus tard par l'adhésion dugroupede radicaux militants qui - - para de Gladstone au momentdu £7ome/?u/e Bill. Sous certains rapports, les principes des conservateurs ne subirent pas une transformation plus grande que ceux des Libéraux, car en s'attachent à renverser les anciennes barrières qui entravaient l'industrie, les Libéraux avaient accueilli la doctrine du « laisser faire », mais lorsqu'arriva l'heure

I tJ DlUXlfem rviiTii: — i.t BTSTKM1 m PARTI

d'opposer de nouvelles barrières aux maux engendrés

, concurrence illimitée, cetle même doctri levinl

une entrave Peu & peu les libéraux l'abandonnèrent, et

les dernières années, les deux partis onl rivalisé de aèle pour réclamer non seulement des I<m» sur les manufacture*, mais encore des mesures poui assurer aux pet sonnes employées une indemnité eu cas d'accident, pour offrir de meilleurs logements aux i lasses ni pour

l'amélioration de l'hygiène publique, pourla réforme du gouvernement local : en un mot, pour la réglementation

ites choses en vue de noter l'arrivée du milleunium et d'en raire honneur au parti qui occupait le pouvoir.

xtuelles des partis. — Aucune différence profonde de principes généraux ou de dogmes politiques lépare aujourd'hui les deux grands partis. M ii cela ne veut point dire qu'ils ne se distinguent (>•!•> par « 1 »- -~ tendances différentes <•( plus encore par une tradition de tendances. La théorie des libéraux, — bien que res I on testent, — «'est <]u*ils sont plus démocratiques, qu'ils ont plus de confiance dans La peuple et plus de véritable Bympathie pour les ouvriers. Après qu'ils eurent donné le droit de vote h la classe s..n appui, ils pensèrent que tonte au • mentation ultérieure du droit de suffrage devait produire le même résultat. Ils regardèrent les rangs inférieurs de l.i Bociété comme formant leur protectorat, ou du moins comme se trouvant dans leur sphère d'influence particulière, et ils voient encore an phénomène contre nature

toute alliance entre If-- conservateurs et une fraction quelconque de la classe ouvrière. Ce sentiment est par-

j.n le- chefs do mouvement du travail et ou les entend p irfois dire que les libéraux favorisent h légis lation ouvrière par conviction, tandis que les conservateurs ne le font que pour gagner des votes. Néanmoins, cette croyance n'est pas du tout universelle parmi les ouvriers et l'on assure que beaucoup d'entre eux ont Boutenu les conservateurs pour le motif que ceux-ci, grâce à leur

oir ^ur la Chambre des Lords, forment réellement le

« il vi- wwii. — lis PARTIS im-m- (13

parti le mieux armé pour faire § ■ - * ■ — • i des \'n- <<im

" — ■ « 1 1 v . 1 1 » t mw antre théorie, lee libéraux s,, ni parti «le la paix, '!•• l'économie et de la réfornw et iii m montrent moins portés qne les conservateurs ponr une politique élrai jive. Il y a du \ rai là-dedane t » i •• 1 1 que la politique étrangère dépende en grande partie des personnelles du ministre qui »mi a principalement la direction. On sait si lord Palmerston fut agressif dans

- ipports avec les antres smtions, et il sérail h deux de prédire un ton plu belliqueux ou ptns conciliant à Downing Streel chaque fm* qn'nn changement

de cabinet è lieu. Qnant s franchement ou 6 l'éi

mil', il rst eertain que les dépenses nation îles onl meute* très rapidement, et si les libéraux bc sont montrés ]>liis prud un dans la dépense, ils ont néanmoins suivi la marche i! 1 ■. bien qu'en bs tenant a une certaine distance, comme 1 arriére-train de eerf.

Il \ i encore une antre théorie, qui prétend qu< libéraux accordent plus de poids à l'opinion locale, qu'île prennent plus en considération li • voeux de

de l'Irlande el du Pays de Galles el qu'ils «mi n j raie mieux disposés •'< l'égard des pouvoirs locaux Cette opinion non plus n'est pas sans quelque fondement, mais elle ne constitue guère an principe politique général etcertaii ent elle ne reçut aucune application dans le cas du récent lull d'instruction publique. D'autre part, il j a ane théorie qui ilit que lee conservateurs montrent plus de reepecl pour les institutions an vigueur et plus d'appréhension de troubler des i • restera» les. Cette impression est en partie unevéril partie une tradition, et dans une certaine mesure une ératioB. Ce latent les conservateurs, eu fait, qui abolirent, au moyen île la l"i de 1888 sur lee conseils ■)■ comté*, le gouvernement local des comtés par les jnges il.' paix, institution vénérable à coup sir. '■! qui, si elle trouvait plus d'accord avec l'esprit du temps, ■'était certes ni moribonde ni indéfendable. Ce furent aux aussi ijui. un>> dousaine d'années auparavant, r<

lit l'UMiMi: PART». — I 1: SYSTEM» Dl PARTI

dirent le système judiciaire, en opérant dans les cours islice la plus grande des réformes qui s'y firent en une fois, au cours de plusieurs Biècles. Sans doute, les conservateurs parlent beaucoup moins d'attaquer des institutions, et le môme a impli par eux soulève

oup moins de protestations que lorsque ce Boni les libéraux qui l'entreprennent. Les possesseurs des droits acquis vested inierests dans le public, sont mémo plus touchés parla crainte de ce que les libéraux pourraient faire que par ce qu'ils ont fait en réalité.

i tes ces tendances exercent une influence Bur le programme politique des partis et sur l'attitude qu'ils prennent dans les questions courantes ; mais elles j dé terminent des différences de degré plutôt que d'espèce, et qui affectent parfois de singulières apparences smis l'action de la lutte des partis.

/ propriété foncière, l'église, les cabaretiers <•/ les ■ mformistes. — Les tendances les plus marqu< !i'. plus permanentes qui distinguent les partis entre eux se trouvent dans leur altitude envers certains int puissants dans la nation. Les conservateurs tendent lent à favoriser les droits de l'église anglicane, des propriétaires fonciers et, en ce moment, des cabaretiers, tandis que les libéraux se montrent très sensibles aux objurgations de la conscience non-conformiste. Encore une f"i-, ce ne Boni là que '1rs tendances, <•! il faillirait irder de les exprimer en une formule trop absolue. En 1870, les libéraux, pour n'avoir pas été assez loin dans h conception de la première grande loi d'ensei gnement, mécontentèrent grièvement un grand nombre, li majorité peut-être, de leurs partisans non-conformistes. En 1875, par la loi sur les baux à renne, les conservateurs augmentèrent Les droits des tenanciers aax dépens de ceux des propriétaires; et en 1888, en enlevant aux juges de paix L'administration des comils dépouillèrent les propriétairec de grands domaines fonciers d'un privilège antique el précieux, moins, ces tendances sont persistantes et elles n'ont

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