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/ choix des candidats. — Les associations locales choisissent naturellement les candidats pour le Parlement, et. en choisissant des personnes qui partagent vues propres, elles peuvent exercei une influence puissante soi la politique nationale. Il n'y a d'ailleurs aucune objection à ce qu'il en Boit ainsi, pourvu que les engagements qu'elles demandent & leur- représentants ne soient point de nature a empêcher le- membres du parti d'agir bien d'accord. Les organisations nationale! de parti n'onl jamais essayé de dicter aux groupes lueaux le choix des candidats, et bien que l'office central recommande des noms, il ne tente jamais d'imposi
ris aux circonscriptions. Le choix des ministres est tout autre chose. Aux Biais Unis, le président est pronominattd par une convention de parti, parce que à peu près la seule manière dont on puisse faire ce choix. I n Angleterre, les deux partis ont Bongé parfois à participer à la désignation de leur chef bu Parlement, mais le- mêmes objections qui B'opposent à ce <|u'ils dictent la politique s'opposeraient encore avec plus de force a toute intervention «le la Borte. Les ministres doivent être les • hefs de la majorité au Parlement', et ils euvenl la guidei que -il- possèdent sa confiance. En supposant, d'ailleurs, pour les besoins <le la discussion, qu'une convention <le parti soit qualifiée pour choies hommes d'Etat, dans la plupart îles cas elle ne choisirai! pas les hommes mêmes que les luttes à la
CHAP. XXXII — BÔLB &BS OBGAHIBATIOHS DR PARTI 23
Chambre des Communes mettent but le pavois Elle pourrait sans doute prendre des hommes ayant autant de caractère, de talent al de prudence, mais ils ne seraient pas louvenl ceux qui possèdent la confiance de la Chambre. I ord Allhorp, par exemple, n'aurait probablement jamais été en faveur auprès d'une convention, mais il avait la confiance de la Chambre des Commum et l'on pourrai) trouver des exemples semblables -i une époque plus récente. Le choix des ministres aujourd'hui et l'établissemenl de l'harmonie entre eux eal la partie la plus délicate du régime parlementaire, el celui-ci deviendrait presqu'impossible si les ministres, ou même nniquement le premier ministre étaient choisis par un groupe autre que celui <l<>nt le cabinet >l"it posséder l'entière confiance pour rester au pouvoir.
Lu luiir électorale. — Il semblerait donc qu'en dehors du choix des choix des candidats pour la Chambre des Communes par les associations locales, I - Beules (onctions nationales que les organisations de parti remplissent en Angleterre, conformément au régime parlementaire tel qu'il s'y est développé, Boient celles qui contribuent bux victoires électorales. A ni .'.uni. les
conservateurs, grài e a la supériorité de leurs ress
pécuniaires el à l'influence Bociale plus grande de leurs partisans de haut rang, onl été mieux armés que les libéraux. Leur mécanisme a été plus i omplet, il fait appel à des sentiments plus généraux, il se sert d'une plus grande variété d'instruments el il est soumis à une autorité plu- énergique ri plus centralisée. Les libéraux ont hérité des idées des publicistes du xvui' siècle 1 1 des philosophes radicaux. Il- < • 1 1 1 toujours eu la ti ndance de menei leurs campagnes en partant de la supposition <]u>l'homme es) essentiellement un être <'•>• raison, tandis q«e 1rs conservateurs l'ont traité comme n'étant pas moins une créature d'impulsion et de suggestion. Km outre, l'organisation populaire des conservateurs affiche moins de prétentions à diriger la politique du parti, l'our autant qu'elle le - lie n'est qu'un trompe-l'oeil ma-
mi xii ui r Mint . ii bystbmi ii parti
atteste qui ne fait illusion h personne ; landis ipi<' les ré« solutions de la Fédération libérale nationale Boni prises au sérieux pai beaucoup de gens et ne peuvent manquer, chaque fois qu'un gouvernement libéral arrive au pou- . -..ii d'entraver -"" action dans une certaine mesure, soit de causer des déceptions Celle différenci est - m- aucun douta tout autant .m\ traditions des deux partis et au caractère de leurs membres qu'à la forme de inisations. Mais chacun de ces éléments
est tout .i la fois cause et effet, et, pour ce qui concerna étude, il n'est pas nécessaire de distinguer l'un de l'autre. Il buIBI de remarquer que des deux organisations étrangères au Parlement, celle du parti conservateur a mieux harmonisée avec le gouvernement d'un ministère responsable.
> mme toutes les choses qui croissent, le gouvernement anglais subit constamment des modifications. Il n'a pas ilmé une centaine d'années consécutives Bans changement profond et il se peut que le Bystème actuel Boit debliné à être modifié sérieusement dans un avenir rapproché. Depuis une cinquantaine d'années, de plus en plus les deux partis ont tendu à -<• consolider et le pouvoir du cabinet, à se développer. Il est possible que
cette évolution aille jusqu'à lel point que la res| sabi-
lit»'- des ministres devant la Chambre des Communes soit a peu près remplacé* par la responsabilité de la majorilé devant les ministres. Mais il est plus probable que l.i marche Bera en sens inverse. Il se peut que les députés du travail, dont le nombre s'esl tant accru dans la deroière élection, deviennent de plus en plus nombreux et « I ii " 1 1 - finissent par empêcher la division de la Chambre en deux fractions distinctes. N étant pas un parti formé pour soutenir un ministère, ils se trouvent davai bous la coupe de leur organisation ; et il est possible que,
de même qu'en Vustrsli i ils Boni une force politique
depuis bien plus longtemps, ils occasionnent un jour ce (pi.- les astronomes appellent des perturbations dans I orbite des vieux parti-. ( l'est ainsi, en suivant d'autres voies
CHAP. \\\ll. — ROLI DIS ORGANISATIONS M PARTI -.
complètement imprévues, que lo système parlementaire iiverneiuenl peut changer, et irrive, la situa-
ti< >u des organisations de parti changei ilement ;
nais aussi longtemps que dure le système actuel, l< -.mis, iinuis des deux partis, quelque populaires qu elles sih. •nt dans li forme et quelque prétention qu'elles aient
à l'autorité, ne peuvent | u être avec avantage plus que
orps auxiliaires. L'évolution par laquelle toutes deux ont passé n'est pas un accident. Elle es! le résultat «lo l'œuvre d'adaptation '|«i .1 fait de tout le gouvernement
an-lais un cu-anisnii' ci ■■)>- i.-t au) a\ '•<• 1 ni- iiii'-iih- .