‹ Le gouvernement de l'AngleterreChapitre 5 sur 191 · I. wf.i.i. Il · texte numérisé non relu

I. wf.i.i. Il

DEUXIÈMI PARTIS. — Il — 'i - 1 1 >■! »: Dl PARTI

lion de ceux <| o i appartenaient à l'extrême gauche radicale. Celte résolution fut défendue par la raison que « toutes les fois que des candidats indépendants s'étaient

aies, ils avaient rencontré en face d'eux des candidats-tampons dans la personne des libéraux. Notre seul espoir i bI doni - »it d'obliger les ^•■n^ •] u ■ patronnent ces candidats-tampons .1 nous faire une concession, suit de

trier. - L'année suivante, celte tactique fui corii-

\ anl que l'élei lion générale n'eût lieu, par une résolution portant que vu l'effondrement du parti libéral, il est impossible a la I . S, D. d'exécuter à la prochaine élection la lactique électorale qu'elle avait décidée dans la dernière conférence annuelle, et que, par suite du changement des circonst inces, le vote Bocialiste sera i oncentré sur nos propres candidats, quand ils seront pro-

I is ; et dans les autres circonscriptions, le vole sera

: lé uniquement aux candidats qui auront fait opposition a la politique capitaliste impérialiste dans l'Afrique du — 1 1 ■ 1 •■ ■■! qui acceptent certaines mesures socialistes pr< i- - i Là où les libéraux et les Tories soutiendront

ment la prédite politique i apitaliste, les socialistes devronl B'abstenir ».

Election aux fondions publiques. La fédération a cherché à répandre ses théories au moyen de réunions, de manifestations publiques, de feuillets et de son organe hebdomadaire Justice ; et elle s'est efforcée de les réaliser en I ii- ml élire ses membres dans les assemblées délibérantes. Elle a réussi, dans ces derniers temps, à placer trois ou quatre vingtaines de ses candidats dans les f. . i ,^t- i l -, de lu mu-, île districts, de paroisse ainsi que dans des comités

istance publique en Angleterre el au Pays de Galles ; à un moment, le maire de West Bam appartint à la fédération ; mais bien qu en 1906 elle eût proposé huit candidats pour I" Parlement, qui réunirent entre eux |>lu^ de vingt mille votes, il lui fui, comme précédemment, im-

ble de faire élire un bi ul membre à la Chambre « 1 1

v. Tborne, qui fol i South West llam en 1906, est

membre 'le la réitération. Pourtant, il no fui pai présenté par

CIIAP. XXXIII. — I.K PARTI M IHAVAlt

/ parti indépendant <lu travail. — Son organisai — Le- premier elTorl -\ stématique en vu< d'unir les t du Bocialisme el du travail eut lieu à la confi'rem e le nue .1 Bradford en janvier 1903, où Be constitua le parti indépendant 'lu travail. La conférence rassi mbla des délé* gués de nombreux partis du travail locaux, de la fédération -'hi.i! démocratique <•! de la société fabienne I . Bile adopta une constitution et un règlement où il était dit que l'objet do l'entreprise était « la propriél tive el l'exploit ition des moyens de production, de distribution et d'échange», el Ba méthode d'action, i la représentation du peuple à la Chambre des Communes par des hommes Favorables aux buts du parti el strictement -il- igés i poursuivre sa politique (.'> •. L'on rédigea immédiatement un programme réclamant la journée universelle de huit heures; l'abolition du travail supplémentaire, du travail à 1 1 pièce "t de l'emploi des enfants en-dessous de l'âge de quatorze ans . des mi de prévoj in e pour la maladie, l'âge, . l'enseignement gratuit el non-confessionnel à tous les degrés: le ir.iv.ul poui les chômeurs involontaires : 1 1 taxation jusqu'à suppression des revenus injustifiés [uneamed ; et le memenl •!. -^ puissanc is. L'organisation devait se composer de • qui enverraient dos délégués à la

conférence annuelle, el celle-ci à son tour choisirai! un conseil administratif national. Le conseil reçut la mis expresse d'exécuter les décisions de la conférence el de ne prendre l'initiative d'aucune politique nouvelle sans qu'une conférence spéciale ait été réunit ■ lin;

mais il va de soi qu'en fait il devint le i . — ■ .r t principal de l'organisation. Aucun candidat au Parlement ne pouvait rocevoii d'assistance pécuniaire du parti à moins

(Ile, mais par le comité <ie la représentation ilu travail. Si, I son, socialiste avéré, lui élu pour Colnr \ . action par-

tielle du 0 juillet 1907.

(I) I >a fabienne* de Londres el de plusieurs \ille9 de

provinces étaient représentées.

Cf. Kapport de la confér. 1893, p. 4 ; 1894. 7, 13.

il! MB I' Util, . Il -■» Ml Ml Dl I' VU 11

qu'il ne s engageai par ôcrîl a défendre l'objet el lé programme «lu parti, .1 siéger dans l'opposition à la Chambre Communes et à agir de concert avec la majorité du parti l onstitution el ce règlement ont été modiliéa

dans le détail de temps en temps L'objet a éti énoncé >"ii- la Forme plus solennelle d' a u e république industrielle l'ondée mit l.i socialisation 'lu -"1 >'t du i apilal ». I..i méthode a été élargie de façon à comprendre l'instruction '!>' l.i communauté dans !<•- principes 'lu lisme et la représentation des principes socialistes dans tous l> s corps électifs. Le programme immédiat i été étendu de manière à comprendre le suffrage des femmes, li- parlement triennal, le scrutin de ballottage el la propriété municipale de toutes les industries que les autorités locales jugeront convenable de s'annexer, particulièrement des débits de boissons el des hôpitaux, lu même temps l'on a centralisé la direction des élections, car une conférence spéciale il"it être convoquée avant chaque élecli raie, pour déterminer l'altitude que le parti

\ prendra il), el aucun candidat ne peut être proposé pour If Parlement Bans l'approbation du conseil 2).

Croissance du parti indépendant du travail. — De même que toutes les organisation de cette espèce, le parti indépendant 'lu travail cherche a diriger ses membres el à influencer l'opinion publique par des résolutions qu'il adopte dans ses conférences annuelles. Celles-ci ne s'occupent pas seulement des questions qui intéressent immédiatement le socialisme et les classes ouvrières, mai- encore d'affaires concernant la politique générale de la nation. C'est danBlemé but que le parti distribue

1; En ca» d'éli Iles, la tactique électorale du

est décidée |>ar le conseil i institution de la ••'•ciion locale.

En vertu d'un amendement adopté en 1006, le conseil fut M an nombre de treize membres, dont sept doivent être 61tU pat lei divisions locales, et le reste par la oonMrence (Rapport de la conf'.-r. 1908, {>■ 36 . Les section'- i llcmcnluu con-

seil un penny par mois pour obaqoe membre et dix sbillin^s pour chaqu lu conférence en une année.

I ii il'. \\\iu. — i.i. i- v ii'i i ni m vvaii.

c'r- brochures de i ircoastaai e 1 1 publia pendant de longues années un organe mensuel •■ i> | >• lé / \ qu'il remplaça vers la fin de 1903 par le Labour trader hebdomadaire. L'effectif total de toutes les sections est considérable, mais il ne parait pas avoir augmenté rapidement après les quelques premières années. Dès 1890, le conseil estimait que le parti comptait plus de \ ingt mille membres I); mais en 1901, l'organisation paj ait au comité de la représentation du travail des droits d'affiliation pour treize mille membres seulement (2), et en 1906 pour un chiffre qui ne dépassait pas seize mille (3), bien que l'intérêt que les ouvriers prenaient à la politique fût

i rend à c itte époque, Mais le nombre des membres actifs d'un ganisation de cette espèce donne une mesure fort imparfaite même de bou influence directe. On en trouve une preuve meilleure dans les candidats qu'elle fait élire aux fonctions publiques.

Succès aux élections. — Or le parti indépendant du

.1 ï'esl efforcé de placer ses membres dans les conseils locaux de tout genre aussi bien qu'au Parlement, et depuis 1897, il ajoute en appendice au rapport annuel de >;i conférence une liste de ses représentants dans li semblées publiques En prenant tous ensemble les con- M'ils de comté, de bourg, de district el de paroisse, les comités d'assistance publique, comités scolaires et autres Bemblables, en Angleterre el en Ecosse, on j en comptait au total, en 1897, de deux à trois cents. Leur nombre

i ut lentement jusqu'en 1905 : à ce moment, ils atteignirent brusquement le chiffre de quatre cents, malgré l'abolition des comités scolaires en Angleterre. Au Parlement aussi ils Gnirent par emporter des - - bien qu'au débutles résultats eussent été décevants. A l'élection générale de 1895, la première qui eut lieu aprèj la formation du parti, il présenta vingt-huit candidats, dont

(t) Rapport «le la oonfér. (I. L. P. 1896, p. 11. [2 llapporl de la oonfér. (I. L. P.) 1901, p. SI : Rapport de la conlér. (L II. C.) 1901, p. 5.

(3) Rapport de la oonfér I. R. C 19 16, p. 88.

8 DKCMKM8 PARTIS. — Il BYSTBMI DB PARTI

cinq obtinrent ru delà de tn>i» mille votes; mais aucun d'eux ae fui «Mu, et même Keir Hardie, son président, qui avait été élu à Smith West Hsm en 1892, avant l'organisation Ju parti, perdil Bon Biège. Dans la conférence Bpéi iale convoquée svanl l'élection pour arrêter l'attitude des membres, il avait été décidé que l'on ne soutiendrait

que de ùalistes déclarés, el les délégués votèrent à

une majoril inte de s'abstenir complètement de

prendre pari au scrutin plutôt que de donner un BufTrage quelconque soit aux conservateurs, soit sux libéraux. I - de l'élection générale buï vante, en 1900,1e parti prit une attitude plus large et lit un vigoureux eflorl pour coopérer avec les organisations du travail qui n'étaienl pas strictemement socialistes. L'on convint dans la conférence spéciale de soutenir non seulement les socialistes, mais encore 1rs autres candidats du travail, et. la nu il ii'v en aurait pas, de laisser à chaque section la liberté de décider pour elle même ce qu'il iraporterait de faire, an mieux des intérêts électoraux du travail «'t du Bocialisme. C'est en cette circonstance que le parti indépendant du travail remporta sa première victoire parlementaire, en ''lisant Keir Hardie. Six ans après, a L'élection générale de 1906, au moment de la plus forte popularité des candidats radicaux, il obtint un succès encore bienplus remarquable, car pas moins de sept de ses i andidata et de Beize de ses membres entrèrent a la Chambre des Communes ; mais cria se lit avec l'aide d'une autre organisation, que nous décrirons dans un instant.

lutta intestines. — Le parti indépendant du Ira vail a toujours été soi lialiste, el pourtant il a cherché à s'assurer la coopération d'ouvriers qui n'étaient pas des ii- - i onvaincus. Ce fut 'lés l'origine la cause d'un dissentiment entre les éléments les plus irréductibles du parti et ceux qui étaient disposée à ren ;er pour des

ré-ultal- t m^'ililos à une insistance, aussi farOUChe sur

h- principes. Cette divergence d'opinion apparut dans la conférenci inaugurale au suji i même du nom 'le l'orna-

• 1 1 v c XXXIlt. — ii: PARTI l'i miwaii. 39

ion. Il \ eut une molioD proposant d'adopter le titre de parti socialiste du travail, mais, en vue <!<• faire appel .1 l.i grande masse des ouvriers et pas uniquement aux socialistes, cette motion fut rejetée à |"-'i près il l'unanimité en faveur du litre de parti indépendant du travail. La même question n été Boulevée d'année en an* mais l<' parti a constamment refusé de changei Bon nom. C'est peut-être une <l<s raisons pour lesquelles la société fabienne et le fédération sociale démocratique ont refusé de B'assdcier ai ec lui.

Di/ficullés avec lu fédération sociale démocratique. — Il était certainement regrettable que deux groupes professant essentiellement les mêmes doctrines, poursuivant les mêmes Bns immédiates et se servant de moyens f< » 1 1 semblables, travaillassent chacun de son côté; aussi B'est-on efforcer de les rapprocher l'un de l'autre. Les obstacles sont venus tic questions «le prin-

cipeet d'animosités pers telles. En 1894, le conseil du

parti indépendant du travail chargea un comité de rechercher en conférence avec la fédération sociale démocratique un moyen d'établir entre eux un plan d'action harmonique I). La proposition rut soumise à la fédération dans sa conférence du mois d'août de la même an née ; un délégué déclara que « le parti indépendant du travail et la fédération social.' démocratique poursuivaient îles buts différents. La fédération sociale démocratique voulait l'abolition du salarial, tandis que le parti indépendant tlu travail cherchait à obtenir de meilleures rations pour les esclaves du salaire L'assemblée vola alors une motion déclarant « que de l'avis de cette conférence, il n'y a aucune raison pour l'existence séparée d'un parti indépendant du travail, parce que la plaie des socialistes conscients est au soin d'une organisation socialiste révolutionnaire comme la fédération sociale démocratique. " L'on chargea cependant un comité de dé-

(l) Toutes les indications qui suivent sont tirées des rapports ofliciels présentés aux conférences des deux groupes.

lu DEUXIEJJB PARTIS. — LB m>iimi Dl PARTI

fi ii ii- la position respective des deux groupes, mais, ce

(|in était à prévoir, il n'aboutit à rien. L'année suivante,

rli indépendant du travail lança une circulaire pro-

nt la formation d'un parti Bocialisle unique; après

de quelques lettres, la fédération lui répondit

que les circonstances présentes ne justifiaient aucun es-

I <!'• voir réussi i c< - démarches.

En 1897, les divergences de politique B'étant atté- -. la question fut reprise, des représentants des deux conseils se rencontrèrent et convinrent qu'il était désirable de &'unir en une seule organisation. La proposition fut alors Boumise aux membres des deux groupes: SI 58 l'adoptèrent, et 886 la repoussèrent. I a fédération bociale démocratique, considérant ce vote comme décisif, B'apprètait àagir en conséquence, mais cette fois-ci, le parti indépendant du travail se déroba. \ cause delà rai ble proportion de Bes membres qui avaient j > i i s part au Mite, —.m conseil Boumit l'affaire à la coniérence annuelle de 1898, en déconseillant une démarche «pii amènerait la dissolution immédiate du parti et placerait Bes membres dans une position nouvelle et douteuse; il ajoutait que dans l'état actuel des i hose6, une fédération paraissait plus judicieuse qu'une fusion. La conférence décida 'le prendre encore nu vote général de Bes mem- |.i. - -m l'alternative .le la fédération un de la lusion. Il y cul une majorité nelte,mais peu considérable en faveur d'une fédération, ci la conférence suivante ratifia cette conclusion. Cependant, la fédération sociale démocratique refusa d'accepter ce projet, pour le motif que « c'était un •■i- ouragemenl a la persistance des difficultés personnelles ci ,i la perpétuation du gaspillage présent. » ' iciationa engendrèrent 'le l'amertume el pro-

voquèrent la plainte, a la conférence du parti indépendant Mu travail, que les membres étaient excédés îles querelles des socialistes entre eux et que c'étaient les chefs qui maintenaient la séparation des deux groupes. \ moment, les dissensions des deux corps, bien que loin d'être apaisées, furent dominées par le plus ha*

i m \r. \\\iu. — i i: i- \ n 1 1 in iii.WAii.

lnl<' mouvemenl que l'on ail encor di u pour la r< pré-

Beatalion distincte du travail au Parlement.

/ ' niléde lu représentation du travail.— Sonorii/im — le parti indépendant du travail était né de la décision d'un congrès des trade-unions, et le noi mouvement eul la m. ■me origine. Le congrès tenu en BeptemI) <■ 1899, chargea son comité parlementaire d'inviter i • » »i t . ■ -~ les organisations coopérait es, socialistes, de trade-unions et de la classe ouvrière d'Angleterre et «lu Pays de Galles, .1 convoquer toutes ensemble une convention pour rechercher les voies et moyens d'assurer l'élection d'un plus grand nom&re de députés du travail au prochain Parlement (1). L'objet principal étant la formation d'un comité pour favoriser l'élection de représentants du travail, la nouvelle organisation emprunta son nom à ce groupe et devint le Comité de la réprésen tation du travail. La convention qui s'assembla à Lon- 1I1 es en lè\ rier 1900, réunit des délégués de trade-unions de la société fabienne, de la fédération Bociale démocratique et ilu parti indépendant du travail.

h toussions entre tes tocialistes. — Il n'est pas étonnant que des discussions éclatèrent aussitôt entre le socialisme farouche et le socialisme opportuniste. La première résolution, dans les termes où elle fol propos l'origine, déclarait la nécessité de la représentation au Parlement par des membres de la classe ouvrière. ' 'n lit objection à l'exclusion de ceux qui n'étaient pas personnellement des ouvriers, et après un débat, la motion fut amendée de manière à favoriser la représentation par des hommes sympathiques aux buts et aux réclamations du travail. < le n'était là qu'une escarmouche d'avant-

(li Lue démarche >eml>lable eut lieu en nnîmc temps bu congres des (1 d l dosbi . et une convention spéciale reunie a Edimbourg en janvier 1900 prit la même décision que la convention de Londres en février; elle créa un comité des travailleurs écossais, qui correspond au comité de la représentation du travail en Angleterre et qui a continue d'exister jusqu'à présent.

inxiivn: i-.wuu.. — ik BYSTKMB m PABTI

ir.Jo. Les délégués de la fédération sociale démocratique proposèrent une deuxième résolution déclarant que

présentants du mouvement ouvrier à la Chambre i omniums devraient } former un parti distinct basé >ni l'acceptation de la guorre des classes et ayant pour but suprême la socialisation des moyens de production, de distribution >t d'échange, i Les délégués du parti indépendant du travail proposèrent et firent adopter un amendement supprimant toute mention de la guerre des classes et «lu socialisme. Là-dessus, Justice,

ine de la fédération, imprima dans un article de fond que la >■ résolution avait donné aux chefs du parti indépendant du travail (/. / P . l'occasion de manifester la fourberie à laquelle ils nous ont malheureusement habitués par le temps qui court, i II semble que ce lan-

ait blessé le conseil du parti indépendant du travail, car d adressa au conseil de la fédération une lettre où il faisait comprendre i que de pareilles attaques ne Bont guère de nature à favoriser les rapports amicaux el de bonne entente que nous désirons voir établir entre les deux emps », et mi il demandait si l'article de "Justice exprimait l'attitude officielle du groupe. Le conseil de la fédération émil alors un vole formel déclarant qu'il « acceptait cette phrase comme l'expression complète de Bon opinion sur la i onduite des délégués de VI. L. /'. au congrès de li représentation du travail et qu'il la confirmait en Ba qualité de conseil exécutif, n Les membres expliquèrent dans leur rapport à la conférence suivante qu'ils n'avaient pas en le choix de répondre en d'autres termes. Alors conseil du parti indépendant du travail décida de ue plus entretenir de communications jusqu'à ce que de semblables imputations fussent retirées (1). \ la conférence du comité de la représentation du travail l'année suivante, la fédération sociale démocratique revint ,'ivi- ui:i' résoluti l'obligei les candidats à l'ac-

<\ Rapports des conférences de la fédération sociale démocratique et du parli indépendant du travail en 1900.

< Il VI-. XXXIII. — Ui PARTI Dl tHAVAIL

ceplalioa de la guerre des classes, mais elle échouai el ..ii mois d'aoùl !• fédération décida formellement de ta retirer de la nouvelle organisation i .

Organisation du comité de la représentation du viiil. — Malgré ces diseussions, la convention rassemblée pour constituer le comité de la représentation ilu travail poursuivait Bon œuvre. Elle adopta une série <!<• résolutions, qui furent refondues trois ans plus tarden forme de constitution. Celte dernière .1 été étendue de temps en temps et les indications que nous donnons i<i sont tirées de la revision de I90G. Le comité il<- la représentation iln travail on, pour l'appeler du nom qu'on lui donna après la victoire de 1906, le parti du travail est décrit comme étant une fédération <1>'> trade-unions, des i onseils des métiers, ilr> sociétés s< i ialist - i : des dations locales du travail ; les trade-unions \ ~"iit enavec uni' telle abondance qu'à l'heure actuelle l'eftotal des corps afGliés représente presqu'un million démembres (2) La direction générale appartient à la conférence annuelle où lis trade-unions et les sociétés Bocialistes ont le droit d'envoyer on délégué par mille membres, et les conseils des métiers et les comités loeaux de la représentation-, un nombre de délégués correspondant au chiffre de leur cotisation (3 . Mais l'admi-

1 I ne nuire cause d'irritation fut la désignation parla fédération sociale démocratique d'un candidat au Parlement pour l'élection partielle de Dewsbury en octobre 1901, sans consulter les attires organisation', du travail, ce qui lut censure connue une trahison de conliance. (llappnrt des conférences du parti indépendant du travail et du comité de la représentation du travail en 1902 . Kn lait les rapports avec la fédération sociale démocratique n'ont jamais cessé d'être tendus.

I ■ taient affiliés 158 trade-unions ; 7:t ronseilsdes

métiers tirades councilt] c'est-à-dire des conseils mixtes pour les différentes trade-unions d'une même localité ; 2 organisations socialistes, la société fabienne et le parii indépendant du travail ; et 2 comités locaux de la représentation du travail, admis seulement depuis KW5.

l'hacun de ces corps paye au moins I /. 10 s. et cette cotisation lui donne le droit d'envoyer un seul délégué; mais il a

- ii mi. r wiiu . — 1.1: m -ii mi Dl r uni

nistration courante esl aux ui.ua- d'un comité exécutif de treize merabn - choisis à la conférence par les représentants des divers éléments constitutifs du parti il . al un rôle des plus influents <'-i celui du secrétaire élu a la conférai ssant sous les ordres du comité.

candidats pour le Parlement. — L'objet de l'iuslitution esl d'organiser <•' de maintenir un parti parlementaire du travail, avant ses propres whips et sa | • < • 1 î— tique propre . 1 1 dans ce but, « d'assurer l'élection des candidats pour la candidature desquels une société afli- . pris la responsabilité des frais et qui ont été choisis parune conférence régulièrement convoquée «Lui- la circonscription. •' Partout, l'œuvre du comité se rapporte particulièrement aux candidats. Ceux-ci sont désignés par les corps locaux affiliés, et ensuite approuvés par le comité; mais comme il n'esl pas toujours facile de trouvai de bons candidats et que cette approbation est boui diverses conditions, le comité a pris l'habitude de tenir une liste de personnes qu'il approuve et dans laquelle les corps locaux peuvent choisir un nom, si cela leur convient. Les c litions qu'un candidat doit remplir pour obtenir l'approbation du comité sont indiqués comme Buit dan- la constitution rey isée de 1906.

fis doivent obéissance au parti. — 1" Les candidats al les députés doivent accepter cette constitution ; s'engager à suivre toutes les décisions du parti parlementaire dans la poursuite des objets de cette constitution ; se nter devant leurs électeurs nniqui ment sous le titre tndidats du travail; s'abstenir rigoureusement de s'associer aux intérêts d'aucun parti qui ne serait pas ad-

droit à un pour chaque versermnt de 10

shillings en plu itin, lorsqu'il y a lieu, se prend au moyen

de caries délivré) en proportion du nombre des déléguée qui rcvi'-nt à chaque corps aflilié, sans égard pour le nombre de ceux qui sont voVitablcn nts.

i tetui :• m. nt, les déléguée de? tradt-unioni élisent aeul

- et des l'omités locaux de la p | .'ion, un ; et ceux des sociclé3 socialistes, Iroi-.

Cil \ I- . \.\XMI. — le PARTI Ut mAVAIL

missible à l'affiliation ou de les favoriser; ni iu«

cti ii> - opposition à un candidat accepté pai h i omité exécutif du pai h

: h- candidats doivent B'engager à entrei dans le parti parlementaire du lra> ail, s'ils sont élus.

Unsi donc, i ime dans toutes les autres organisations du travail, le candi lat doil s'< ngager.en c is d lection, à ne passuivre bou propre jugement mais a obéir aux décisions du porli, du moins dans les questions '|"i affectent l'objet pour lequel le parti existe. Cet engagement, de même que celui de ne |>a- Favoriser les intérêts d'aucun autre parti, fui inséré dans la constitution en 1903. parce que M. Bell, qui avait été président de la conférence l'année précédente, avait pris pari à l'élection de candidats libéraux pour le Parlement el avait manifesté une certaine indépendance d'altitude personnelle. A lin d'assurer La réalité de cet engagement, le comité fait habituellement signer la constitution par les candidats a\ ant de leur donner son approbation. Quelques-uns ont été écartés pour b'j Être refusés (1) ; mais l'organisation est d'avis que si elle veut être une force en politique, die doil maintenir son petit groupe de députés dans une union étroite et -mis Mii>' discipline de combat. L'engagement n'est cependant pas le Beul moyen pour cette lin; l'argent en fournit un autre.

Domination financière du parti sur ses députés. — Les représentants du travail au Parlement ne soni généralemi ni pas des gens aisés. En y entrant ils doivent abandonner leur occupation, et cela, ils ne le peuvent que s'ils trouvent quelqu'aulre moyen de subsistance. Les représentants îles trade-unions ont ordinairement reçu un subside il'- '■•■-. corporations, mais, dans un mouvement général et organisé comme celui du comité delà représentation du travail, il était clair qu'il fallait régle-

(1) P. ei. Rapport de la sonfér. 1905, pp. 22-23. Parmi eux fui M. Bell, qui se rallia aussitôt au groupe libéral du travail au Parlement.

DKUXIRMI PARTI!. — Il BTBTRMl DR PARTI

monter ce point d'une Façon plus systématique. C'est pourquoi, en outre de la cotisation ordinaire pour les besoins de la cause 1 1 . les Booiétés affiliées doivent contribuer, a raisond'un pennj par an | our chacun de leurs membres, & la formation d'un ronds parlementaire, I ne

■ li' ce fonds est consacrée au payement d'un quart des dépenses misi b •> • barge des candidats par les returning officers, le surplus des frais d'élection élanl Bupporto par les organisations locales qui ont fait les présentations. Mais l'objet principal 'lu fonds est l'allocation d'un traitement de deux cents livres sterling par au à ■ li i un des représentants du parti à I;» Chambre des Communes. Le nombre des députés qu'il \ envoya eu 1906 fut toutefois si élevé qu'il en résulta une tension inattendue dans Bes ressources; cai il ressorti! des comptes 'lu comité que la taxe d'un penny donnai! quatre mille livres sterling environ, ce qui ''lait beaucoup

trn|> peu, dédiii lion faite des déj Bes électorales) pour

fournir en permanence des traitements individuels de

cents livres aux trente membres du parti qui Bié-

ut .m l'ai lement.

Nature du parti. — Gi Ici i leur engagement, les représentants '!'■ l'organisation du travail a la Chambre

ommunes constituent un parti bien uni: mais hors du Parlement, le comité de la représentation 'lu travail ou parti 'lu travail n'est plus un corps compact. C'est à peine uni- fédération; c'est plutôt un instrument Bervant

ibiner l'action politique d'une série d'organisations

indépendantes en vue 'l'un 1ml unique, qui i bI d'élire des représentants du travail à la Chambre des Communes. Il ne joue aucun rôle dans les questions locales ' t. même m ce qui concerne les élections nationales, ses moyens d'action sont très limités. Il ne possède ni des agences

M Lea tradt -unions nfflliéea et les socialistes versent 15 (A. par

an pour chaque mille ou fraction de mille ineini.rrH. Les cmis'il*

imités locaux de la ri ni i /.

i a plus pour cli i ntaire •'' la

ru vr XXXIII. — l.i: iwiiii Dl iiivvaii. 17

Locales ai même des branches, car les corps affiliés — « » 1 1 1 presque t"u> constitués pour des objets différents et ne m trouvent point sous Ba i oupe. Sa force est principalement une force morale <'i dans une petite mesure une

financière. Il cherche à infuser l'énergie politique aux trade-unions et il s'efforce de guider l'opin populaire sur maintes questions par les résolutions qu'il adopte dans ses conférences. Il patronne des candidats, mais, sauf la promesse d'une aide pécuniaire, ce palro-

i seulement l'effet d'un conseil donné aux sociétés affiliées et aux ouvriers, conseil qu'ils ne — « • t » t pas obligés de mh\ re.

y v mmoins, le pai li .1 été de loin le

|ihi> heureux de tous les mouvements du travail en politique, surtout à cause de son organisation peu serrée et parce que le pouvoir de commander lui a f.iii défaut. Certes, il a eu de la ohance. Débutant au moment précis où la guerre sud-africaine avail rabaissé à leur niveau le plus bas les forces radicales, -a vie a été portée jusqu'ici

sur une m. 11 le prospérité constamment montante. Il

a cependant eu quelque succès dès le début. L'élection générale de 1900 arriva avant qu'il fût complètement organisé, mais déjà il lit passer deux de ses candidats, et ceux ci furent renforcés par des élections partielles subséquentes, car le parti emporta un autre siège 1 d 1902 et encore deux de plus l'année d'après. V ce moment la situation juridique des trade-unions fui gravement compromise par un arrêt de la Chambre des Lords dans l'affaire de Taff Vale, qui rendait les unions civilement responsables des actes illégaux commis par leurs .i''iiU dans la direction d'une grève 1). L'arrêt fut rendu en 1901 et, à tort du à raison, il produisit certainement chei les trade-unions le sentiment plus vif d'un grief et une activité politique plus générale qu'elles n'en avaient connu pendant des .uni''--. Cet

(1) TatT Valu Ry. C° M. Amalgamated Soc. of Ry. Servant?. App. Cases (1901) p. ,

DSUXIBMB PARTIS. — 11: -ï-hmi m PARTI

\nit ;t 11 moment où le sentiment public allait -■• retourner contre le gouvernement et il bo combina avec l'aversion des ouvriers pour la main-d'œuvre chinoise dans I Afrique australe >'t pour l'idée de M. Chamberlain d'un impôt but les denrées alimentaires . c'est ainsi qu'il donna une grande impulsion au comité de la représentation du travail. A l'élection générale de IU0G, le parti mit cinquante candidats en ligne et en lit élire vingtneuf, M l'avlor, qui avait été proposé par une tradeunion de mineurs isolément, signa aussi la constitution après -"ii élection. C'est ainsi que fui constitué ■! la Chambre des Communes un groupe de trente députés engagés à une action solidaire, sous un président et des whips particuliers. En témoignage de ce fait que le but du parti, c'est-à-dire la création d'une représentation distincte du travail au Parlement, se trouvait atteint, le nom de L'organisation lut changé en ■ Parti du I r.i\.nl ».

/ groupes </// travail nu Parlement. — Les mêmes - qui favorisèrent le comité de la représentation du tra\ ail assistèrent aussi les candidats des trade unions qui n'y étaient] it associes; c'est pourquoi il existe aujourd'hui deux groupes de députés du travail à la Chambre, chacun ayant Bon président et Bes whips particuliers, tous deux en nombre considérable et pas bien loin de Be valoir. Nominalement, leura positions sont très différentes : en pratique, elles le Bont beaucoup moins. L'un des deux, appelé le groupe libéral du travail, poursuil une politique pr. • j>r<- dans les questions industrielles, mai- il constitue une fraction <lu parti libéral. Il compte vingt-six membres, non-compris M. John Burns qui appartenait à ce groupe avant d'entrer dans le cabinet, I roupe ii a pas d'organisation au dehors du Parlement et ses membres ne sont pas tenus d'agir solidairement.

L'autre groni si le parti du travail, qui -•■ déclare tout

a fait indépendant de tous les autres partis, mats qui en réalité est d'accord avec les libéraux et se sent portée les appuyer Bur toutes les questions qui ne louchent pas

CIIAl'. XXXIII. — l i: PARTI Dl Iiiavaii. i'1

,iu\ interdis spéciaux du ir.iv.nl. Certes, ses membres sont plus radicaux que la moyenne des libéraux. Beaucoup d'entre inv Boni socialistes el le groupi • une allure socialiste; néanmoins il n'esl pas eng

oialisme et, de par la nature de bq mission, il ne | Tait

pas I être. !>>■ môme que les autres partis anglais, il n'a point pour objet de soutenir une théorie ou un principe,

mais de rassembler pour une action immédiate e m-

ni h n de grandes masses d'h nesdonl les vues différent

considérablement, el c'est cette condition qui gouverne son attitu le. A l'heure actuelle, il ne peut pas Mre franchement socialiste, bous peine de s'aliéner un grand nombre des ouvriers dont il B'est eflorcé de gagner les sympathies l).

Rapports du parti du travail avec les libéraux dans les élections. — Cette même condition a déterminé les rapports du parti du travail avec les libéraux, particulièrement ''n temps d'élections. Il tire ses partisans des deux organisations qui l'ont précédé, tinsi, dans le ï orkshire, ses adhérents sonl venus principalement des libéraux, tandis qu'en Lancashire, où les tisserands sont en somme des conservateurs, c'est parmi ceux-ci qu'il .1 recruté is de Bes troupes. Il lui serait donc impossible de s'appeler libéral, même -'il !<• voulait, parce que beaucoup d'anciens Tories, qui sont heureux de participer à un mouvement du travail indépendant, ne Beraienl

(1) On ont un exemple de l'altitude pratique et conciliante de ce parti on 1905, quand, «lin d'éviter le* 'l mil - - eropl i - de candiduls, il conclut un accord d'assistance mutuel. c avec le comité parlementaire du congrès des trade-union t. Il rut stipulé, entre autres, que tous les candidats du travail et di seraient approuvés par le comité parlementaire et qui ne e'appuycraieni sur le programme d'aucun autre parti, seraient soutenus par le comité de la représentation du Ira n que

de la isenlution du ti ulion n'im-

posait nullement l'abstention aux électeurs dans les circon tions où aucun oandidat du travail ne se • i t iltnpp. de la

■ lu |i irti .'n Irava ... 13, 1 1 ,

Lowi 1.1 11 i

.1 Ml 1 MillL. Il M -M Ml 1>1 I Util

• 1 1 - 1 ■ isés .i voter pour un libéral, I.t cela ne lui enlève pas une proportion sérieuse il<- \"i<> tl« • l'autre

quand il n'y a pas de candidat libéral dans la lice, que la masse des radicaux B'inquiète peu de oe qu'un candidat i - us l'étiquette libérale ou boui

celle du travail. Pourtant, comme le parti du travail se trouve réellement beaucoup plus près des. libéraux que rvateurs, les deux premiers évitent plus ou moins de proposer des candidats l'un contre l'autre. Cela fail point d'une façon systématique ou générale, et il semble que leurs offices centraux aient peu de communications sur ce sujel ; mais il y a quelque chose dans le . nre d'un accord tacite qui reviendrait à admettre qu'il n'est pas de l'intérêt des libéraux de présenter un candidat dans les endroits où un candidat du travail aurait |>lii- de i liances de réussir, et que, sauf dans le but d'éprouver ses forces Bur un nouveau terrain, il est inopportun pour le parti «In travail de présenter une candidature qui pourrait faire passer un siège des libéraux aux ervateurs. Certes, lors de l'élection générale de 1906

andidals patronnés par le comité de la représentation du travail furent en beaucoup d'endroits oppo des libéraux, mais bien moins souvent qu'ils ne furent opposés à des conservateurs; et dans les circonscriptions a deux députés <>n ils i ntrèrenl en lice, il j eut presque toujours un libéral et un candidat du travail qui n'étaient pas réellement des adversaires (I).

I Kn outre, les candidats du comii ;.rèsenlation du

• nt reroarqunblemenl plus de succès contre les n-

que contre Iéb libéraux. A l'élection générale, ila dispu-

ii rent trente-trois sièges uniques eu Augletcrreet au Pays de Galles.

Dans un de ces cas, le seul candidat concurrent fut un libéral,

qui l'emporta. Dans vingt cas, les libéraux ne présentèrent pas

de candidats ; ceux du travail l'emportèrent en quinte endroits

sur leurs adversaires conservateurs. Dam douze mitre ras, ou les

deux grands partis | lidats, les lilièruux et les

•• otcurs emportèrent cliacun cinq sièges, ot les candidats du

travail les deux autres. Le cou i Uiion du travail

lutta aussi dam douze circonscriptions à deux sièges, en pré-

IAP. XXXIII. — il. ruiii Dl mu au. .'I!

L'avenir du parti du travail . — Quant nie

parti du travail augmentera ou dimin i lea

annéei <|m vont venir, s'il restera indépendant • comme l'autre groupe du travail, il tiendra pro-

cher «lu parti libéral, ce n hose racile .1 pi

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