I. • mpire 'I une organisation politique but ses adhéi
tpacité d'excitei l'enthousiasme et de conquérir des suffrages, dépend moins en Angleterre de l'attrait de
théories ou de l'excellence de ses principes, que de la a qu'elle peut obtenir des résultats. \
■entant dms chacune un seul candidat, han- uae première circonscr
l'un fut battu. Oins un>> autre, cliacun des anciens paro deux candidate et il arriva que les deux libéraux lurent 61 DS facilement. |t.m.< les dix autres cas, >.
du travail : ent chacun un candilat, tandis que les conser-
vateurs lirenl une pi dans quatre cas et une
double dans les six autres. Dans neuf sur dix de ces bonrf candid.it du travail fut élu, un • un conservateur et neuf
fois avec un libéral pour col. lilé ne
' bien plus des libéraux. Les quatre oandidata ap| - •■ntation du travail — dans une circonscription double el dans tro:s circonscription - — furent chaque fois combattus par une liste complète de . et de Il est instructif de comparer ces chiffres avec d'autres qui montrent les rapports existant entre les libéraux et ceux parmi les - du travail qui n'étaient pas associés au comité de la représentation du travail. Quelques-uns d'entre eux, avant été" présentés par des libéraux, figurent dans les statistiques électorales comme libérau- s trente-trois qui ne sont pas rangés sous cette dénomination pour l'élection généralo . \n'!eterre et au Pays de Galles (non compris les socialistes), six seulement furent combattus par les libéraux. Deux seulement furent élus parmi ces six : l'un des deux se rallia aussitôt au parti du travail ; quant aux vingt-sept autres, tous, sauf cinq, furent élus, naturellement avec l'appui des libéraux. .ils montrent jusqu'à quel point les députés indépendants du travail sont entres aujourd'hui dans les rang9 des libéraux. Il est assez curieux qu'en Ecosse ces rapports soient beaucoup moins étroits. La demi-douzaine des candidats indépendants y fut tout entière combattue par des libéraux et battue sur toute la ligne.
32 Mi Ml PARTIE. il' ^ % - I IM 1 M r V H I I
i, le parti du travail a eu une chance exceptionnelle dans la première session du nouveau Parlement. La reniement cherchait à apaiser le mécontentement que lea trade-tmions ressentaient au sujet de l'affaire de l.iil \ .il-', par un projet de l"i sur lea conflits du travail p.. liant qu'une union ne serait civilement responsable i|u ,t raison des actes que bos agents auraient le droit d'accomplir en vertu de ses statuts. Le parti du travail soutint un projet ri\ .il. où il ('■tait ilit que les tradt 'Unions ne porteraient «mi aucun cas la responsabilité des actes dommageables de leurs agents. I ■ >u i d'abord, le gouverment, par l'organe de i'Atiorney-General, objecta que c'était aller trop loin; mais au bout de quelques jours il céda. Le premier ministre, avec plusieurs de ses collègues, contribua par Bon vote a Faire passer le projet rival fii deuxième lecture et consentit a modifier son propre l"ll en conséquence. Ceci parut comme une grande victoire pour !<• parti du travail ; en réalité on lui lit cette concession, non pas 6 cause de ses exi* gences, mais parce qu'il Be trouva qu'une grande partie des libéraux s'étaient i surce point avant les élec-
tions. Il va de soi que cette disposition était une con-
.ii au travail, mais elle fut déterminée par la pression
ecteurs sur des candidats libéraux plutôt que par l'action du parti du travail en tant qu'organisation.
l al il.oni.' la grande majorité dont le cabinet dispose, il o'esl pas probable que le parti du travail parvienne à lui forcei la main pendant le Parlement actuel ni qu'il puisse enregistre) beaucoup d'exploits a Bon actif. Kl si un jour
l'avenir il tient la balance du pouvoir, il Bero pour ainsi dire contraint île faire cause commune avec les libéraux, et cela, -ans pouvoir s'attribuer devant le public ti auront été le prix de son appui. On voit ici l'un île- deux facteurs qui luttent contre la permanence du parti du travail a l'état de groupe indépendant ; c'est la tendance dans le régime parlementaire anglais à l'absorption des lier- parti- flanj (es rangs Boit du gouvernement, soit de l opposition. L'autre grand facteur de la
CIIAP. WMM. — l i: l'illll Dl IHVXVII. .i.i
situation esl la difficulté de maintenir l'harmonie entre les éléments don t le parti du travail lui-même se compose. Les idéah des Bocialisles ne sonl rien moins que partagés par la masse des membres des trade-unions, et celles-ci ne participent pas très activement à la politique, .i moins qu'elles n'aient un grief. El qui plus est,
chac des organisations 'i111 cherche & embrigader l< -
suffrages du travail est dirigée pi r quelques hommes, <lniit beaucoup n'onl qu'une petite expérience des affaires el -'■ montrent Bouvenl jaloux et sonpçonneni envers les chefs d'une institution rivale. Le sentiment des
intérêts communs -mi ;i-t-il assez forl dans la class i-
vrière, en l'absence d'un grief immédiat, pour surmonter ces obstacles el pour perpétuer une représentation distincte «lu travail à la Chambre des Communes .' C'est une choses que l'avenir nous révélera.
• il M'ii i;i \\\i\
LB8 CANDIDATS El l i - i l l lloNS
// // a peu de lutte /mur les candidatures, — Celui qui cherche à pénétrer les institutions d'un pays étranger demeure souvent perplexe parce que les gens à qui il s'adresse ne saisissent | >;i - les difficultés qui B'élèvent dans son esprit. Il demande pourquoi certaines forces politiques ne produisent pas les effets qu'il B observés chez lui, dans des conditions semblables en apparence; et il n'obtient pas de réponse satisfaisante, parce que ces effets >"iit conjurés par un milieu et par des traditions
que Bes inf ateurs regardent comme faisant partie de
l'ordre naturel. Ils n'expliquent |>;i* ces choses, cor ils ne bc doutent pas qu'une explication soit nécessaire. M. Kipling donne un exemple de cet embarras dans Bon r<Vit il « I ne erreur Bur la quatrième dimension». <*r, une des questions qui intriguent tout américain étudiant nvernement anglais^ c'est le peu de rivalité qu'il \ a pour les candidatures au Parlement. Aux Etats-Unis, la présentation des candidats fait souvent l'objet d'une aussi chaude lutte que l'élection elle-même, et elle B'opère suivant la procédure électorale ordinaire. Et même, dans beaucoup de circonsi riptions où la majorité d'un parti est assurée, c'est la Beule vraie bataille qui soit livrée, cai pour celui qui l'emporte, la candidature
CHAP. XXXIV. — l l i CANDIDAT! Il il> BLECTIONB ■>
équivaul à une élection. En Angleterre, un Parlement est très convoité, mais on n'entend pas dire que les aspirants à une candidature sollicitent les i ioisations .1 l'avance ni qu'ils essayent de 1 un mécanisme personnel •< l'intérieur du mécanisme de parti. Pour autant que ces manœuvres existent, s'accomplissent avec beaucoup de discrétion, dans une très petite mesure, et rarement, -1 tant est que cela arrive jamais, l'on cherche à r.ui >• réformer la décision il 11 comité exécutif en transportant la question au groupe I ► 1 11— étendu du conseil. Bref, les candidatures 0 la Chambre des Communes ne s<mt pas vivement disputées, et il semble que cela provienne en im< de
l'absence relative de préférences personnelles 1res marquées dans le choix d'un représentant, et il<' ta catégorie restreinte des personnes qui sonl à même de se porter candidats. Ces deux points méritent qu'on les examine. /." causes. - Les électeurs n'uni guère de fortes préférences personnelles. — Les électeurs s'intéressent surtout à la victoire du parti auquel ils appartiennent, à l'arrivée au pouvoir d'un ministère professant les principes qui sonl les leurs. La personnalité de celui qui les représente sur un banc derrière ces ministres a moins d'importance, bien qu'elle ne soit pas indifférente pour les électeurs ; et cela est vrai non seulement de la masse des éltvti'ius, mais encore du petil groupe des hommes qui prennent une part active à la politique. Ils ne forment |ii- une troupe d'hommes-liges qui suivent leur chef dans l'espoir d'un profil personnel. Ce chef n'a aucun patronage .1 >a disposition, aucune faveur »lu gouvernement qu'il puisse distribuer a ses fidèles. Il n>' peut même pas beaucoup pour l'avancement des intérêts particuliers de sa circonscription, car, sauf pour certaines 1 hi comme les arsenaux et les casernes, le trésor national ue dépense rien pour les établissements locaux, et la législation des lulls privés échappe complètement à 1 in- Quence personnelle du député. Ses partisans ne peuvent guère compter sur d'autres largesses de sa part ijue les
l'MMiMi PARTIS, — il mmiMi: DE PARTI
petites rétributions qui récompensent les travailleurs du parti, .1 l'inscription des électeurs ou a l'élection ; la circonecription ne peut s'attendre à rien ru delà des -"in-, mnels (nursing) de Bon représentant; et ces tiens couleront en abondance, pourvu que le candidat ail quelque Fortune et la main large. Li s politiciens loca ix aiment un homme qui soil généreux et populaire ; ils aiment celui qui fait bonne impression, ot particulièrement un bomme distingué dont ils puissent être fiers ; ils -mit heureux d'avoir pour représentant un homme qui marquera au Parlement, el il- lui demandeut de rester Bdèle à Bon parti ; mais pour le Burplus, leurs pré- [érencea personnelles ne Boni rien moins qu'accusées, el .1 coup sûr ils ne Forment pas un groupe d'intrigants ilonl la fortune matérielle ou politique dépend du choix qu'ils feront de leur patron. La désignation des caudidats appartient à quelques hommes seulement, mais qui B'intéresseut à la politique générale el dont le h ut. en dehors de l'un ou l'autre cas d'amitié locale, est ordinairement de gagner un siège pour le parti plutôt que de l'attribuer à telle personne déterminée.
Catégorie restreinte des candidats. — Les causes I l.< droit de renouveler sa candidature. — Voilà pour ce qui concerne l'attitude des électeurs. La position des candidat- possibles a encore [dus d'importance, car le choix est limité de diverses façons. Tout d'abord, le député en fonctions a un droit très fort à une nouvelle candidature et c'est un droit que les associations locales anaissent presque invariablement, -.uif en cas d'offense personnelle positive "H de divergence accentuée dans les opinions politiques. Or, ceci dispose d'un grand nombre parmi les sièges qui offrent certaines chances de succès, parce que quiconque a Biégé au Parlemenl veul ) rester et que, son parti ayant triomphé dans sa cir- • mi- ription à l'élection précédente, il y aune moyenne de probabilité pour qu'il l'emporte encore dans la suivante De pin ■>, un candidat malheureux, mais qui s'est bien défendu, i u.n espèce de droit acquis B une mm--
CHAP. XXXIV, — LU CANDIDATS u il- i i i i i n- 'm
velle présentation, -'il la désire, el Bon envie sera à peu pri - en proportion des chances de victoire. ' l'est pour* quoi un e^rand nombre dea meilleure sièges sont occupés par dea candidate permanents.
J Les frais nécessaire» imposent une autre limiti
gorie des candidats possibles. S. ml dans le cas dea représentants du travail, qui ont denière eux toute la
puissance d'un ganisalion trade-unioniste, les frais
de la lutte pour un siège parlementaire retombent a peu près complètement Bar le candidat ; et ils ne sont pas peu de chose. Il j a d'abord les dépensée annuelles de l'inscription des électeurs, puis le coût de l'élection elle-
même. Ces charges -""t lourdes, l'u t l'autre, el il
faut y ajouter un budget permanent pour l'entretien de la circonscription. Celui-ci varie beaucoup, mais, dans la plupart des cas, il est considérable; en fait, c'est une des raisons de l'usage que l'on Buit communément de
nrr les candidats longtemps avant qm- la dissolution ne paraisse imminente. La circonscription veul être soignée : cet usage donne au candidat le moyen de Be faire connaître ''t de B'insinuer dans les bonu des électeurs : précaution d'autant plus importante qu'il est souvent un étranger, encore inconnu [»■ >ur eux au moment île -a désignation comme candidat. Si l'on
calcule que les frai- d'une élection disputée prennent
de cinq cent à nulle livres Bterling, et tjue les dépenses annuelles d'inscription et d'entretien exigent de quatre à cinq cents livres, — etces évaluations sont modérées I . — il devient évident que le nombre des hommes qui tucient de paver le prix d'un Biège au Parlement n'est pas illimité, et que le nombre de ceux qui consentent à encourir cette dépense pour la -impie chance d'obtenir un Biège est encore plus restreint. Car il ne faut pas oublier que l'espoir de trouver aucune compensention pécuniaire est très faible. Les membres du Parlement ne touchent pas d'indemnité ; ils doivent vivre
(l) Ces é»aluaiions ne se rapportent ni ii l'Ecosse ni à l'Irlande.
DSI Mi Ml il. 6Y8TI US DU PARTI
à Londres pendant la >;ii«>ui la plua chère de l'année; fort peu d'entre eux reçoivent jamais un traitement en qualité de ministre «m a quelqu'autre litre, el alors même, en règle générale, seulement après qu'ils mit
.!<• longues années à la Chambre des < ommunes. Il en résulte, que, s l'exception des représentants du ti.i\ ail, la C.li. un lu.- se ri crule surtout parmi les hommes qui peuvent se payer ce privilège. Les radicaux s'en plaignent, ils réclament un traitement pour les députés e' veulent que l'on mette les frais électoraux & charge du trésor public. W.ii- on a fait remarquer que le peuple lui-même préfère < - 1 i i« • des hommes fortunés; que le coût d'un Biège tient plus à la pratique des Boins (nwrsinij\ qu'aux dépenses officielles des élections ; et que
t autant la faute des électeurs que celle des caa»
didalfï I). Certes, l'office central du parti aide fréquemment à payer une part des frais électoraux des candidats, particulièrement là où les chances de succès
ut pas brillantes, mais cette intervention ne contribue [>.i- à l'apport d'éléments nouveaux, car les can« ■ liil.it- qu'elle f. i \- 1 > r i . • ■ sont naturellement de la même
irie que ceux qui siègent d'ordinaire au Parlement.
. lu préférence pour les gentlemen. — Et i e n'est pas seulement la fortune qui restreint le choix aux membn s d'une classi I estle corps électoral dans son ensemble
qui préfè itte classe. La tradition anglaise du gou-
yimîi nt par des gentlemen n'a pas perdu son empire
Bur la masse du peuple. Cela ne tient pas principalement à l'influence locale des vieilles familles de comté, car, bien qu'elle n'ait pas disparu, le changement des conditions économiques a grandement diminué le nombre des propriétaires fonciers qui peuvent se payer un au Parlement. Mais cela lient plutôt à l'esprit de déférence "'i in snobisme qui règne encore en dépit de la
i Cl Pc ' Conttituentt, dans la ProQreisive Re\
sepleu.l'''
CHAP. \\\l\. — LES CAND1DATII il LES ELECTIONS ■> '
révolution industrielle el de l'avènement de la démocratie. On le remarque surtout pai le prestige que possède toujours un titre quelconque ou une alliance à quelque grande maison; et la jalousie qu'éprouvent, à
I • • ii .1 il.- hommes de leur propre rang, les i Bocialea que l'on appelle la basse classe et la petite bourgeoisie, ne laisse pas d') contribuer. L'on .1 même qu'un ouvrier qui .1 des ambitions politiqui trouve Bes pires ennemis parmi Bes compagnons) ■■ moins toutefois qu'il ne Boil présenté comme le candidat d'une organisation du travail.
i /• choia de personnalités étrangères à l<i région. — Il peut sembler paradoxal de dire que l'habitude d'élire des étrangers aussi bien que des résidents pour représenter une circonscription tende à restreindre l«' cbamp de ce <-lini\. et pourtant il Faul croire que tel esl le cas. Bien entendu, la catégorie possible des candidats pour chacun des sièges s'en trouve énormément
accrue, mais le 1 il les personnes qui prendront à
cœur d'obtenir la candidature d'une circonscription en particulier, -•• trouve diminué. Un homme n'esl plus obligé de s'en tenir à l'endroit où il réside; s'il y rencontre une opposition Bérieuse, Bes phances de >u. ces ne seronl pas moins bonnes autre part, et, partant, au lieu livrer une bataille désespérée dans son propre milieu, il B'avise d'une circonscription qui lui offre une perspective favorable au point de vue de la candidature et de l'élection. Voilà pourquoi il ne se produit pas dfi ces luttrs acharnées entre hommes qni ne peuvent espérer un Biège au Parlement qu'à condition de s'emparer de l'organisation locale du parti.
.'i L'absence </'■ marche-pieds politiques. — I ne autre circonstance encore qui vient restreindre l'abondance des candidats au Parlement est l'absence d'une pyramide politique dont les marches vont en rétrécissant vers le sommet, comme il en existe dans certains autres pays.
II n'est pas rare qu'un homme entre à la Chambre des Communes sans avoir préalablement occupé aucune fonc-
60 DBUXlKMI l'VHlIK. 1! BY8TÊMB Kl PARTI
lion élective. Od pourrait dire que o'esl la règle générale. I n député auglaia ne débute pas d'ordinaire en qualité de conseiller de bourg ou de district, pour devenir après cela échevin ou membre du conseil da comté, ■ t s'élever ensuite jusqu'au Parlement en traversant divers degrés de Fonctions publiques; et par conséquent, l'on n'a pas sous la main un grand nombre d'hommes préparés par un stage approprié à briguer une candidature Certes, beaucoup de membres de la Chambre ont déjà rail partie des assemblées locales ; mais cette pratique n'est pas devenue tellement générale qu'il faille considérer i es sièges comme les marche-pieds ordinaires d'une carrière politique; l'usage, d'ailleurs,
nble pas B'en développer d'une façon marquée. En fait, la distance qui sépare le Parlement des conseils locaux est bî grande, qu'il n'esl guère probable que ceux-ci deviennent jamais des pépinières de candidats. 6 / méthode <l< présentation. — La manière de faire les présentations de parti a aussi s'>n effet. Le candidat est généralement choisi par un petit sous-comité désigné dans ce but <•[ dont la proposition esl acceptée Bans discussion par l'association locale. Dans le parti
libéral, il n'en va pas toujours ainsi, et lorsque le ci té
hésite entre deux ou trois personnes, il les invile bouvent à prendre la parole, à tour de rôle, en deux ou trois soirées, devant le conseil ou le comité exécutif, qui arrête alors Bon choix. La sélection s'opère donc en pareil cas, non pas surtout grâce à des sollicitations et .i dffs intrigues, mais par une épreuve en concours d'éloquence publique. Kl c'esl assurément des deux méthodes la moins démoralisante; elle a pourtant un incon* vénient, car beaucoup parmi les meilleurs j répugnenl et refusent de s'j Bonmettre. Les conservateurs s'j prennent plus adroitement. Chez eux, tant <'ii Angleterre qu'en Ecosse, il esl extrêmement rare que la lutte pour une candidature soil portée devant le conseil d'une
iation locale. Si le petit comité n'arrive pas à faire son chois entre les noms proposés, s'il y a encore deux
CHAP. \\M\. — LU CANDIDATS Kl il- BLICXIONS ' » 1
ou plusieurs personnes qui veulent pousser [a question
plus loin, "ii recourt è l'emploi d'influé - extérieures
pour obtenir le retrait de toutes les i indidatures -ml une. Quelque personnalité du voisinage, qui en im| pai -.1 haute situation sociale on par son autorité dans le parti, intervient .t cet effet ; parfois même il se peut que l'on doive en appeler aux grands chefs, mais ceci offre l'inconvénient que ceux qui B'inclinenl devant leurs instances conçoivent l'espoir d'une compensation déterminée. En toute hypothèse, le désintéressement du candidat qui se retire lui donne naturellement un certain
droit a ce qu'on lui en tienne c pte pour l'avenir. Il
est manifeste qu'une pareille méthode pour le choix des candidats diminue le nombre des personnes qui lui rueront ouvertement cet honneur et qu'elle réduit au minimum la lutte pour les candidutures
Choix des candidats. — La présentation se fail donc, en réalité, dans la plupart des c is par les membres d'un petit comité. L'on pourrait supposer que ceux-ci n'éprouvent aucune difficulté de trouver un candidat convenable, que leur seul embarras soit de choisir entre une foule d'aspirants locaux et étrangers .1 la localité; mais nous avons vu pourquoi il n'en est pas ainsi dans tous les cas. Certes, il arrive fréquemment que le- circonstances désignent le candidat : ce peut être le député en fonctions, ou le candidat qui a <li-|>ulé le . lors de l'élection précédente ; et parfois, en cas de vacance d'un siège, il y a telle personnalité locale à qui h.i situation confère un droit décisif de réel imer la c in- (licluture. C'esl le meilleur des candidats, mais on ne le rencontre pas souvent. D'ordinaire, un personnage d'importunce locale - 'est fait des ennemis aussi bien que des amis : il est vraisemblable que ses voisins, qui ne se reconnaissent pas moins de titres que lui, le jalousent et Bouvent lui préfèrent un jeune rejeton 'l'une famille noble, un avocat de grand talent ou un banquier de Londres. Voilà comment un étranger qui, parce i|u il n'a rien de commun avec une localité se voit parfois
Kll Ml P \ il ne — l i: >\ BTI mi m: P uni
traité d'oiseau de passage et s'évertue a inventer le moindre prétexte imaginaire qui le ratl i< ne à ci i endroit, ne doit cependant pas redoutei i d somme que les électeurs ne témoignent une préférence, «mi du moins une ■ p ■ u t- des candidats locaux. L'on entend même aflirmer que ceux-ci encourent un désavantage punitif, et, in effet, a peu près la moitié '!>•- membres du Parlement sont -;ms attaches dans les localités qu'ils i sentent (1)
i défaut d'un élément convenable parmi les personnalités locales et lorsque aucun étranger ne peut prétendre à la candidature, Le comité consulte volontiers l'office central du parti, lequel prend soin de ne \>-^ pas donnei son .i\ i- Bans qu'on li' lui demande, mais est
urs prèl .1 faire les propositions dont on peut avoir
m. Il soumet invariablement plus d'un nom, « I qu'il désire montrer aux personnes qui <>ni mani-
l'envie de se porter candidat pour le Parlement, que l'office s'occupe de leur trouver un siège, <-\ encore plus parce qu'il peut éviter l'apparence d'imposer les candidats aux circonscriptions. L'habitude de consulter - ntral est tellement répandue que de nombreux députés doivent leur - n intervention et parfois
môme, comme nous l'avons «u, à son assistance pécuniaire \ c n\ '|ni Boni accoutumés .'i l'intensité d'espril
que li démocratie a produite dans d'autres pays, il parait étrange que les électeurs d'une ville de province B'adressenl .i Westminster pour trouver un candidat qui leur sera complètemenl inconnu. Toul comme l'absence de rivalités ardentes pour la candidature, cela est dû .'i
d'élire des personnes non-résidentes, a la catégorie restreinte des candidats, et .ni f.iii que les nom i
qui disposent des présentations B'inquiètent habituellement l'Ins du succès de leur parti <\ le la personna*
lité de leur représentant. Les qualités personnelles ne Bont pourtant pas sans effets sur les électeurs; on peut
M Plu- de la moitii'-, 'l'apr> s Obtiioooh-ki, [, p. 5jI.
CBAP. WMV. — LES CANDIDATS il LU BLI NOMS 63
le voir dans l< ■- circonscriptions a deux députés, <>ù il n'est pas rare lorsque les partis se sorreul de près, nu' un candidat de chacun soit élu, parce que le collègue >lu candidat qui passe en tète reste assez loin derrière le favori de l'autre liste pour être battu. Aiu>i, a 1 1 Icction générale de 1900, ce phénomène Be produieil dans q tur vingt-trois bourga a deux députés I /■ mrie de candidats indépendants, — Us onl d'ordinaire été rares dans ces dernières années, les candidats indépendants qui se présentaient contre ceux que les iations de parti avaient désignés. Si on laisse de côté, pour le moment, >'t les candidats choisis par les partisans du travail, par les socialistes ou par les nationalistes irlandais, qui tous appartiennent à des organisations distinctes, 't l'un ou l'autre cro/ter
l'on remarque que les cas ''îi rVngletern il y a eu [>ln~
de deux candidats pour un siège sont en diminution accentuée depuis lss' Dans l'élection générale uV cette même année, on trouve trente-deux de ces candidatures supplémentaires; mais onze d'entre elles obtinrent moins de deux cents votes par tète, et quinze autres n'en reçurent pas assez pour modifier le résultat, pour autant < | u '• > 11 puisse le voir par les chiffres, bien qu'il soit naturellement impossible d'affirmer positivement qu'elles n'eurent aucun effet. Lors de l'éle lion généde 1886, qui porta Bur la question du Home Ride, les passions furent vives et les ligues de parti nettement accusées. Dans trois circonscriptions, les conservateurs et les libéraux n'ayant pu se mettre d'accord, tous deux entèrent leur candidat - . et dans une autre encore, deux libéraux Be trouvèrent en lice; mais il ne semble
(1) Dans un autre bourg à deux députes, à Lioil"ii. seulement un conservateur et un libéral furent présentas comme candidats, et c'étaient les deux hommes qui avaient battu dans l'élection précédente deux autres candidats, un conservateur et un libéral.
(2) Dans deux de ces cas, l'unioniste libéral ne recueillit pas trois cents voix.
D1 \.i mi. PASTIS. — m: BVSrÊMI DB PARTI
pas que dans aucun de ces quatre cas le résultai b en >uit trouvé atlecté. Dans l'ensemble des trois élections générales suivantes, en IS'.ij, 1895 el I9p0, il n'v eul que ilt\ candidatures supplémentaires de celte espèce cinq d'entre elles obtinrent moins de cent votes pai tète, une autre moins de deux cents, el des quatre dernières qui reçurent asseï bien <!<• suffrages, aucune cependant ne parait avoir eut d'effet sur le résultat. Ainsi, dans ces ti"i- élections générales, un candidat de ce ui'iu.' Fui uté pour un i ulemenl sur cent soixante-dix
en moyenne, el dans la plupart des cas il n'avait aucun
appui réi I. La question de la rél te fiscale, qui divisait
profondément le parti conservateur, lii Burgir un grand
n bre de tiers candidats à l'élection de 1906. Dans
neuf endroits, en dehors des Universités, le libéral se trouva combattu el par un unioniste partisan «In libre échange el par un unioniste partisan de la revision «lu tarif ; et trois fois, il en résulta que le siège lui conquis par le libéral. Il y eut aussi quatre >as où, en face de l'unioniste el du libéral, nu vil surgir un troisième i sndidal qui Be déclarait libéral ou indépendant, mais sa présence in- semble pas avoir eu d'effet but le résultat. Ces chiffres monlrenl bien que, sauf pendant ces périodes exceptionnelles où l'un des grands partis souffre do il i>sensions intestines comme celles qui uni affligé les libé raux de I880el les unionistes en 1906, les ess où des candidats indépendants se présentent contre les candidats
iers des partis Boni aujourd'hui lus peu n breux.
I.n cause. — Il esl de fail que, puisque la politique en Angleterre porte sur des questions générales el puisque l'objet du tournoi esl déterminé par les chefs du parti au Parlement, l'électeur intelligenl vote moins pour M \ nu M. Y que pour le ministère un pour l'opposition ; pourtant, il s'inquiète rarement des opinions personnelles ou du jugement d'un candidat au point de compromettre le succès de Bon parti en encourageant la candidature d'une tierce personne. C'esl ainsi que le régime parlementaire met à la multiplicité des candi