XI.I11. — I.K CONSEIL DE COMTE DE LONDRES 2li
ders), et parfois celles que l'on a obtenues se sont élei ées à des prix considérablement cl spécialement renforcés, à raison dos conditions imposées par le conseil il). »
Le département des travaux. — Le conseil, en présence de cette difficulté immédiate d'obtenir des soumissions satisfaisantes de la part de bonnes maisons, décida de faire lui-même une partie de ses travaux de construction et d'entretien. Agissant dans cette pensée, il exécuta certaines entreprises en régie en 1802, et à la tin de l'année, il établit d'une manière permanente un département des travaux. Nous connaissons déjà les débuts malheureux de cette expérience et les remèdes qu'on y apporta.
En 1906, le département avait atteint un chiffre de travaux dépassant deux millions de livres sterling et il employait plus de trois mille ouvriers. Il était traité comme un entrepreneur privilégié, car sa manière ordinaire de procéder était la suivante : l'architecte ou l'ingénieur du conseil proposait les plans, le cahier des charges et les devis pour tout travail à exécuter. En règle générale, ceux-ci étaient alors soumis au département des travaux qui, s'il était satisfait des devis et ne se trouvait pas déjà encombré, acceptait l'entreprise. S'il la refusait, on appelait des soumissions et L'affaire était conliée à un entrepreneur. Dans ces conditions, il est manifestement impossible d'établir une comparaison exacte entre les résultats des deux méthodes. Que la qualité des travaux exécutés par le département soit bonne, c'est ce que personne ne semble contester ; mais les avis diffèrent sur la question du prix. Les adversaires du département disent que la dépense est un peu plus élevée que le prix qu'on aurait payé à un entrepreneur, tandis que ses partisans prétendent que les frais sont presque les mêmes et que la qualité du travail est certainement mieux assurée. On peut conclure à bon droit, semble-t-il, que la
(1) L. C. C. Rapport du comité du département des travaux (1896-1897) p. vin.
LE GOUVERNEMENT LOCAL
dépense n'a pas été très différente ; que le travail coûte au département plus qu'il ne coûte à l'entrepreneur privé ; mais que peut-être le conseil peut économiser nue partie des bénélices qui reviendraient à ce dernier et que l'ensemble de la communauté perd le reste.
Les industries municipales. — ■ Le conseil s'est occupé activement de cette catégorie d opérations qu on appelle communément les régies ou les industries municipales {municipal trading), bien que l'étendue restreinte de ses pouvoirs l'ait limité à un petit nombre de branches, notamment aux habitations, aux tramways et au\ bateaux à vapeur. Les plus heureuses espèces d'entreprises tentées par les villes anglaises, à savoir la fourniture du gaz et de l'électricité, rentrent à Londres dans le d > naine des conseils de bourg, et bien qu'il ait à plusieurs reprises essayé d'obtenir du Parlement le droit de vendre du courant électrique en masse aux bourgs et à d'autres grands consommateurs, le conseil de comté n'y a pas encore réussi.
Logement obligatoire. — L'établissemem par les autorités municipales de maisons et de logements pour les classes ouvrières a lieu en vertu de quatre pn<s riplions législatives différentes, fl y a d'abord un principe général, incorporé dans la plupart des lois loca es, qui dit que chaque l'ois qu'une autorité publique ou une compagnie, en détruisant des maisons pour fane plaie à d'autres édifices ou à des améliorations, déloge plus d'un certain nombre d'ouvriers, elle doit faire construire pour eux des habitations dans le voisinage. Eu ouvrant des rues, en creusant des tunnels et en élargissant des quais, le conseil de comté de Londres a délogé plus de dix mille personnes, pour lesquelles il a dû construire de nouvelles demeures.
Logement volontaire. — Les trois autres prescriptions qui permettent aux autorités publiques de lournir des logements sont contenues dans la loi de 1 S'.M) sur les habitations ouvrières avec ses modifications (l). tille est
(t) Cette loi (53-54 Vie. c. 70) codifia les lois dites : Labouring