CHAI'. XLIV. — LES INDUSTRIES MUNICIPALES
traits les compagnies américaines affranchies île restrictions de la même nature. Les Anglais répondent quelquefois à celte comparaison en présumant virtuellement
qu'on ne peut pas s'attendre à ce que l'initiative iudusde leurs compatriotes égale celle des Américains. Hais l'A ngleterre a longtemps tenu la tète des nations en matière de progrès mécaniques, et le caractère de son peuple n'a pas subi de changement général qui doive rendre cette entreprise impossible aujourd'hui.
Boston pour la même proportion de son salaire qui, à Glasgow, lui permettrait de parcourir à peu près deux milles el demi.
Il semble que les tramways de Glascow, avec leur système de tarifs gradués, ne contribuent pas d'une manière bien efficace à disperser la population ; cette impression est confirmée par le fait que, à l'époque du recensement de 1901, -48,3 0 0 de la population de Glasgow vivaient entassés (overcrowJed) à raison de plus de deux personnes par chambre; celte proportion avait été plus élevée autrefois (59,6 0 0 en 1891), mais le nombre total des personnes logées dans ces conditions avait augmenté légèrement iCom. Papas, 1S92, XGIV, 1, p. 331 ; 1902, CXXIX, 1133, p. 362). Il est impossible de comparer exactement cet état de choses avec celui de Boston, parce que les statistiques de celte dernière n'ont pas été établies sur la même base. Le rapport du comité chargé par le maire de Boston de faire une enquête sur l'état des lenement-houses en 1904, révéla que dans les 5-32 lenement-tiouses qui furent inspectés, — c'éiaient probablement les plus misérables de toute la ville, — on trouva plus de chambres qu'il n'y avait d'occupants. En prenant pour base d'appréciation le principe qu'il faut un minimum de 300 pieds cubes d'air pour chaque adulte et de 200 pieds cubes pour chaque eniant, le comité conclut que 623 de ces appartements (tenemer.if), soit 12 0 0, abritaient un excès de population (overcrowding). Comme ces tenemenl houses renferment moins d'un cinquième •de la population de la ville, l'accumulation excessive, a ppréciée de cette façon, serait de 2 ! 2 0,0 de la population. Il est évident que la population est beaucoup moins resserrée à Boston qu'à Glasgow, et cela, nonobstant le fait que la ville de B p=lon est bâtie sur une série de pre3qu'îles, qu'elle est naturellement séparée de sa banlieue par de larges étendues d'eau et qu'il De lui est donc guère possible de s'étendre, tandis que Glasgow a le champ libre de tous les cotés.
Extension des tramways au-delà des limites d'un boury. — Un problème difficile pour l'exploitation municipale des tramways est celui qu'offre la nécessité toujours plus grande de prolonger les lignes au-delà des limites du bourg. Cette question a eu, elle aussi, son histoire législative. Le ministère du Commerce ne s'est jamais cru en droit d'accorder des ordonnances provisoires permettant aux conseils locaux d'établir des tramways hors du territoire soumis à leur autorité (I). Cela n'eut guère d'importance aussi longtemps que ces corps ne possédèrent pas le droit d'exploiter leurs lignes. Mais la question s'imposa à l'attention du public, du moment que l'on commença à accorder aux bourgs des pouvoirs d'exploitation ; car il est rare qu'un tramway, pour avoir toute son utilité, puisse s'arrêter aux limites de la ville, et les conseils de bourg parviennent difficilement à conclure des conventions de trafic avec des districts suburbains ou avec des compagnies indépendantes, dont les réseaux se trouvent en dehors de leur juridiction. Le problème se présenta avec une acuité particulière dans le cas où un bourg racbetait, en vertu de la loi de 1870, sa part d'un tramway qui s'étendait dans la région environnante. C'est pourquoi, vers la fin de la période de 1880 à 1890, les bourgs commencèrent à solliciter du Parlement le droit de construire ou de louer des lignes en dehors de leur territoire. De 1880 à 1805, les Cliambres votèrent huit lois privées accordant des pouvoirs semblables (2). et le Parlement suivant prit une règle générale en adoptant un standing order qui lui permit d'accorder à un bourg le droit d'exploiter un tramway en dehors des limites de son territoire, chaque fois que les circonstances sembleraient justifier cette mesure. A partir de ce moment, les lois privées octroyant cette autorisation devinrent plus nombreuses.,
(i) Rapport du comité des industries municipales, Corn. Papers, 1900, VII, 183, quest. 125.
(2) Ibid., app. III.