XXXIV. — LBS I INDID IT8 ET LES i I
renie I indidal se rond aussi su qu .1 du
parti, établi 'luis les districts de vote il.-, Idans les villes principales d'une division de coml
Il \ rencontre sinon la masse des électeurs, lu as
les chefs des canvassen qui foui les démarches auprès
lecteurs. Bref, le candidat cherche 6 Be mettre en \ ue le plus possible.
- r engagements. — Au cours de sa campagne, dans 1 unions publiques, par des députations ou pai des appels « Lui - l.i presse, le candidat est sollicité d'exprimer Bon avis sur toute esp de questions politiques et de prendre à ce sujet des engagements. Certaines d< questions sont des points d'importance capitale, d'autres ont de simples affaires d'engouement, d'autres enfin ont suit mi une signification locale. Souvent le candidat ne peut pas éviter de faire une déclaration catégorique même quand il n'en a pas envie; aussi dit-on communément qu'un député arrive au Parlement enj jusqu'aux yeux sur toutes les questions. Mais dans un
gouvernement qui obéil à la politiq I" parti aussi
rigoureusement que le gouvernement anglais, les • gements individuels des députés s,, ni moins importants qu'ils ne paraissent. Naturellement un candidat ne va pas s'engager contre une politique sur laquelle les chefs de son parti se trouvent eux-mêmes déjà engagés; il ne
urrait pas. Et pour ce qui est des autres questions, du moment que les ministres ne s'en oceuppent point, les promesses du candidat n'ont guère de conséquence, parce qu'aucun t > î 1 1 sujet a controverse n'a de véritables chances de succès à moins de devenir un projet du gouvernement. Il ne reste donc que les questions que les ministres peuvent être obligés d'aborder pendant le cours d'un Parlement sans avoir pris une position pré-
i leur égard lors de l'élection générale. On eut un exemple frappant du défaut de prévoyance de la part du gouvernement et des effets qui en résultent, lorsqu'on 1906, les trade-unions réclamèrent pour leurs caisses l'exemptiou de responsabilité dans les ;
DKCXti mi: PARTIE. — ' I BYSTËtH Dl PARTI
domra .t. :■ -.-iiiii-ri-N. Comme le cabinet n'avail pas dees ,. de projet il comptait préa ut. i . t qu'il omit d'avertir bw partisans de ne pas prendre d'engagements précis en aucun Bens, beaucoup d'entre eux promirent de défendre la prétention des 1 nui" I sultat fut qu'après avoir déposé leur projet, les ministres trouvèrent que la plupart des libéraui •■ ils s,. \ ircut contraints <le l'abandi aner et d'adopter celui du travail. Haie les cas de ce genre
ut pas très fréquents. Il- doivent rartowl se présenter dans les questions imprévues, but lesquelles H n'est pas très probable que des promesses aient été données.
/ ; iournèt d'élection. — L'agitation d'une à trois semaines de discours el de démarches atteint le comble
a i,\" par le Bcrutin. Hommes, femmes et enfanta portanl les couleurs de leur parti B'égosillenl en l'honneur de I' ii i" i andidat ; et celui-ci, aoavenl aci ompagné de -a femme, i ircule en voiture, visite les s.illes de comité ou la roule. Des équipages, — et depuis les de la civilisation, des automobiles — prêtés par de riches amis, courent «le loua côtés, amenanl les électeui - au scrutin, et l'on peut voir un landau armorié transporter peut-être un ouvrier en blouse. Cependant,
ni électoral 't ses employés se démènent vi
ment. Des cartes de vote ont été envoyées d'avance aux électeurs qui figurent but les carnets des canvassers comme |> irtiaans du candidat, el i haque électeur rapporte
une au représentant du parti auprès des urnes. Les cartes sont alore renvoyées au local du comité pour être collatiounéea avec les c irnets, el des voitures Boni i diées i h'/, lea électeurs qui n'uni pas encore voté. Enfin
rrible journée s'achève : on renne le scrutin, on compte lei . on déclare le résultat et In foule dea
partisans acclame le vainqueur, qui les remercie de leur confiance el «lit le- paroles qu'on attend naturellement de lui, tandia que le vaincu répond à dea acclamations un [peu moins bruyantes, en terni emeul conve-
nables et de circonstam e.
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i \ i mt. i: DBS LIENS DE l'Ain l
/ i d'observation. — Il esl passé es pi verbe
que les statistiques sont trompeuses. Si l'on b'< d ! comme d un moyen mécanique de conuaissan . on riaque tort de s'égarer ; mais employées avei dis lion, •■H. ■< >. u 1 1 indispensables à la recberche de l
particulièrement le cas pour les phénomènes politiques que tout le monde connaît assez pour en parler couramment, mais que peu de personnes connaissent suffisamment pour en former des opinions >|ui méi conGance. A moins de ooxrigi r ses impressions statistiques, l'observateur en tout pays a chanci de -■■ tromper au sujet de l'influence de parti ; car il esl vive* ment frappé par les choses qu'il trouve mauve
des abus que l'on fait des partis poi lin- qui lui paraissent blâmables, et, par contre, il remarque à peine les ras où l'on B*en sert dans un l>ut qu'il approuve. La puissance des partis dans ces affaires peut être immense, al oependant il n'j prèle aucune attention, non parce qu'elle esl occulte, mais qu'ell" est évidente et naturelle. Le réformât* nr américain qui dénonce la tyrannie de la machine politique, cherche, & moins qu'il ne soit un vulgaire critiqu
u mi: PARTII — Il SYSTEM I Dl r Wi 1 1
rhamb une autre machine, et oello-ci, bi< n
qui s'i aspirant de motifs plus relevés et visant uniquement au bien public, est tout aussi intolérante, si même elle n'est pas tout aussi despotique que celle que son : a (force do combattre.
Irompei est particulièrement redoutable pour un observateur étranger, qui est presque toujours frappé, <I.uin imi^ les pays qu'il étudie, par la force des partis. Dans sa patrie, il saisit jusqu'à un cera point le jeu des for< es ; mais à l'étranger, il ne voit tout d'abord que leurs effets. Il remarque que ceux-ci mvent irrationnels, que l'on fait au nom du parti b< aucoup de choses qui paraissent dictées seulement pai b - intén ts particuliers ou même inconsistantes avec les principes qu'il professe; et l'observateur en conclut que le parti est une force aveugle basée sur les préjugées ou la cupidité. Et s'est ainsi qu'il B'expose .1 mal comprendre les phénomènes dont il est témoin. Il r-i porté - imaginer que la force qu'il .1 rencontrée en un endroit est pareillement active dans toutes les direction- : mats cette supposition est très hasardée. I.u Amérique, par exemple, le parti a beaucoup plus d'influence sur les élections que sur le travail législatif qui vient après, tandis qu'en Angleterre nous verrons qu'il n'en va pas de même.
/ ■ des liens de parti dans les élections <>i Amérique ii en Angleterre. — La force c parative «les
liens de parti aux élections dans des pays différents est difficile à estimer, parce que non- manquons de --lalisliquea suffisantes Bur ce point, Si l'on en juge cependant d'après un rapide examen des résultats, il semble <|uc L'empire permanent du parti sur les électeurs suit tout aussi fort en Angleterre qu'aux Etats-Unis. Nous pou- Y,,n - . n prendre comme critère, encore que bien apprixi- F, la proportion des circonscriptions qui ont constamment élu des candidats du même parti pendant uni longue série d'années. Depuis la lui de réforme de IHS.'i, 'ci 0 0 environ des circonscriptions du Royaume Uni
'Il M'. W w. — i \ POB g LIENS M. V Mi M
^■nii demeurées invariablement fidèles à an parti; et la même chose esl vraie pendent la même période (mur '.\'\ h ii environ des districts congressionnels aux Etats-Unis. Pour l'Amérique, toutefois, on ne peut pas trouver de chiffres exa ts, parce que les li
■ le i-r-, districts ont »'- 1 ■ ■ ii i < «1 1 liées après chaqi sen-
semenl décennal ; les statistiques ne doivent dom considérées que comme de simples approximations. I.n outre, certaines parties de l'un ou de l'autre pays se trouvent dans nn tel état politique qu'on ne peut guère Les prendre pour types. la [insistance des victoires nationalistes en Irlande ne peut pas servir équilablement a mesurer la force de la fidélité départi chez la moyenne des électeurs britanniques, et il faut en dire tout autant des votes du « bloc du Bud i {solid South) < n Amérique. Si donc nous laissons de coté l'Irlandi aussi les universités, nous trouvons qu'un peu plus du tiers des sièges de comté et de bourg en Grande-Bretagne sont demeurés constamment aux mains du même parti depuis le Reform Acide 1883; tandis qu'aux I Unis cela n'a été le cas que pour un quart environ de Bièges du Congrès au nord de la « ligne de Mason et Dixon. »
Un autre critère relativement exact se trouve dans la fluctuation du chiffre total des suffrages émis lors des élections nationales. <>r, depuis 1880, la plus Forte rite obtenue par les démocrates dans les élections présidentielles fut en 1892, lorsque leurs votes dépassèrent de 7 0 n ceux des républicains : et la plus grande majorité des républicains, en 1904, lorsqu'elle dépassa de 50 0 ii le total îles suffrages des démocrates. En additionnant ces deux chiffres, nous constatons un écart de 57 0 il. En Angleterre, aux élections générales
depuis 1880, les servateurs I) n'ont jamais obtenu,
dans le Royaume-Uni, au delà de 15 un de suffi
de plus que le- libéraux, et ceux-ci. jamais au delà de
(I) Y compris les unionistes libéraux.
i \ h ri k — i.k m -h mi. i.i p um
U de plus que les conservateurs h L'addition des deux excédent tente un écart de 11 Naturelle-
ment, ces chi lires ne comprennent pas de suffrages pour non-disputes, puisque dans ce cas il n'y .1 pas ■ n effet, «m ne toi! pu bien comment il Berait île d'en tenir compte. L'on a essayé, après les trois demi lions, .1 évaluer le nombre des personnes qui
auraient v<>t.; pour chacun des partis -il y .i\.iit en lutte poar n-disputéi (2), Ces estimations lurent
- principalement sur les résultats d'élections anté ins les mêmes localités, en les modiliunt d'après iriations générales do scrutin dans les autres ea> droits; les chiffres ainsi obtenus augmentent nalurelleité électorale du parti gagnant, mats pas dans une mesure qui Be rapproche des Qui Luations que l'en eonst ite en Amérique. Ces iodi alions sont bien immais pour autant qu'elles valent, elles semblent montrer que la fidélité Je parti est aussi grande che« les électeurs anglais que chei les américains.