CHAPITRE PREMIER
La révolttUon dn 4 septembre. — Le goaYernemeDt de la défense' nationale. — Sa politiqoe. — Jales Favre» Troeho, Gambetta. — Les ▼ieoz et les jeunes.
Si la France entière avait fait^ pour empêcher la guerre de 4870, tous les efforts que fit le parti républicain^ jamais l'empereur, contrairement au vœu formel nie la nation, n'aurait osé Tentreprendre. Le plébiscite en était la préface, et jamais mensonge plus grossier ne trompa le pays. Il y a quelques jours encore, alors que Tarmée prussienne occupait près de la moitié du sol français, je lisais sur les murs d'une commune de TAnjou ces mots de la proclama-
liOD plébiscitaire du préfet de l'empire: VouUx'U
) }taioii votez oui! Si la queslion eût uté ainsi posée réelle-
inenl, il y aurait eu dix niillione de voix pacifiques. Le
AUfTrage universel ne comprit pas, malgré leâ tentatives
' Taites pour l'éclairer, que l'iinipire lui demandait un
noQvesu blanc-eeing avec la pensée secrète d'en abuser
' pour déclarer la guerre.
Rendons justice à qui de droit: Thiers, le chef actuel
) <Iupouvoirexécutif de la république fraDÇ3ise,etDufaure,
1 miiii&lre de la justice, virent le pié(i;e tendu à la nation
! et lui conseillèrent de l'éviter; mais la main de la police,
en province comme a Paris, tenta de fermer la bouche
' aux citoyens qui dévoilaient les uii^usonges du pouvoir.
Le plébiscite me valait l'honneur d'une dénonciation du
I parquet de Tours au parquet de la cour d'Orléans, qui
' cuvoya a Emile OUivicr, pour lui demander des inBtrue-
ttoos dauii le but de me poursuivre, un télégr^nme
\ retrouvé après le 4 septembre dans tes papiers du ministre
I delà justice.
Lorsque la guerre fut déclarée, au mois de juillet,
' J'adressai ia Phare de la Loire une lettre de protestation,
dont la publication contribua k attirer au journal et à
^ mon ami Evariste M^ngin les honneurs d'une petite émeute
f impérialiste. A ce moment on nous accusait de pactiser
c l'étranger et l'on nous appelait Pru^siem!
Je cilu ces fjils, ivioins pour m'en gloritior, (Hie pour