Par ^'instabilité de leur synthèse mentale Tenant de leur
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traînements d'imitation les plus absurbes : en 1848, dans un atelier de femmes installé au manège Hope, 115 ouvrières sur 400 furent successivement prises en trois jours de syncopes convulsives, par «contagion nerveuse1». «Dans un collège où sévissait une épidémie de tics bizarres, le médecin » ne put la vaincre, qu'en « allumant un bûcher au milieu de la cour, et en menaçant d?y jeter tous les élèves qui continueraient leurs grimaces » ; dans une institution de petites filles, «l'une d'entre elles étant devenue subitement enrouée et ayant bientôt perdu la voix,... en moins de quinze jours, huit de ses compagnes étaient atteintes du même accident2 ». « À Berne, trente fillettes ont été prises de douleurs articulaires et de mouvements rythmés des bras. Il fallut séparer les malades pour faire cesser les crises3. » Tel est le rôle de l'imitation dans les consciences inférieures4.
impressionnabilité, du peu de durée de leurs habitudes, du peu d'étendue de leur esprit et de la faiblesse de leur vouloir. — Les foules ne sont, pas moins faciles à entraîner, mais pour des raisons qui me paraissent plutôt se rapprocher de celles de l'hystérie. Elles n'ont, en effet, que très peu d'idées à mettre en commun dans leur conscience collective, la synthèse en est très faible, le psychisme supérieur y j oue un rôle très réduit ; c'est pourquoi, si les enthousiasmes lui sont faciles, ils sont très inconsistants, et le vendredi saint peut succéder de très près au dimanche des rameaux.
1. D'après Bouchut, Nouv. Éléments de pathologie générale* 4* éd., 1882.