P. Janet, Automatisme, p. 208 et suiv
2. À. Maury, le Sommeil et le$ Rêves, Didier, 4# éd., 1878, p. 4$ê.
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Il est donc bien manifeste que les idées de Thysiérique, même quand elles ne sont pas suggérées du dehors, mais lui viennent de son propre fond, V inclinent à lacté.
Elles persistent aussi dans leur action jusqu'à ce que d'autres les arrêtent ou les remplacent. Même, si, pour l'ordinaire, elles se chassent les unes les autres avec une extrême rapidité, il arrive parfois que quelques-unes s'implantent à demeure, et si le caprice est, chez ces malades, la règle ordinaire de leur vie1, la passion ou l'idée fixe n'en est pas toujours absente. Caprice ou passion, l'idée agit en eux aussi longtemps qu'elle dure, et voilà pourquoi on constate que si leurs actes « ressemblent souvent à des convulsions, ils ressemblent parfois à des contractures2 », à des manières d'être qui se prolongent, à des habitudes \u\ s'expriment avec une fatalité désespérante.
Leurs idées se développent enfin, elles tendent à se systématiser, à se coordonner daçs un ensemble mental. Cet ensemble demeure très restreint, par suite delà « misère psychologique », très près des idées concrètes, des sensations immédiates, ^t voilà pourquoi le souci du plaisir ou de la vanité, l'égoïsme en constitue pour l'ordinaire
1. Cf. Grasset, Plan d'une physiopathologie clinique des centres psychiques, imprimerie Delord-Boehm et Martial, Montpellier, 1904, p. 68; — Cullerre et Dalleinagne, loc. cit.; — Pierre Janet, Etat mental des hystériques, etc.