ÉPILOGUE 30T
Se heurte aux réalités environnantes et en subit ie contre-coup. Àprë$ chacun de ces phénomènes, le vivant n'est plus tout à fait le même ; il y a changement, accidentel sans doute et qui laisse intact le fond de son être, mais changement réel; et ce en quoi il n'est plus le même, le quelque chose qui constitue ce changement réel est donc bien une réalité aussi ; quand la conscience le constate, cette réalité devient la réalité psychologique.
C'est iu moins la^éalité psychologique proprement dite, ou consciente.
Mais on peut étendre cette dénomination plus loin, et par analogie appeler déjà psychologique l'activité subconsciente , c'est à savoir cette même réalité que nous venons de décrire, prisé au moment où elle avoisine plus ou moins le champ dé conscience, soit qu'elle monte, pour ainsi dire, et s^prête à en franchir le seuil; soit qu'elle l'ait repassé et descende en s'atténuant de plus en plus1, pour se perdre dans les inclinations ou les appétits indistincts. Une activité subconsciente prise dans le concret est donc une énergie
i. Si on augmente progressivement l'excitant physique d'une sensation, un moment arrive où celle-ci unit par éctiapper à la conscience. Il nous semble que ce fait ne contredit pas notre explication : c'est, en effet, l'excitant physique qui augmente ; mais quand il devient excessif, il provoque une usure physiologique qui ne permet plus à l'activité psychologique de s'exercer dans l'organe. Que l'excitant devienne donc insuffisant ou excessif, dès que le phénomène échappe à la conscience, le résultat psychologique est le même : l'activité vitale décroît et retonru© anx tendances obscure»
vitale1 particulière, avec telle direction et telle intensité, semblable à toutes les autres de la même série, distincte seulement par son degré d'intensité, ou mieux encore par 'a distance qui la sépare de la conscience2. Quand rien ne la sépare plus, quand elle entre ou rentre dans le champ de conscience, elle est par cela même une activité consciente ou proprement psychologique.
Mais alors, pendant le temps qu'elle va mettre à parcourir le champ de conscience, elle présentera trois aspects divers, trois phases successives :
1° La première est celle de Tidée. En passant le seuil de la conscience, cette énergie vitale s'illumine; ou, plus exactement, elle prend contact avec quelque chose : c'est le dehors se révélant au moi, un objet se faisant présent au sujet, im* primant en lui son image3; et c'est le sujet averfc
i. Matérielle ou spirituelle?— « Vitale », et par conséquent, chez l'homme, humaine, et, dans chaque vivant, conforme à sa nature.
2 H va sans dire, en effet, que le moment où cette activité franchira le seuil de la conscience dépend de deux choses : 1° de son intensité, de son degré d'actuation qui, l'éloignant plus où moins de son état potentiel, du fond imprécis des énergies de nature, la rapproche dans cette mesure même des sommets où réside la conscience ; 2* de l'étendue du champ de conscience^ qui descend plus ou moins bas, selon les personnes et aussi Selon les circonstances.
3. De là le côté objectif dans la connaissance, l'objet introduit e» quelque sorte dans le sujet, Sigillatio rei in cognoscentt^ dirait saint Thomas. <oL 1\ %. W; Si; q. *&,*;/** VtritaU* IH