ÉPILOGUE S
aonissement dévie tout entière en acte, par cette lumière tranquille de l'idée éclairant tout ce qull est bon de savoir, et par l'accord permanent de l'idée avec la tendance et de la tendance avec l'idée ; en d'autres termes, une harmonie vitale résultant d'une tendance qui, étant seule, ne rencontre pas le conflit d'autres forces ; mais qui, parfaitement éclairée, ne s'égare pas dans de fausses directions; et qui, parfaitement consciente, est parfaitement sentie.
Le fait psychologique, dans cette hypothèse, étant parfait, ne présenterait plus alors des phases successives (qui auraient pour but de l'amener à sa perfection), mais simultanées, quoique logiquement déduites les unes des autres dans le même ordre. La tendance, l'idée et lesentiment coexiste- HAiENTau lieu de se dérouler; mais toujours l'idée étant engendrée par la tendance, et le sentiment procédant de la tendance et de l'idée.
De plus, le sentiment étant la conscience parfaite de I harmonie absolue et immuable du sujet, ne pourrait pas être éphémère, comme le sont nos plaisirs et nos douleurs, ou même nos différents moi \ qui se composent d'éléments sans cesse renouvelés et réharmonisés; mais cette conscience constituerait, pour toute la durée de l'être, un moi complet et fermé, où rien ne s'use.