D'après J., I
104 l'obsession et le scrupule
je n'existais pas du tout. Je tâtais mes membres, ma tête; je les sentais. Néanmoins, il me fallait une grande contention d'esprit et de volonté pour croire à la réalité de ce que je touchais l. »
Tels sont les obsédés peints par eux-mêmes : Dans leurs pensées, dans leurs actions, dans leurs sentiments, des impuissants et des inachevés, au point qu'ils arrivent à se demander s'ils vivent vraiment ou s'ils sont morts. Il nous faut voir si nous devons les croire sur parole, et ce qui, dans leur vitalité psychologique ou physiologique, pourrait justifier la triste opinion qu'ils expriment sur eux-mêmes. Mais cette opinion est un fait qu'il fallait d'abord enregistrer et dont la théorie devra fournir l'explication.