‹ Le gouvernement de soi-mêmeChapitre 34 sur 93 · P. et R., 217 ; J., I, 607 sqq · texte numérisé non relu

P. et R., 217 ; J., I, 607 sqq

3. « Bon nombre de sujets entrent dans la pathologie nerveuse par la tuberculose ». Grasset (citant Dufour), Thérapeutique des maladies du système nerveux, p. 29.

4. « Tous les auteurs ont insisté sur la parenté héréditaire qui unit Tarthritisme et les maladies du système nerveux. » Grasset, ibid.y 31.— « L'émotivité représente, du moment où elle s'associe à Tarthritisme, le terrain de choix » pour la neurasthénie. (F. Raymond, ouvr. cité, 52.)

LES ANTÉCÉDENTS DE l/oBSÉDK 127

inverse, hésitant, timide, mou, peureux1. Il y a, là encore, des habitudes qui usent à la longue la vigueur morale et compromettent l'équilibre delà pensée.

C'est de cet ensemble qu'on a pu dire : « L'hérédité morbide... joue dans sa genèse [de l'obsession] un rôle d'une accablante prépondérance5. »

Mais « les partisans les plus convaincus de l'hérédité morbide reconnaissent que la transmission des caractères pathologiques n'est pas fatale5 » ; « l'hérédité n'est pas inéluctable*». L'éducation, une bonne hygiène physique et morale pourraient la conjurer 5.

Par malheur, on constate qu'il n'en fut pas ainsi chez l'obsédé. Le milieu familial, généralement entaché par des maladies analogues, nous venons de le dire, Ta exposé depuis son enfance à une sorte de contagion nerveuse 6, où les tares constitutionnelles se sont développées.

Souvent, en outre, l'éducation a été trop molle ou trop comprimante. L'enfant s'est anémié en serre chaude ou étiolé dans une atmosphère dure. Il lui fallait du grand air au physique et au moral, de l'entrain et de la joie, de l'exercice pour développer ses poumons et détendre ses nerfs, de l'initiative, l'habi-

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