‹ Le gouvernement de soi-mêmeChapitre 35 sur 93 · Gh. Féré, La famille névropathique, 1894, p · texte numérisé non relu

Gh. Féré, La famille névropathique, 1894, p

4. Paul Raymond, L'hérédité morbide, 1905, p. 2. — « On a exagéré l'inlluence de l'hérédité; on l'a trop crue inéluctable. » Dubois, L'éducation de soi-même, Paris, Masson, 1908, p. 246.

5. Voyez Toulouse et Damaye, Revue de Psychiatrie, juin 1905.

6. Cf. Vigouroux et Juquelier, La contagion mentale, 1906. — M. Grasset, ouvr. cité, 34 sqq., fait observer que i expression de t contagion nerveuse », serait plus exacte.

tude de la décision, l'épanouissement harmonieux de sa pensée et de son vouloir : il ne les a pas eus. Il lui fallait exploiter son capital de vie trop pauvre : il Ta enfoui.

Il Ta entamé peut-être par les excès, par le surmenage du travail ou du plaisir, par l'usure des chagrins, des émotions, de la rêverie ; car la rêverie elle-même use à la longue les énergies vitales et donne à l'esprit des habitudes de lâche mollesse : « C'est là, plus qu'on ne pense, une prédisposition maladive... qu'on doit placer au point de départ de beaucoup d'obsessions * ».

Souvent les maladies sont venues qui ont dérobé encore une partie de ce capital déjà si endommagé, « les maladies infectieuses, surtout la fièvre typhoïde, l'influenza », etc. 2.

En résumé, toutes les causes physiques ou morales qui débilitent le système nerveux et diminuent l'énergie du caractère, surtout quand elles s'ajoutent à l'hérédité, paraissent, dans les antécédents des obsédés, jouer un rôle néfaste et préparer le terrain de l'obsession 8. Viennent les circonstances qui jetteront, dans ce terrain favorable, la graine morbide, et l'obsession s'épanouira. .

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