PROBLÈMES A PROPOS DE LIDÉE OBSÉDANTE
vacances, où les actes cl attention sont plus rares ; presque tous les scrupuleux savent qu'en supprimant leurs communions ou leurs prières, ils suppriment leurs agitations : la force vitale restant au repos, n'a pas à se dériver. Elle ne se dérive pas davantage si elle aboutit au résultat visé, si, par exemple, on arrive avec des encouragements à rendre possible au malade l'acte difficile, ou si lui-même a pris mieux son temps et ses mesures pour y réussir. Wo... sent ainsi le besoin de se préparer et d'aller lentement pour « réussir son émotion1. »
La théorie explique donc facilement le fait et la nature de ces phénomènes dégradés,, quand ils constituent une dérivation plus ou moins immédiate de l'idée obsédante; mais nous avons dit qu'ils la précèdent parfois et l'annoncent, qu'ils constituent alors, dans les manifestations extérieures de l'obsession, la première phase, et aussi, quand la maladie va guérir, la phase du déclin. La théorie peut-elle rendre raison de ce fait? Oui ; mais nous le verrons mieux en commençant l'explication par en bas, par les caractères que présentent les obsédés.
1. J., I, 567; cf. 552-568. — Une dérivation bien curieuse, mais susceptible d'une explication analogue, est signalée par MM. Pitres et Régis, 220, qui ont vu toutes les agitations disparaître à la suite « d'une poussée rapide de tuberculose pulmonaire ». L'énergie vitale a dû s'employer à lutter pour la vie, et n'avait plus à dériver des forces en excès.