Voyez J.t I
' 2. Grasset, ouvr. cité. 13Q.
312 l'obsession et le scrupule
pour qu'elle soit utile. Il y en a de bonnes et il y en a de mauvaises. Et ce sont les pires trop souvent qui attirent les obsédés. Nous avons vu [102] que beaucoup parmi eux sentent un besoin d'excitation. Pour un moment, l'excitation les unifie, les soulève, les met à flot. Us ont gardé le souvenir de ce moment de vie; mais pourquoi ont-ils oublié la suite? « Les excitations » physiques ou morales « sont détestables, parce qu'à la flambée d'énergie passagère qu'elles procurent, succède une dépression plus profonde, compensatrice du gaspillage nerveux1 ». Tout compte fait, c'est un gaspillage. « Comme une soufflerie, elles activent la flamme, mais en consumant plus vite le combustible8. »
Il faut que l'obsédé leur préfère les distractions calmes, apaisantes, autant que possible celles qui sont essentiellement saines, je veux dire celles dont on peut augmenter indéfiniment la dose sans aucun péril ; par exemple la griserie du grand air8, la contemplation d'un beau paysage ou d'une œuvre d'art bien saine, point du tout « sensationnelle, » ou l'intimité d'une amitié tranquille et sûre.
Les voyages constituent parfois une distraction utile, mais à deux conditions, dont la première est qu'ils intéressent le malade, et la seconde qu'ils ne le