‹ Le gouvernement de soi-mêmeChapitre 71 sur 93 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

3. « Les seules excitations favorables que doit se permettre le neurasthénique, sont celles qui n'énervent pas, qui n'épuisent pas, qui favorisent la nutrition au lieu de la diminuer comme les médicaments, ou de la gaspiller comme la suractivité. Telles sont les excitations saines de l'alimentation et du grand air. t Hartenberg, ouvr. cité, 218.

fatiguent pas. Ils ne 1 intéressent pas toujours, et cela dépend beaucoup de son état d'esprit. Ils le fatiguent souvent, et c'est alors parce qu'ils sont mal organisés, trop rapides ou trop compliqués. Il a peu de forces à dépenser, et il a besoin de temps pour réussir *es opérations : il faut tenir compte de ce double fait. Que le voyage se fasse donc à petites étapes et qu'on n'en charge pas trop le programme.

En somme, la distraction de l'obsédé doit être avant tout une dérivation l'arrachant au surmenage des idées qui l'affolent. Elle doit être choisie de telle sorte qu'elle prenne l'esprit assez pour l'engrener ailleurs, mais sans l'accabler, non plus que l'organisme, sous peine de faire de la distraction un surmenage de plus f.

Dans les cas les plus graves, les dérivations, les distractions, le repos sous toutes ses formes paraît bien difficile, et la question se pose alors de savoir s'il ne faut pas enlever le malade à son milieu pour lui constituer un repos absolu et forcé, au moins au point de vue physique, sous la surveillance du médecin. C'est la question de Visolement. Elle a fait couler beaucoup d'encre, sans être résolue. L'isolement garde ses partisans déterminés1 et ses opposants irréductibles3.

1. Nous avons publié, dans les Etudes, 5 février 1907, la théorie de la Dérivation psychologique , et nous en avons suggéré quelques applications.

2. Voyez, par exemple, Camus et Pagniez, Visolement et la Psy* chotérapie, Paris, Alcan, 1905.

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