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LES DIICUMEM'î^ l'ARLEMENTAIRf^S
lurd Cduiplicll , t liin iktux GiiamljiTfi ruisaienl luiis leurs i*fforU pour nmpèchcr le Roi irexoreer lo pouvoir qu'il avait usurpé, do punir les uieuibrestlu Parloinent. li t;auso des discours proiioucùs eu séance. Le secroL avait alurs une grande iiiiporlunco, car lorsque In Souverain apprenait qu'il se passait, à la Chambre îles communes, quelque clioso qu'il ii'appiuuvail pas, le lenilemain. ou voyait paraître, k la porte, l'Iiuissier k labaguelto noire, qui invitait les Gommons à se rendre dans la Chambrt! Haute ut le Parlement était dissous. Quelquefois mémo les choses allaient plus loin. Des députés étaient assignés devant lo Conseil privé et interrogés sur leurs discours et, s'ils ne pouvaient pas répondre d'une manière satisfaisante, on les envoyait à la Tour do Londres, oii on les tenait pnsonniersjusqu'à la prorogation, i
Ce fut pour ce motif que, lord Digby ayant publié un de ses discours, la Chambre des communes adopta, le 18 juillet 1G41. une résidulion portant que : t aucun membre ne doit donner un exemplaire des parolesqu'il a prononcées on séance ou les publier, sans avoir obtenu l'autorisation de la Cliaiiibre'. » Sir E. Dering ayant, quelques mois plus lard, désobéi à cet ordre, fut exclu rie la Chambre et emprisonné, tandis que le livre contenant ses discours fut brûlé par le bourreau *.
La Chambre décida, le mois suivant, que « quiconque imprimera ou mettra en vente un acte ou un compte rendu des séances, sous le nom de diurnal ou autrement, sans la permission spéciale de la Chambre, sera
1. 13 et SI jilillul Iflil. <:ojr„H<m.': Journal, Preredenh ofprortfdiaga.
t. t ri'vrier lOia, Cùmmon'» Jaarnat, II, tll.
LKS COMPTES RKNDUS DKS DÉBATS 279
considéré coinme violaltMir vl conlempteiir dos privilèges du Parlemont et puni en conséquence* ».
Et, plus tard encore, en 1680, lorsque la Chambre des communes décida que ses votes et ses actes seraient imprimés, sous la direction Au speaker, elle eut soin d'interdire toute allusion aux discussions *. Apres la révolution de 1688, le Parlement se montra plus jaloux que jamais de loute publication de ses débats : de fréquentes résolutions et de nombreuses pénalités infligées aux coupables sont consignées sur ses registres^.
Malgré tf)utes ces entraves, les actes des Communes, de 166i) à 1678. ont été rédigés par Marwel *, ceux de 1667 à \{)\)i par (Ireyiî et. en 1711. Boyer conunença la publication du Polilical state of Great Britai7i, simiplc abrégé composé d'après les renseignements fournis par les agents inféri(uu's du Parlement. En 1736. Cave entreprit, dans le Gentleman's Magazine, une reproduction des discours, rédigés d'après les notes prises en séance pardutbrie, puis, à partir de 1740, par Johnson; llawkesworth rempli! aussi, à partir de 1742, la tache de composer les discours (|ui avaient pu être prononcés et il c»x(»rca. pendant vingt ans. ce difficile métier.
De même i\\w le Gentleman s Magazine publiait alors des comptes rendus du Sénat du grand Lillipid , \r London Magazine imprimait ceux du club politique; les discours de Kolingbroke et autres
1. Hrsoliilioii (lu i8 mars I6li. — La (liiaiiibre des lords n'a pris une rr^oliitioii InniM'Ilt» diiDs l«> iiiriiK» ><'ns qu'à la date du 27 février 161^. i. CoJtimon's Journal, IX, 74.
3. ti d.'c.Miiljn" I69i. il IV-vrirr 1695, «8 jauvier 1697, Î7 f«'vrior
lfi9H. ••tr.. rtr.
V. Mar'iri'f Works ; î^rtlor-* to Un» lorporalion of Hull. 5. 10 voluni.'sinS». 1769.
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orateurs étaient attribués à Brutus, à Marc-Autoine ou à divers personnages do Tantiquité. Les procès n'en furent pas moins fréquents et, le 13 avril 1738, la Chambre résolut « de procéder avec la plus grande sévérité, contre ceux qui publieraient les débats du Parlement, pendant ou après les sessions * » . Nombre d'éditeurs furent traduits à la barre de la Chambre et emprisonnés. Il faut bien dire aussi que les comptes rendus n'étaient généralement rien moins que respectueux et impartiaux.
Le long et pénible incident de 1771 modifia la situation. La Chambre des communes ayant envoyé un de ses huissiers pour arrêter Tauteur d'une publication, l'huissier fut lui-même arrêté. La Chambre lit alors emprisonner le lord maire de Londres et doux aldermen membres du Parlement, mais l'opinion lui donna tort et, à la suite de la réaction qui se produisit, la presse obtint, en fait, sinon une complète liberté, du moins une certaine tolérance. Les reporters, cachés derrière l'horloge, prenaient, au vol. quelques notes, au fond de leur chapeau : ils couraient ensuite au café voisin, où un pauvre diable d'homme de lettres mettait un peu d'ordre dans ce fouillis et lui donnait une forme présentable* : « heureux délit, dit Bentham, auquel l'Angleterre est redevable d'avoir échappé à un régime aristocratique semblable à celui de Venise '* j>. Mais, quand on lesapor-