I. t'ommon'.< JournaL vol. I. p. 609 i. IhuUm, p. lilO
3. (I«)iHiaiiinatioii <lt> l'Ii. Wliitt' à iiiillc livri's <raiiii>ii<l«>. V. rumimms JnurunL\n\. X^VU. p. IW». 2<J9; vol. CVI. p. 151: vul.CXm, p. 196. .If.
31fc LES PRIVILÈGES DU PARLEMENT
ce que rassemblée, sur la proposition d'un de ses membres, ordonne leur élargissement ^ Dans la plupart des cas, le détenu est alors conduit à la barre de la Chambre et réprimandé par le speaker^ après quoi on le remet en liberté, dès qu'il a payé les frais de la procédure. L'emprisonnement cesse, d'ailleurs, de plein droit, que les frais aient été payés ou non, le jour même de la prorogation du Parlement. Tout prisonnier détenu après la fin de la session peut être mis en liberté par les Cours de justice, en vertu d'un trrtY A'habeas corpus. Le seul droit de la Chambre consiste à ordonner de nouveau l'emprisonnement, au début de la session suivante. Lorsque le coupable n'est pas emprisonné, on ne lui adresse généralement pas une réprimande, on le fait simplement comparaître à la barre et le speaker lui fait une admonition^ dont le texte est inséré au journal. Quelquefois même, si l'offense est légère ou si les excuses présentées semblent suffisantes, la Chambre décide simplement qu'il n'y a pas lieu de donner suite à l'affaire.
Jusqu'au milieu du siècle dernier, toute personne appelée à comparaître ainsi devant l'une des deux Chambres était forcée de s'agenouiller, pour ente.ndre la réprimande où l'admonestation du lord chancelier ou du speaker. En examinant la liste de ceux qui sont venus à genoux, devant la barre, faire amende honorable, on trouve des pairs et des cochers, des poètes et des laboureurs, des ministres et des avocats, des évèques et des pages, le lord maire de Londres et des chanteurs des rues, des imprimeurs et des écrivains. Ceux-ci
i. Common's Journal, vol. XGV, p.î9l, 337; vol. XCVII, p. «4.