JURIDICTION DL' PARLEMENT
étaient poursuivis pour tic graves offenses, d'autres étaient simplement accusés d'avoir coudoyé un député, ceux-là d'avoir pris son manteau, cet autre avait frappé les domestiques d'un lord, chassé ses lapins, ou péché ses poissons, parfois il avait ébranché les arbres ou tué les moutons d'un membre du Parlement.
On ne citait qu'une personne, David Jenkins, qui eût refusé de se soumettre à cet humiliant usage, lorsque, en février 1751, M. Alex. Murray, frère de lord Ëlibank, auquel on attribuait un fâcheux propos, fut sommé de faire à genoux des excuses. Il s'y refusa et la Chambre décida que c'était t un grave et très dangereux mépris du privilège ». On l'envoya à la prison de Newgate, où il resta au secret, pendant quatre mois, sans papier et sans plumes, et il ne fut mis en liberté qu'à la fin de la session. La foule l'acclama à sa sortie de prison. Au commencemcMil de la sessi(m suivante, lord Coke demanda qu'il fut emprisonné (h» nouveau. Connue il était parti pour le continent, on promit 12.300 francs de récompense à qui le ferait arrêter, mais l'usage fut aboli, tacitement d'abord et formellement ensuite, par une résolution du 10 mars 1772. Cependant la Chambre Haute le conserva, pendant (juelque temps encore. Warren Hastings dut se soumettre, trois fois, à cette humiliation en 1787. en 1788 et en 1800*. t Je peux dire en toute sincérité, écrivait-il à son ami, M. Thompson, que j'ai supporté avec indifférence tous les mauvais traitements qu'on m'a fait subir, tout, excepté cette cérémonie ignominieuse, qin' m'a obligé à m'agencmiller devant la (ihambre. » Depuis cette époque, la Chambre Haute a
«. Loni Staiihop.', Vie de PiU, vol. I. p. 380.
suivi rexoinple de rautre asseiiihléo vi les règleineiits actuels pointent que les personnes appelées à la barre doivent se tenir debout.