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CRITIQLK DU SYSTKME 523
rares ot que leur iniporlanre est généralement minime. LerOtle de la commission des comptes est important et pourrait facilement prêter aux abus. Si la (Chambre est elle-même, sous le nom de comité, sa propre commission du budjj^et et si elle évite ainsi les inconvénients (|ui ont été sif^nalés en France, elle délejçue, d*autre part, à un petit nombre de ses membres un pouvoir considérable. Appeler î\ sa barre tout fonetioimaire public, l'intiTrofçer. lui réclamer les renseignements et les documents qu'elle désire, faire discuter devant soi les questions sur lesquelles le contrôleur et 1 ordonnateur des dépenses ne sont pas d'accord, indiquer les s(dulioris. sinon les imposer : tel est le rôle que joue, en réalité, la ctunmission. pendant tout le temps de la session, r'rst-i\-dire pendant la moitié de Tannée. Son intervention est, sans doute, utile et je n'en veux citer qu'un t*\enq)le. pour en fain» comprendre le caractère. En 1881. un conflit s'était élevé entre la Trésorerie et le contrôleur de Thlcliiquier. tTune part, <'t le département de rinstruction publique, d<^ Tautre. Cette dernière administration prétendait que le rèfrbMnent (code) arrêté par elle et implicitement sancti(uuié par le Parlement, puistpfil avait été déposé sur la table des deux (Chambres sans susciter aucune obj<*ction, avait force impérative et absolue. Klle soutenait, en consé(|uence. que. ilans II* cas où ce rè<:l(Mnent ordonnait d<» faire un paiemriit. «die était ipso facto autorisée à Teffectuer. fiit-il néri'ssaire de dépenser, pour cela, une sonune supérieure au cliilfre des crédits «Miverts par la loi de linanc«>s. Kilt* allait plus loin : elle refusait de fournir au contrôleur tle rKcbiqui<*r l<*s rf*ns<*ifrn<*ments que celui-
rordre. On peut s'assurer, d'ailleurs, en lisant la collection des rapports publiés depuis qu elle existe, qu'elle a péché plutôt par excès de timidité que par excès d'audace. Néanmoins, ses observations sont écoutées, lajurisprudencc se forme, les administrations publiques sont sur leurs gardes et savent qu'elles auront à répondre, devant elle, de toute infraction aux règles de la comptabilité : de cette commission aussi, il est vrai de dire qu'elle fait peut-être un cerUiin bien et qu'elle empêche assurément beaucoup do mal.
éta))li le suirrage quaHi-uiiivcrsel, on l'uvait déjà resse tic, lors de la réforme de 1867, et plus encore peut-ètr à l'époque du premier reform hill (le 1832. Que W relise les discours prononcés ù ces diverses époques ( dans certaines autres circonstances, telles que l'émai cipation des calliuliquos, en 1829; on y verra les lion mes les plus éminents prédire la ruine prochaine do j Conslilution et de la grandeur de l'Anglelcrrc En pa lant ainsi, ils ne faisaient que répéter, sous une uuti forme, ce qui se disait cl s'écrivait, vers la fin du dei nier siècle. Alors, comme aujourd'Uui, la voix do ce grands citoyens, émus d'une patriotique angoisse, troi vait un éclio chez les étrangers, trop heureux de prt clamer la ruine prochaine d'une nation qu'ils n'aimaier guère. A ces prophètes de riiaihour, Mirabeau répon dail : « L'Angleterre perdue t par quelle latitude, je Vou prie, a-t-elle fait naufrage?... Je la vois, au contraire active, puissante, sortant plus forte d'upe agitation régu lière et venant de remplir une lacune de saConstitutioi avec toute l'énergie d'un grand peuple. »
On ne saurait mieux dire aujourd'hui, et je désire fur niuler brièvement les motifs de la confiance que m'in spire l'avenir de la démocratie en Angleterre.
Tonto société est nécessairement divisée en deux frac lions : celle qui commande et celle (]ui obéit. La pre mièie peni se ('iirnp()ser d'un seul homme: la dernîèri peul ne comprendre que les enfants, les incapables e les femmes, mais chacune existe nécessairenienl. Lt pouvoir ajipartient soit à un mmianiue absolu ijui rèyiie et gouverne .seul, soit i\ nue élite, soit à la mulli-