DURÉE DES PARLEMENTS U
Dès le règne d'Edouard P', on fit une exception à rhabitude do procéder, chaque fois, à Télection de nouveaux membres et l'on prorogea simplement le Parlement existant. La session étant finie, le 21 mars, le Roi donna licence aux gens de retourner chez eux « issini qu'ils reveignent prestement et sanz délai quele houre qu'ils soient autre foiz remandez *. »
On renctmtre encore des exemples d'ordonnances ad parliamentum continuandum, sous Edouard II et sous ses successeurs. C'est donc à tort que Parry considère comme le premier cas de prorogation celui de la cinquième année de Richard IP, où il y eut, en efiet, un ajournement, à cause de la fête de Noël et du mariage du Roi. Sous Henri IV, la prorogation est motivée par la fête de Pâques et la saison des foins et do la moisson 3. Plus tard, les ajournements sont causés par des incendies, dos épidémies, etc. Le Parlement de la 3* année do Henri V a deux sessions, ceux de la 21® et de la 31* années de Henri VI en ont trois.
En même temps, la durée des sessions tendait à augmenter.Sous Edouard 111 elles se prolongèrent quelquefois pendant un mois, et Tune continua même pendant dix ' semaines et demie *. A partir de cette époque jusqu'à l'avènement dos Tudors, la session fut parfois de trois mois.
Kfloiianl n, on Irouvo une fois \v rliitîrc do 133 jours; sous Edouard UI, t3jourH souloment; sous Riclinrd II, 137 jours; sous Henri IV, 297 jours; nous Henri VI, 411 jours.