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POLICE DES SÉANCES

1er Torateur à la question, de hear^ hear. pour approu. ver. Quelquefois, ce dernier mot est pris dans un sens ironique et n'est lancé que pour troubles* l'orateur.

Comme je Tai déjà dit. le lord chancelier n'a réellement aucune autorité sur la Chambre Haute ; il en résulte (|ue c'est rassemblée elle-même qui doit rappeler les orateurs à Tordre (4 que, dans la plupart des cas, la raison reste au plus fort, c'est-à-dire aux membres de la majorité. Dans la Chambre 'des communes, au contraire, le speaker parle et agit au nom de l'assemblée elle-même. Toutefois, lorsqu'il y a doute sur le sens ou sur l'abrogation d'un article du règlement, c'est la Chambn» qui est appelée adonner l'interprétation ou la décision définitives. (Chacun se tait, dès que le speaker se lève.

Il est à peine besoin de dire que, dans une assemblée aussi nombreuse et aussi passionnée, il. est impossible d'obtenir un complet silence. Sauf pendant les discours des grands curateurs, c'est, dans la salle, un va-et-vient perpétuel : le bruit est à peu près continu, mais il est rare qu'il soit très fort et les scènes de tumulte sont exceptionnelles *. Autrefois, au contraire, la tenue des membres laissait singulièrement à désirer et, si les speakers méritaient le mépris de la Chambre par leur extrême servilité, les membres, de leur côté, ne se gênaient pas pour le leur faire sentir *.

I. 1) faut avoïKT (firrllos le sont moins, depuis quelques années, iiviu'o. aux inoiiil)n>s iriaii<iuis. qui ne négligent aucune occasion de dé> considt'TiT W l'arli'Hient.

S. 16 juillet 1610. L«; speaker inrorme la chambre que sir E. Ilcrbert, au lieu di* l«> >ahii>r, lui a tiré la langue et lui a fait un pied de nez. -^ M. T.. (ontrairmient aux usages parleinentuires, s'est appoclié du ipeaker et lui u Jeté, dans ron-ille, un cri tel que toute la Chambre a pris |M.Mir.

Au commencement de notre siècle, les cas d'ivresse n'étaient pas rares et Townsend en cite plusieurs, qui furent suivis de scènes de pugilat. Les hommes les plus éminents n'étaient pas à Tabri de ce défaut. Macaulay dit que deux bouteilles de porto n'étaient guère plus que doux tasses de thé pour William Pitt*, et les journaux de l'époque ne se faisaient pas faute de lancer des épigrammes à l'illustre ministre *. Ces habitudes no sont plus de mode aujourd'hui, quoique lés règles du décorum ne soient pas toujours respectées. Dans la séance du 19 mars 1872, le speaker ayant fait remarquer que beaucoup de membres imitaient le cri du coq et faisaient d'autres bruits de toute espèce, ajouta que ce fait constituait une grave violation des règles de la Chambre et qu'il ne pouvait s'empêcher de témoigner le chagrin qu'il en éprouvait^.

Pour réprimer le tumulte et rappeler à l'ordre, le speaker n'a guère d'autre moyen que de nommer les membres dont la conduite exige une répression. Cette coutume provient de ce fait que, le 9 juin 1641, le speaker pria sir W. Carnabie de se taire, en l'interpellant par son nom, contrairement à la coutume invariable de no jamais désigner un représentant autrement qu'en indiquant le collège qu'il représente.

1. Un jour, le clerk de la Cliuiiibrc ayant dit au Speaker que le spectacle que Âf. Pitt avait donné, la veille au soir, lui avait causé un violent mal de tôte, on répéta cette phrase à Pilt. « Gela nie paraît un excellent arranj^enient, » dit le ministre, « j'ai eu le vin, et le secrétaire a eu le mal de léte. » {Vie de lord Sidmoulh, par Pollew, vol. l.)

2. On suppose une interpellation du ministre à son collègue : « Je ne vois pas l'orateur, liai; le voyez-vous ? — Si je vois l'orateur? Ma loi, j'en vois deux! » (Lord Stanhope, William Pitt^ vol. III, p. 133.)

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