XXX INTRODUCTION
n'en font pas d'autres, obligeant la couronne à user de ses droits comme Tentendent les représentants de la nation, par exemple en ce qui touche le choix des ministres et des chambellans, la politique extérieure, le droit de grâce, etc., etc. Cela ne s'écrit pas, mais cela se fait : de telle façon qu'on n'est pas coupable d'oubher le fond des choses, à parler des électeurs et des élus comme décernant ou exerçant le pouvoir souverain.
Peut-être rejetez-vous les données qu'on exposait tout à l'heure : raison, idées absolues, justice, devoir? vous arrivez alors par une métaphysique et par une morale toute différente à une manière non moins diflférente de comprendre le représentatifs
Si vous réduisez l'homme aux sensations, voici son programme et ses Umites : il aura, comme être sensible, des impressions de peine et de plaisir : il aura, comme être inteUigent, l'idée qu'il faut fuir l'une et chercher l'autre ; il aura enfin, comme être moral et actif, le mobile contenu dans cette idée, l'impulsion des intérêts. N'ayant pas autre chose dans toute sa substance individuelle, il ne saurait fournir une autre base aux constructions politiques et sociales.
Je sais tous les efforts, toutes les contorsions de l'utile, pour s'élever et se raffiner... Ilyades peines et des plaisirs de l'ordre moral; il y a des intérêts comme celui de la patrie, celui du salut; il y a une rencontrCy une fusion incessante de l'utile avec le juste.
Tout cela ne me rassure pas sur la politique qui peut naître de ce principe, quand je vois Hobbes, un esprit fameux pour sa droiture et sa