‹ Le gouvernement représentatifChapitre 28 sur 61 · INTRODUCTION. XLI · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. XLI

Il veut enfin, à défaut de fédéralisme, le mandat impératif, sans quoi les intérêts dureprésenté pourraient être omis, interceptés par le représentant.

Ces objections s'adressent au principe de l'utile, mais non à l'auteur des Considérations sur le Gouvernement représentatifs qui est Anglais, partisan de la doctrine des intérêts, fort imbu des idées de Bentham, mais qui est surtout lui-même, et qui, dans ce livre, n'a nulle part professé ce principe. Il y incline visiblement, il y adhère plus d'une fois; mais il ne s'y livre jamais tout entier, ni dans ses déclarations théoriques, ni dans le choix de ses expédients, de ses procédés. M. Mill n'est pas homme à s'incommoder, en pareil sujet, d'un principe absolu. On voit là Tidée naturelle d'un esprit supérieur tout comme la première leçon de la science et de la vie, c'est que nul principe, si grand qu'il soit, ne peut contenir et résoudre à lui seul une question politique, je dirais volontiers une question humaine.

M. Mill croit à d'autres forces, à d'autres légitimités, que les intérêts seulement : c'est par là qu'il espère l'heureuse issue du duel représentatif entre riches et pauvres, c'est-à-dire par l'intervention et par le poids des meilleurs qui se trouvent dans toutes les classes et au-dessus de tous les intérêts de classe ; un petit nombre sans doute, une minorité partout, mais capable peut-être de tout décider en se réunissant aux fractions dont Vintérêt se rencontre avec la justice.

Ici quelque hésitation est permise. On peut se

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