‹ Le gouvernement représentatifChapitre 29 sur 61 · XLII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XLII INTRODUCTION

demander s'il ne vaudrait pas mieux, dans l'organisation d'une société libre, aller tout d'abord à ce petit nombre et lui confier le gouvernement, au lieu de ce rôle hasardeux d'appoint et de renfort.

C'est ainsi qu'étaient conçues et intentionnées les lois électorales qui fonctionnaient avant 1848.

Mais, d'un autre côté, que d'objections contre la théorie française, doctrinaire au moins, de la souveraineté de la raison, qui est le fond plus au moins reconnaissable de ces lois !

Ah ! vous tenez la raison pour souveraine ! mais il lui faut des organes, des interprètes apparemment. Il va sans dire que les meilleurs seront appelés à cet office : c'est de l'aristocratie, mais passons sur le mot; la chose prise étymologiquement est saine et irrécusable. Seulement voici où la difficulté commence : le moyen, s'il vous plaît, de reconnaître les meilleurs? Les supériorités d'esprit, de naissance, de fortune, sont les unes fort apparentes, les autres visibles jusqu'à un certain point. Mais nous cherchons les supériorités de vertu... trouvez donc ce qui se cache! fiez-vous donc à ce qui se montre ! Quand les hypocrites sont en peine du meilleur masque, vous pensez, vous, simple législateur, trouver un signalement exact, complet, infaillible I

Convenons d'une chose : le plus solennel des utilitaires pourrait se moquer fort agréablement de notre principe, et de nos règles pour le mettre en œuvre.

Toutefois, ce principe a ses champions, ses docteurs qu'il n*esl pas aisé de réduire, et j'entends d'ici ce que ces règles vont dire pour leur défense :

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