DE L'EXÉCUTIF DANS UN GOUVERNEMENT, ETC
semble convenable que ravancement soit accordé, comme cela se fait ordinairement aujourd'hui, d'après un système mixte d'ancienneté et de choix. Ceux dont les devoirs ne sont qu'une routine s'élèveraient par droit ' d'ancienneté au plus haut point où puissent les porter de semblables devoirs; tandis que ceux auxquels sont confiées des fonctions d'une importance particulière et exigeant une capacité spéciale, seraient choisis dans le corps par le chef du ministère. Et en général il fera ce choix honnêtement, si les nominations premières ont eu lieu par concours ; car avec ce système son ministère se composera en général d'individus qui sans les relations officielles lui auraient été étrangers. S'il se trouve parmi eux un homme auquel il porte quelque intérêt, ce hasard ne se rencontrera que dans des cas où une dose au moins égale de mérite réel s'ajoutera, autant que peut le prouver un examen d'initiation, à cet avantage de liaison. Et à moins qu'il n'y ait un motif très-puissant pour escamoter {^(?y©^) ces nominations, il y en a toujours un puissant pour nommer la personne la plus capable : car c'est celle qui donne à son chef le concours le plus utile, qui lui épargne le plus de peine et qui l'aide le mieux à se faire ce renom d'habileté administrative qui ajoute nécessairement et justement au crédit d'un ministre, quand même Userait mérité plutôt par ses subordonnés que par lui-même.