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Comme conséquence de la théorie que nous avons donnée du point de transformation, la dévitrification est impossible au-dessous de ce point, puisqu'il ne peut y avoir alors de déplacements moléculaires.
Cette idée se trouve confirmée par des travaux très récents de Mondain- Monval [4] relatifs à la cristallisation du soufre et du sélénium vitreux. Dans ce dernier cas, par exemple, cet auteur a montré que la progression de la cristallisation ne se faisait pas à 33° mais qu'elle était déjà visible à 35°. Le même auteur avait situé dans un précédent mémoire le point de transformation du sélénium vitreux entre 30 et 35°.
Le verre trempé. — On sait que le verre, refroidi rapidement à partir d’une température voisine du début du ramollissement, présente des propriétés particulières, on a aflaire à du verre trempé. Au cours du refroidissement rapide, alors que les couches internes sont encore plastiques, l’extérieur est déjà solidifié. En conséquence, lorsque le verre est arrivé entièrement à la température
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ordinaire, 1l est le siège de tensions; la masse se trouve en extension alors que la couche périphérique est comprimée. Ces tensions ont pour effet de procurer au verre des propriétés mécaniques intéressantes dont les applications se sont beaucoup développées depuis quelques années. Nous nous arréterons davantage à deux propriétés du verre trempé. De nombreux auteurs ont montré que la densité du verre trempé est toujours inférieure à celle du verre recuit. Le fait est connu depuis longtemps et il a été vérifié à nouveau récemment. D'autre part, l'indice de réfraction du verre trempé est plus faible. On pourrait croire que, si l’on brise en petits morceaux un objet en verre trempé, les tensions disparaissent et les fragments présentent alors les propriétés d’un verre recuit. Salmang et Stoesser | 5 | ont montré par des mesures précises que la densité du verre trempé pulvérisé était plus faible que celle du verre recuit. Ces auteurs concluent qu'il y a une différence de structure moléculaire entre le verre recuit et le verre trempé. Lebedeff [6] et Berger [7] sont arrivés d’ailleurs à la même conclusion à la suite de leurs travaux sur l'indice de réfraction. Ces résultats conduisent à chercher une interprétation physicochimique de la trempe du verre à côté de la théorie purement physique indiquée précédemment.
La trempe du verre serait interprétée alors par une théorie analogue à celle de la trempe des alliages métalliques. Le verre trempé serait obtenu en réalisant à l’état métastable à la température ordinaire un état dont la stabilité normale n’existerait qu'aux températures élevées. Le point de transition se trouverait tout naturellement être le point de transformation auquel on attribuerait alors une signification physicochimique. Une telle théorie conduit à des résultats en opposition avec les faits.
En effet, les expériences de dilatation réalisées sur les verres ont montré que le coefficient de dilatation était plus grand au-dessus du point de transformation. Si l’on prolongeait la courbe supérieure (en pointillé sur le diagramme ci-joint) au-dessous du point de transformation, on obtiendrait à la température ordinaire pour le verre trempé un volume plus faible que celui du verre recuit et par conséquent une densité plus grande ( fig. 25). Les recherches expérimentales montrent que l'inverse a lieu même pour le verre pulvérisé.
Le même raisonnement s'applique à l'indice de réfraction. Tammann et Hartmann | >| pour la saliciline, la brucine et la colophane et Berger [7] pour des verres industriels ont montré que l'indice de réfraction diminue avec la température. Tant au-dessus qu’en dessous du point de transformation les variations de l'indice en fonction de la température peuvent être représentées par une
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droite, mais cette droite est plus inclinée au-dessous du point de transformation (fig. 26). Le prolongement de cette droite (en pointillé sur le diagramme) con-
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