AO) (02)+2A — 3 (AO
Ces molécules interviennent à jieur tour dans la réaction, au moins en partie, comme catalyseur, en sorte que la vitesse d’oxydation se trouve progressivement accélérée.
Etude de l’autoxydation de l'acide abiétique.
Nous rappellerons d’abord les résultats obtenus par MM. Dupont et Lévy avec l’acide abiétique, résultats qui sont le point de départ de notre travail.
en Le
L'acide a-abiétique, C20H3002, qui est un des constituants les mieux définis des résines, est:un corps facilement oxydable à l'air. L'étude cinétique de son oxydation a été faite avec des solutions concentrées (35 p. 100) d’acide abiétique dans le xylène, solvant inoxydable par lui-même et qui n’intervient pas, ainsi que l’ont vérifié les auteurs, dans la réaction. L'acide abiétique a été préparé par isomérisation de la colophane par l’acide chlorhydrique et purifié par plusieurs cristallisations.
Deux méthodes de mesure ont été employées. La première consiste à mesurer la vitesse d'absorption de l'oxygène à volume constant en suivant les variations de pression, La deuxième consiste à mesurer la vitesse d'absorption à pression constante en suivant les variations de volume de l’oxy-
gène.
1° OXYDATION A VOLUME CONSTANT. — L'appareil utilisé, assez semblable à celui de Moureu et Dufraisse, a été modifié pour permettre des mesures plus rigoureuses. Comme nous l'avons utilisé pour tous nos essais sans modification notable, nous en donnerons ici la description complète.
Il comporte une ampoule A (fig. 4) de 50 cm reliée à un manomètre à mercure BD. Une pince de Mohr E, placée sur le tube de caoutchouc, permet de maintenir le niveau de mercure constamment en B, dans l'intervalle des mesures.
Les tubes employés sont tous construits avec le même verre et parfaitement nettoyés avant leur emploi de façon à opérer pour chaque essai dans les conditions les plus identiques possible et en l'absence de catalyseurs.
Le produit à oxyder (5 cm) est introduit dans l’ampoule, puis le vide fait dans l’appareil. On lave le tube avec un courant d'oxygène pur et sec en faisant le vide et en laissant rentrer le gaz plusieurs fois. Le tube est finalement fermé à la lampe en C.
On mesure la pression avec le manomètre à mercure BD,
en ramenant toujours le mercure au niveau B. La hauteur de mercure est mesurée au cathétomètre. La température est mesurée au dixième de degré et on ramène à chaque Opération la pression à ce qu'elle serait à la température initiale. Les expériences sont d’ailleurs faites dans une cave, de facon