‹ Le graduel et l'antiphonaire romainsChapitre 48 sur 85 · Aux fêtes annuelles : la i^^ messe des doubles, Vat. IV · texte numérisé non relu

Aux fêtes annuelles : la i^^ messe des doubles, Vat. IV

3. Aux premiers jours dans les octaves : Kyrie Clemcns Hector (Vat., ad lib. I). Gloria, comme ci-dessus n*' 2, Sanctus et Agnus, comme au n** i.

• Disparu de l'usag-e romain, ce graduel (i*"" ton) figure encore, avec l'alléluia, y. Laelabiiur, égaleniient disparu, en divers propres diocésains. La mélodie a été remise en vigueur, flans le supplément, pour la fête de S, Stanislas, sur Desiderium.

4. 2*'joiir dans les octaves, et à certaines catégories de fêtes : Kyrie (Vat. II), Gloria du n^ 2, Sanctusiydii. XVII), Agnus (Vat. II), autre Agnus (Vat. XVI).

5. 3*^ jour dans les octaves, et à certaines fêtes moindres : Kyrie (Vat. XIV), CAoria (Vat. XI), Sanctus et Agnus (Vat. XV).

Plus une suite de Kyrie^ les n°^ XI, XV (avec Gloria XIV), XII, IX (avec Gloria X), XV (avec GloriaXW), deu^ Kyrie genre des XVI et XVIII, enfin la messe des fériés, comprenant le Kyrie de la fin des litanies, avec le Sanctus et V Agnus XVIII. A la fin, un Kyrie spécial pour les messes des défunts, du VIIT ton.

Le livre se termine par les nombreuses proses alors en usage, qui, à part le Lauda Sion^ ne corpondent point à celles qu'on a conservées ^

Un Graduel comme celui dont l'ordre vient d'être décrit, est le type habituel des Graduels, depuis le xii^ siècle jusqu'au xvii'-, et même, en certaines églises, jusqu'au xviii*^.

' Le Dies irae, prose italienne et d'abord d'usage romanofranciscain, n'y figure point, et reste absente des livres parisiens jusque vers la fin du .\vi'= siècle. Elle n'entre que tardivement dans l'usape parisien habituel, et malgré une rubrique du (iraduel du cardinal de Hetz (16G2) la prescrivant pour l'enterrement, elle est rejctce en appendice dans l'édition suivante (16R9), où elle ne sert plu» que pour le 2 novembre. Ce n'est qu'à partir de 17^9 (jue le Dies irnc fut définitivement adopté à Paris selon l'usage romain.

On pourra rapprocher, de ce manuscrit, le Graduel de Rouen du xiii* siècle, publié en phototypie, avec notices de MM. Loriquet, Dom Pothier, abbé Glerval, 2 vol. in-8<*, Rouen, 1907 ; le Graduel et TAntiphonaire de Salisbury, de la même époque, par la Plainsong and Mediaeval Music Society, in-4**, London, 1901 ; TAntiphonaire de Worcester, par les Bénédictines anglaises, Stannbrook [1910]; et l'Antiphonaire camaldule deLucques,du xii*' siècle, dans le t. IX de la Paléographie Musicale.

Palestrina et la réforme du plain-chant : ses précurseurs. — L'affaire de la Médicéenne. — Les éditions abré- ^'•ées. — Le gallicanisme.

La situation liturgique des églises latines, à la fin du moyen âge, se présentait ainsi : sur le fonds des livres grégoriens, chacune d'entre elles avait plus ou moins brodé, en s'inspirant des idées d'Amalaire, et en supplémentant l'ensemble du répertoire de la manière qu'on a décrite au chapitre précédent.

Mais ce travail, qui se répartissait sur toute l'église d'Occident, et à travers six siècles, avait été fait sans unité, de telle sorte que non seulement chaque nation ou chaque province, mais encore chaque cathédrale, chaque collégiale, chaque abbaye avait son Graduel, son Antiphonaiie. Grégoriens dans Tensemble, ces livres variaient pour le détail : les chants communs aux diverses églises s'y retrouvaient bien, à la vérité, mais parfois à des places diverses, et parfois consi-

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